La boussole du Pacte du Pouvoir de Vivre de l’Isère pour les municipales

Présentation du Pacte du Pouvoir de Vivre en France en vue des élections municipales lors de la réunion publique du mercredi 4 mars à Grenoble.

Pour une société davantage écologique sociale démocratique

Initié le 5 mars 2019 par 19 organisations, pendant la crise des gilets jaunes, le Pacte du pouvoir de vivre rassemble aujourd’hui des organisations diverses par leurs statuts (organisations syndicales, mutuelles, associations, fédérations, fondations…) et par leurs sujets d’expertise (lutte contre l’exclusion, le mal logement, la transition écologique, œuvrant à un accueil digne des migrants, à l’éducation populaire, au développement de l’économie sociale et solidaire, etc….), qui, fortes de leurs différences, leurs histoires et leurs missions respectives, partagent des valeurs, des constats et des objectifs communs.

En 2026, le Pacte compte désormais 63 organisations membres et 30 groupes locaux.

Afin de promouvoir une société qui :

  • prend soin de toutes et tous en particulier des plus fragiles
  • protège la planète, les espèces et les êtres humains
  • donne un nouveau pouvoir d’agir à chacune et à chacun, et collectivement pour faire société et faire reculer les inégalités
  • met l’économie au service du bien commun pour un monde juste, solidaire et durable

Le projet de société que le Pacte du Pouvoir de Vivre appelle de ses vœux peut être illustré par les questions suivantes :

Quelle société voulons-nous ?

  • une société qui répond véritablement aux défis des crises écologiques ou une société qui laisse continuer des dégradations irréversibles pour la vie sur terre sous toutes ses formes ?
  • une société qui ne laisse personne de côté, ou une société où les perdants sont abandonnés ?
  • une société qui accueille les personnes étrangères au parcours de vie parfois dramatique ou une société qui les rejettent ?
  • une société de services publics qui répondent aux attentes de toute la population, ou une société où des services de base ne sont accessibles qu’à ceux qui en ont les moyens ?
  • une société qui diminue les inégalités, ou une société toujours plus inégalitaire ?
  • une société qui prend en compte le long terme autant pour les générations futures que pour l’environnement, ou une société qui raisonne à court terme ?
  • une société qui prend en compte une véritable participation de tous les citoyens, y compris les plus éloignés, et de la société civile, ou une société de pouvoirs concentrés sur des élus et institutions ?

La Pacte propose de multiples propositions à partir de la connaissance du terrain et de l’expertise des organisations pour chaque élection : européenne, régionale, législative, présidentielle et aujourd’hui les municipales avec 15 axes « pouvoirs de ville »

https://assets.nationbuilder.com/…/2026_Pouvoirsdeville…

Partout en France, nos concitoyennes et concitoyens attendent des réponses concrètes à leurs difficultés et aspirations quotidiennes, mais aussi une vision qui redonne du sens à l’action publique. Dans un contexte de crises sociales, écologiques et démocratiques, les communes et intercommunalités apparaissent plus que jamais comme des lieux d’espoir et de transformation, des lieux d’action et d’engagement.

Les citoyens font confiance à leurs élus locaux car ils savent que leurs décisions peuvent se prendre au plus près de la vie réelle et sont ancrées dans leur quotidien.

Le Pacte du pouvoir de vivre formule des propositions guidé par une ambition : tendre vers des villes et des intercommunalités où chacune et chacun, quels que soient son âge, son revenu, son origine ou son lieu d’habitation, peut trouver sa place, participer, respirer, se projeter. Où chacune et chacun a le pouvoir de vivre dignement dans un environnement sain.

Ces propositions ne forment pas un modèle unique, encore moins une recette toute faite. Elles doivent inspirer et nourrir chaque territoire, s’adapter à chaque contexte. Les réalités rurales, semi-rurales, périurbaines et urbaines sont différentes, mais elles peuvent tendre vers une même aspiration : organiser le vivre ensemble, protéger et émanciper.

Derrière chacune de ces mesures, il y a aussi une idée essentielle : la manière d’exercer le pouvoir compte beaucoup dans la qualité des décisions elles-mêmes. Construire une ville du pouvoir de vivre, c’est transformer la gouvernance locale.

C’est reconnaître la société civile organisée – associations, syndicats, acteurs de terrain – comme une force de proposition et de co-construction des politiques publiques. C’est mobiliser les citoyens pour les rendre acteurs de leur lieu de vie.

Ce n’est pas un catalogue mais une boussole pour celles et ceux qui veulent faire de leur commune un espace d’égalité et de solidarité, un cadre de vie sain et durable, le territoire d’une démocratie vivante.

Les organisations iséroises du pacte du pouvoir de vivre lancent une invitation à agir, ici et maintenant, pour que le pouvoir de vivre et d’agir devienne réalité dans chaque territoire.

Nous sommes inquiets de la baisse des subventions aux associations (-41% en 15 ans) et de la montée d’un impératif de neutralité imposé aux associations avec une injonction à la dépolitisation. Bien que largement dépourvue de base légale, cette injonction tend à restreindre leur rôle démocratique, leur capacité d’interpellation et leur participation au débat public.

Pour cette réunion publique nous avons essayé de réunir les différentes sensibilités politiques de la métropole de Grenoble, nous remercions les candidates et candidats de débattre avec nous.

Un livret de 8 pages « Nos propositions pour l’Isère » concernant nos principales propositions pour ce débat a été distribué. https://assets.nationbuilder.com/…/20260220_PPV_Isere…

RM

 

rmoreira