ACTUALITES

ASSURANCE CHOMAGE Réforme d’injustice sociale

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Le Gouvernement vient de lever le voile sur le contenu de la réforme d’assurance chômage qu’il entend mettre en oeuvre par décret dans le courant de l’été. Comme la CFDT le craignait, des efforts inédits et colossaux seront exigés des demandeurs d’emploi, dont les allocations vont, pour certains, fortement baisser. Le Gouvernement confirme ainsi la réalisation de son plan d’économies de 3,5Md€ en moins de trois ans… La CFDT ne partage pas cette vision du Gouvernement qui a pour principal objectif de faire des économies en baissant les droits des demandeurs d’emploi !

Car ces annonces auront des conséquences directes et concrètes sur la vie quotidienne des demandeurs d’emploi. Elles pénaliseront tous les demandeurs d’emploi qui alternent périodes de chômage et d’emploi, le plus souvent des femmes et des hommes en situation de précarité ; les jeunes et les seniors qui peinent déjà à s’insérer sur le marché du travail ; les « cadres » qui se verront appliquer une dégressivité injuste et inefficace.

Pour la CFDT, le chômage n’est pas un choix ! Le système d’indemnisation chômage doit permettre de sécuriser les demandeurs d’emploi par un bon niveau d’allocation, tout en leur offrant un accompagnement personnalisé. La CFDT a toujours su prendre ses responsabilités pour assurer la pérennité du régime et construire des règles équitables.

Si la CFDT semble avoir été entendue sur le renforcement de l’accompagnement, en revanche, la mise en place du bonus-malus sur quelques secteurs seulement est incompréhensible. Alors que la modification des règles d’indemnisation fera de très nombreux perdants, cette demi-mesure de bonus-malus exonèrera de nombreux secteurs qui pourtant recourent abusivement aux contrats de moins d’un mois. Elle risque donc de n’avoir que peu d’effets sur le comportement des entreprises et leur responsabilité à agir concrètement sur la qualité des emplois.

Pour contester le contenu et les conséquences de cette réforme injuste, la CFDT appelle à un rassemblement le 25 juin prochain.

DÉCLARATION DE MARYLISE LÉON, SECRÉTAIRE GENERALE ADJOINTE DE LA CFDT

19 juin 2019 |

DÉFENSE DES CONCESSIONS HYDRAULIQUES : MANIFESTATION SUR LE BARRAGE DE ST EGRÈVE, le samedi 15 JUIN de 11h à 16h

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La société civile, à travers des élu(e)s, associations, comités et collectifs, commence à se mobiliser sur la privatisation des barrages. Une grande opération va être menée sur le barrage de St Egrève le samedi 15 juin.

Malgré tous les efforts déployés ces dernières années auprès des députés européens (Strasbourg, Chastang et Kembs notamment) pour faire connaitre les risques engendrés par la mise en concurrence des concessions, les problématiques de gestion du système électrique mais aussi de gestion de l’eau (deux ressources de première nécessité !), le sujet, qui commence à être connu dans la « sphère politique », est encore largement méconnu du grand public.

Aujourd’hui 1ere Organisation Syndicale représentative en France, la CFDT est de plus en plus sollicitée pour participer à des événements sur le sujet, et met à profit ces occasions de faire connaitre les risques de la mise en concurrence des aménagements hydro-électriques. C’est le cas la semaine prochaine sur le barrage de ST EGREVE : nous serons présents et nous serons ravis de partager cette journée avec vous pour défendre notre patrimoine hydraulique !

La CFDT tiendra un stand et c’est avec grand plaisir que nous vous y retrouverons ! La journée sera festive, entrecoupée de conférences et de rencontres humaines, qui sont aussi l’occasion de sortir du cercle habituel de notre entreprise. 

Votre équipe Cfdt

13 juin 2019 |

La CFDT réagit au DISCOURS de POLITIQUE GÉNÉRALE du Premier ministre : Assurance chômage, où est la justice sociale ?

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Depuis des mois la CFDT revendique une inflexion de la politique du gouvernement vers une nécessaire prise en compte de la transition écologique accompagnée d’une plus grande justice sociale. Le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, censé constituer l’acte 2 du quinquennat, pouvait donner le la de cette nouvelle orientation.

La CFDT prend acte de la feuille de route dessinée par le chef du gouvernement sur les questions environnementales. L’accélération écologique annoncée (projet de loi contre le gaspillage, contrats de transition écologique, mesures favorisant le recyclage ou limitant l’utilisation des plastiques, etc.) devra être très rapidement mise en place. Car si les grands sujets sont esquissés, nous jugerons aux actes. Quels moyens seront par exemple concrètement investis dans la rénovation thermique des bâtiments ? Et quand ? Sur ce sujet, il est plus que temps d’agir, vite et fort.

La CFDT approuve les ambitions formulées pour rapprocher les services publics de citoyens à travers la création à terme d’une maison France services par canton, les mesures en faveur des familles monoparentales, l’extension de la PMA à toutes les femmes. Mais les services publics nécessitent aussi des moyens humains et organisationnels : la situation dramatique des urgences et les nombreuses tensions dans les hôpitaux nous le rappellent aujourd’hui.

La CFDT ne peut en revanche accepter que dans le chapitre consacré à la justice sociale, soit intégrée une réforme de l’assurance chômage qui demande des efforts considérables à tous les chômeurs, notamment les plus précaires, et n’impose un bonus-malus qu’à cinq à dix branches professionnelles.

Elle ne peut accepter l’évocation, pour le régime des retraites, d’un âge d’équilibre identique pour tous qui n’est ni nécessaire financièrement ni juste pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt. Pour la CFDT, une telle mesure compromettrait l’équilibre du projet de réforme et le rendrait inacceptable.

Dans son discours, le Premier ministre a affirmé vouloir inaugurer un changement de méthode. L’heure est donc venue de recevoir toutes les organisations engagées dans les propositions du pacte social et écologique pour donner à chacun le pouvoir de vivre.

13 juin 2019 |

Elections européennes : construire une Europe sociale et écologique

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Dans toute l’Europe, la hausse de la participation aux élections du Parlement européen traduit l’importance accrue des enjeux européens pour les citoyens de l’Union : +8,35 points au niveau européen, +7,7 en France. La question européenne se trouve ainsi renforcée dans le débat public. La plupart des Européens comptent sur le Parlement européen et sur l’UE pour faire face aux défis de demain.

En effet, même si les résultats montrent une poussée eurosceptique, celle-ci est contenue, elle ne concerne que certains pays, et les partis qui prônent le repli national restent minoritaires et divisés. Aussi, la première place du Rassemblement National en France, même avec une courte avance, est un fait auquel la CFDT ne se résout pas. Elle continuera à combattre les idées xénophobes et eurosceptiques de ce parti.

La nouvelle composition du Parlement européen exigera de trouver des équilibres pour construire des majorités capables de relancer le projet européen et amener des réponses concrètes aux travailleurs et aux citoyens qui veulent une Europe plus sociale, plus démocratique. Les résultats électoraux démontrent que les enjeux de la transition écologique et de progrès social s’imposent plus que jamais.

La CFDT continuera à agir avec la Confédération européenne des syndicats (CES) pour l’approfondissement du projet européen en intégrant ces enjeux et en développant la solidarité. Le combat pour une Europe démocratique, ouverte, écologique et sociale ne s’arrête pas le soir d’une élection, il exige un engagement sur la durée. La CFDT y réaffirme sa place, elle sera force de propositions auprès des eurodéputés nouvellement élus.

29 mai 2019 |

Confédération européenne des syndicats: Un nouveau président pour une Europe plus juste

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a été élu, jeudi 23 mai, président de la Confédération européenne des syndicats, lors de son congrès organisé à Vienne. Il a recueilli 95% des voix.

Alors que les citoyens européens sont appelés dimanche à désigner leurs représentants au Parlement, cette élection envoie un message très clair sur les ambitions du syndicalisme européen.

Forte des 45 millions de travailleurs qu’elle représente, la confédération européenne des syndicats réaffirme ainsi son attachement aux valeurs qui ont fondé l’Union européenne et qui sont aujourd’hui malmenées : la solidarité, la démocratie et la liberté.

Elle continuera à se battre durant ce mandat de quatre ans pour une Europe plus juste. Une Europe plus sociale pour les travailleurs. Une Europe plus accueillante pour ceux qui fuient les guerres ou la misère.

Une Europe plus démocratique pour ses citoyens. Une Europe plus écologique pour les générations futures. Des combats autour desquels toute la CFDT entend se mobiliser.

24 mai 2019 |

Les candidats aux élections européennes répondent aux questions de la CFDT

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En amont des élections européennes, la CFDT a adressé 18 questions aux candidates et candidats pour connaitre leurs positions et propositions. Nous publions ici les réponses au fur et à mesure de leurs arrivées.

Socle européen des droits sociaux, gouvernance économique, anticipation des changements, fiscalité et finance… Les candidates et candidats ont été invités à répondre par écrit à une série de thèmes centraux pour la CFDT.

Six premières réponses ont été reçues par la CFDT :

  • Liste « Citoyenne du printemps européen » (tête de liste : Benoît Hamon)
  • Liste « Envie d’Europe écologique et sociale » (tête de liste : Raphaël Glucksman)
  • Liste « Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent » (tête de liste : Ian Brossat)
  • Liste « Les Européens » (tête de liste : Jean-Christophe Lagarde)
  • Liste « Renaissance » (tête de liste : Nathalie Loiseau)
  • Liste « Europe écologie » (tête de liste : Yannick Jadot)

22 mai 2019 |

Que nous apporte l’Europe?

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Nous vivons au quotidien l’Europe, sans nous en rendre compte.

Nous sommes des citoyens européens qui ne faisons pas suffisamment attention à la fragilité démocratique, car souvent l’Europe est  vilipendée. L’abstention croissante aux élections européennes démontre un certain désintérêt ou indifférence des européens envers l’institution les représentant le mieux. Avant d’être démocratique, le déficit en Europe est éducatif. On ne forme pas à la citoyenneté européenne (civile, politique, sociale, transnationale). Les ministres revendiquent souvent les bonnes nouvelles européennes et rejettent sur la commission de Bruxelles ce qui ne leur convient pas.

Bousculée par la montée des nationalismes, le Brexit et l’euroscepticisme, l’Union européenne doit insuffler une nouvelle ambition politique. La construction d’une Europe unie a d’abord été une utopie semblant s’être perdue en route, pourtant, l’union européenne est l’espace où l’on peut critiquer son action, ou son organisation, mais elle reste une institution continentale dont nous avons besoin face aux défis mondiaux. On peut estimer que cette institution est en panne, être en désaccord sur son bilan actuel, sur son action future,  remettre en cause son existence, même s’ils sont divisés sur la façon de la faire évoluer, la majorité des Français est favorable à l’Europe (62%). 

Il faut revenir sur les avancées permises par l’Europe. Les élections européennes sont là pour nous les rappeler. Le 26 mai 2019, nous votons afin de continuer de construire  pour mieux vivre tous ensemble en Europe, afin que nos rêves puissent s’accomplir.

Les principales avancées :

  1. La Paix, depuis 1945 la France n’a pas connu la guerre, 74 ans de Paix est un acquis très précieux qui doit perdurer auprès des nouvelles générations qui n’ont pas connu les atrocités des guerres. Le cri « Plus jamais la guerre ! » a été un moteur du projet européen jusqu’à présent. Aujourd’hui, certains dirigeants politiques promeuvent le nationalisme afin de résoudre différents problèmes, ce qui ne pourra déboucher à terme que sur la guerre, car ils ont besoin pour prospérer de boucs émissaires. Notre vigilance s’impose…Ne laissons pas faire les « oublieux »  de l’histoire tragique de l’Europe.
  2. La Liberté : Depuis 1986, grâce à l’impulsion de Jacques Delors : l’Union Européenne a mis en place la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux. En effet, grâce à l’Europe, nous pouvons ainsi (sauf cas spécifiques de l’Irlande et du Royaume-Uni) passer toutes les frontières des Etats membres de l’Union (dans les 26 Pays de l’espace « Schengen » depuis 1995) sans subir le moindre contrôle ou en présentant une simple carte d’identité.
  3. L’€uro, lancé en 1999 et mis en circulation en 2002, la monnaie commune de 19 pays représentant 340 millions de citoyens, permet de maîtriser l’inflation et de faire disparaître les frais de change et les dévaluations entre les monnaies.
  4. L’intégration des normes commerciales à l’échelle des 511 millions de consommateurs. L’étiquetage des produits, la défense des 3000 produits agricoles d’appellation d’origine protégée (AOP), les marchés publics…
  5. Le développement grâce au fond européen de développement régional (Feder) a permis la construction d’infrastructures importantes. Il a pour vocation de renforcer la cohésion économique et sociale dans l’Union européenne en corrigeant les déséquilibres entre ses régions. Il permet notamment de financer la recherche.
  6. La politique agricole commune (PAC) mise en place en 1962, est la seule politique européenne intégrée, ayant permis le développement de l’agriculture, face aux nouveaux défis concernant l’indépendance et la sécurité alimentaire ; l’équilibre des territoires ruraux et la préservation des ressources naturelles. Que serait l’agriculture française sans la PAC, si décriée ?
  7. Le programme Erasmus, depuis 1987, permet d’améliorer et d’augmenter la mobilité étudiante et enseignante, ainsi que la transparence et la compatibilité des qualifications dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle supérieure en Europe. Depuis sa création Erasmus a concerné 9 millions de personnes.
  8. Le socle de valeurs et de principes  renforçant les droits de l’Homme.  Sont considérés comme tels : la liberté, la démocratie, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’état de droit, principes énoncés dans le traité sur l’Union et auxquels la Charte des droits fondamentaux, adoptée à Nice en 2000, a ajouté la dignité humaine, l’égalité et la solidarité.
  9. La Protection de l’environnement. Depuis le sommet de Rio en 1992, l’Union européenne s’est engagée à enrayer la perte de la biodiversité sur ses territoires en créant un réseau de sites écologiques nommé Natura 2000. Avec plus de 23 700 sites terrestres et marins, il s’agit du plus vaste réseau de sites protégés au monde. Le réseau de sites européens représente : 18,15 % de la surface terrestre du territoire de l’Union européenne ; 6 % de la surface marine des eaux européennes 
  10. Le Parquet européen, qui sera basé à Luxembourg aux côtés de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) et de la Cour des comptes européenne, doit débuter ses travaux au plus tôt en novembre 2020. Après l’échec des négociations à Vingt-Huit, les ministres français et allemand de la Justice ont finalement proposé en décembre 2016 d’instaurer cette instance via le mécanisme de la coopération renforcée, avec un minimum de 9 Etats. Aujourd’hui, ce sont ainsi 22 Etats membres qui sont engagés pour la création du Parquet européen. Celui-ci aura le pouvoir d’enquêter et d’engager des poursuites concernant les infractions portant atteinte au budget de l’UE, telles que la fraude, la fraude transfrontière à la TVA, la corruption ou le blanchiment de capitaux.

Mes rêves d’Europe :

  1. Une Europe de la transition écologique : fiscalité environnementale européenne, gestion des biens communs naturels guidée par l’intérêt général : air respirable, terre vivante, eau non polluée; gestion des déchets, suppression des gaspillages, développement de Natura 2000, transformation de la Politique Agricole Commune en une PAC biologique, énergies sans gaz à effet de serre, économie « bas carbone », mise en place d’un pacte Finance-climat, via le mécanisme des coopérations renforcées.
  2. Une Europe économique responsable et durable, inventant un nouveau modèle social et économique de développement, respectant les femmes, les hommes et la nature avant la finance, afin d’enrayer le réchauffement climatique. Développer un modèle européen de l’entreprise où l’utilité sociale serait un but au même titre que le profit, en associant les salariés au conseil d’administration et les parties prenantes dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale. Mettre le service public au service de l’intérêt général. L’Europe doit être un acteur mondial de régulation du capitalisme.  
  3. Achever la construction de l’€uro, en le dotant d’une vraie gouvernance économique (parlement de l’eurogroupe, un budget, un ministre) en développant une convergence fiscale et sociale, en séparant réellement les banques d’affaires spéculatives et les banques de dépôt afin de sécuriser les avoirs des citoyens.
  4. Doubler le budget de l’Europe, (actuellement 160 M€ comparé aux 446 M€ de la France), en développant la taxe sur les transactions financières, instaurant une taxe sur le kérosène (avions) et le fuel lourd (cargos), ainsi que sur les sociétés
  5. Prendre sa part dans le défi des migrations, en organisant l’accueil dans une démarche de coopération à l’échelle de l’Europe, en réformant le règlement de Dublin, en maîtrisant humainement les frontières européennes et en augmentant l’aide au co-développement dans les pays d’émigration.
  6. Renforcer la démocratie en imposant plus de transparence dans les délibérations du Conseil européen, des chefs d’Etats et des ministres ; donner plus de pouvoir au parlement dans l’initiative législative et le contrôle de la commission ; supprimer le secret des affaires au bénéfice de l’intérêt général ; améliorer l’efficacité de l’initiative citoyenne européenne (ICE) ; instaurer un encadrement strict des interventions des lobbies et protéger les lanceurs d’alerte.
  7. Développer la formation d’une culture européenne, valoriser notre patrimoine commun européen et ses personnalités historiques, développer des programmes scolaires d’apprentissage de l’Europe : son histoire, ses valeurs, son fonctionnement institutionnel, ses défis, difficultés et réussites. Développer l’apprentissage et la maîtrise de plusieurs langues. Favoriser les jumelages, les rencontres, les voyages, afin de fortifier la citoyenneté européenne, fondée sur des valeurs  démocratiques.
  8. S’appuyer sur la jeunesse pour construire l’Europe fraternelle, en permettant que chaque jeune européen puisse bénéficier d’une bourse afin de porter un projet éducatif, professionnel, associatif, culturel ou solidaire dans un autre pays que le sien.
  9. Développer l’esprit de coopération, entre les Etats, les institutions, les entreprises, les associations, les personnes, dans un brassage intergénérationnel, en renforçant ce qui existe déjà et en réorientant nos actions vers une transition écologique par la justice sociale.
  10. Construire la Paix pour chaque habitant européen, en développant la communication sans violence, en favorisant les démarches d’égalité hommes/femmes, en laissant se développer la spiritualité laïque,  dans l’esprit de servir une Terre solidaire envers les plus démunis.

Le 26 mai, cette fois je vote !

le 26 mai, votons pour l’Europe de nos rêves, il n’y a qu’un seul tour…

L’Europe nous concerne tous !

Votons pour des eurodéputés qui promeuvent l’Europe sociale !

Contribution de Régis Moreira, militant CFDT du syndicat UTR38 – le 8 mai 2019

15 mai 2019 |

Retraites complémentaires : Ce que contient l’accord

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Les partenaires sociaux ont mis un point final au projet d’accord Agirc-Arrco. Les retraités auront la garantie pendant quatre ans de ne pas perdre en pouvoir d’achat sur la partie complémentaire de leur retraite.
Le 14 mai 2019, le Bureau national de la CFDT a décidé à l’unanimité de signer cet accord.

Vendredi 10 mai, après trois séances de négociation, les partenaires sociaux ont mis la touche finale à un projet d’accord pour la période 2019-2022 censé déterminer les règles du régime de retraites complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco). Après quatre années d’efforts demandés aux salariés et aux retraités, l’heure est au retour à meilleure fortune. La bonne santé économique du régime permet en effet de revenir à des règles à la fois plus simples et plus avantageuses. La valeur d’achat du point va ainsi évoluer chaque année (de 2019 à 2022) comme l’évolution des salaires. Il n’y aura plus de mécanisme pour renchérir le coût d’acquisition des points. La valeur de service du point (c’est-à-dire la valeur du point au moment de prendre sa retraite et pendant toute la durée de celle-ci) évoluera, quant à elle, en fonction des prix. Autrement dit, les retraités auront la garantie, pendant quatre ans, de ne pas perdre en pouvoir d’achat sur la partie complémentaire de leur retraite. Une bonne nouvelle quand, côté régime général, l’heure est plutôt au gel des pensions.

Le patronat inflexible sur le coefficient de solidarité

Seul bémol, le mécanisme de bonus-malus mis en place en 2015 et qui a commencé à s’appliquer en 2019, appelé coefficient de solidarité, continuera de s’appliquer. Les partenaires sociaux n’ont pas obtenu du Medef qu’il revienne sur sa position. Le patronat en a fait une position de principe, restant inflexible pendant toutes les discussions. La CFDT, qui revendiquait la suppression de ce dispositif (pour mémoire, il s’agit d’une décote de 10 % pendant trois ans qui s’annule si le salarié prolonge son activité d’une année), n’est pas parvenue à obtenir gain de cause. « En 2015, face à la dégradation des comptes du régime, le patronat avait obtenu la mise en place de ce coefficient de solidarité, rappelle Frédéric Sève, secrétaire national et chef de file CFDT de cette  négociation. Il ne se justifie plus aujourd’hui d’un point de vue économique, mais le patronat en fait un marqueur politique, un totem. Néanmoins, nous remettrons le sujet sur la table dans les prochaines années. Ce mécanisme de bonus-malus ne doit pas être gravé dans le marbre. »

Après des discussions tendues, la négociation a toutefois permis de faire croître le nombre de salariés qui ne seront pas concernés par cette mesure. Le projet d’accord prévoit en effet que les personnes qui bénéficient de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et les personnes reconnues en incapacité partielle à partir de 20 % ne se verraient pas appliquer le coefficient de solidarité. En 2015, seules les personnes exonérées de contribution sociale généralisée (CSG) car touchant une faible pension, les personnes en incapacité à partir de 50 % et les personnes reconnues handicapées étaient exemptées de ce système de bonus-malus. « Avec ce projet d’accord, nous avons obtenu des avancées très substantielles en ce qui concerne la valeur d’achat et service du point, résume Frédéric Sève. Maintenir le pouvoir d’achat des retraités pendant quatre ans dans la période est une très bonne nouvelle. »

Vers un accord quasi unanime ?

Le 14 mai, le Bureau national de la CFDT a décidé de signer cet accord . À l’exception de la CGT, l’ensemble des négociateurs ont laissé entendre qu’ils étaient favorables à une signature. Même FO, qui n’était pas signataire en 2015, pourrait approuver l’accord. Une fois n’est pas coutume, cet accord sur les retraites fait presque consensus. Une sorte d’exploit dans la période.

jcitron@cfdt.fr 

15 mai 2019 |

Mobilisation unitaire le 9 mai dans les fonctions publiques

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« Après une année de concertation, après plus d’une centaine d’amendements déposés dans les trois conseils supérieurs et au conseil commun de la fonction publique, la CFDT-Fonctions publiques constate que les évolutions qu’elle a pu imposer aux intentions initiales du gouvernement ont été insuffisantes », regrette Mylène Jacquot, sa secrétaire générale. Aussi a-t-elle décidé, après consultation des fédérations concernées, de rejoindre l’appel à la mobilisation du 9 mai prochain.

Les orientations du projet de loi de transformation de la fonction publique sont au cœur de la discorde. La CFDT y dénonce, pêle-mêle, l’élargissement du recours aux contractuels, la mise en œuvre d’un contrat de projet d’un à six ans, la suppression de la compétence des commissions administratives paritaires et la fusion des comités techniques (CT) et des CHSCT. Sans oublier l’absence remarquée d’une quelconque volonté de la part du gouvernement de « rendre obligatoire la participation des employeurs à la protection sociale complémentaire », pointe la CFDT-Fonctions publiques. Si le 9 mai doit avant tout permettre de peser dans le débat parlementaire, c’est aussi l’occasion, pour les 5,5 millions d’agents, fonctionnaires et contractuels, d’exiger le respect de leur mission et de leur statut. « Ils attendent autre chose en matière de reconnaissance de leur travail et de leur engagement au service de l’intérêt général. »

23 avril 2019 |

L’Europe protège enfin ses lanceurs d’alerte !

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La directive en faveur d’un droit et d’une protection des lanceurs d’alerte vient d’être adoptée ce mardi 16 avril par le Parlement européen à une large majorité.

Avec ce texte, le Parlement européen fait avancer la liberté d’expression, la démocratie, la transparence et la défense de l’intérêt général, valeurs auxquelles la CFDT est profondément attachée. Depuis 20 ans, la CFDT est engagée en faveur du droit et de la protection des lanceurs d’alerte.

Le texte prévoit une protection harmonisée des lanceurs d’alerte dans les 27 pays de l’Union européenne. Seuls 10 Etats membres bénéficient aujourd’hui d’une protection avancée. Or, sans soutien, les lanceurs d’alerte peuvent être isolés et faire l’objet de représailles.

La directive facilite le signalement des activités illégales ou contraires aux objectifs ou finalités des législations de l’Union européenne, reconnait et protège les syndicats dans leur rôle de soutien des lanceurs d’alerte. La CFDT se réjouit qu’ils ne soient pas contraints de signaler une infraction d’abord en interne, mais puissent directement alerter en externe les autorités compétentes ou les médias.

Fraude fiscale, corruption, santé publique, sécurité : le rôle des lanceurs d’alerte est décisif. A la veille des élections européennes, la CFDT se félicite de ce texte qui fait de la protection des citoyens une priorité.

23 avril 2019 |

Le syndicat des Transports du Rhône et du Nord Isère mobilise avec l’UL de Villefontaine

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 » Le SGT Rhône et Isère Nord et les retraités de L’UL de Villefontaine se sont mobilisés en ce mardi 09 Avril . 1300 tracts ont été distribués  dans La Zone des CHESNES à St Quentin Fallavier / Satolas et Bonce  ou près de 23 000 salariés du transport y sont affectés . Le SGT et L’UL de Villefontaine remercient les militants et militantes qui se sont mobilisés pour que cette matinée soit une réussite. Les salariés et chauffeurs, qui malgré l’heure matinale, nous ont réservé un accueil positif  »

22 avril 2019 |

Incendie Notre-Dame de Paris: Immense tristesse de toute la CFDT

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Figure du travail de génie des corporations de bâtisseurs, trace de notre histoire édifiée à travers les siècles, lieu de rassemblement religieux mais aussi culturel, la cathédrale Notre-Dame de Paris appartient au patrimoine de tous les Français.

C’est toute la nation qui partage aujourd’hui un sentiment de profonde tristesse.

La CFDT tient à exprimer toute sa solidarité avec les catholiques touchés au cœur à l’ouverture de la semaine sainte, ainsi qu’à toutes les personnes salariées et bénévoles qui travaillent quotidiennement dans ce lieu à forte signification symbolique, qui est aussi un musée et le monument le plus visité d’Europe.

La CFDT salue également le courage des pompiers qui ont combattu le feu pour préserver ce qui pouvait l’être.

16 avril 2019 |

Le 21 mars 2019 à Voiron les retraités de l’Isère, révisent leurs connaissances sur l’Europe

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Quizz Parlement européen – 2019 

1 – Qu’est-ce que le Parlement européen ? 

Une institution du Conseil de l’Europe  /  Une institution de l’Union européenne /  Une institution de la Communauté économique européenne (CEE) 

2 – Quelle ville est le siège officiel du Parlement européen ?  Bruxelles  Luxembourg  Strasbourg 

3 – Combien de députés vont être élus lors des élections européennes ?  766  705  751 

4 – Combien d’eurodéputés sont élus en France en 2019 ?  72  74  79 

5 – En quelle année ont eu lieu les premières élections européennes au suffrage universel ?  1979  1982  1964 

6 – Quelle est la durée du mandat de député européen ?  4 ans  5 ans  6 ans 

7 – En combien de circonscriptions électorales est découpée la France pour les élections européennes ?  22  8  1 

8 – Quel est le mode de scrutin en France ?  Scrutin majoritaire à deux tours  Représentation proportionnelle à un tour  Représentation proportionnelle à un tour avec prime majoritaire 

9 – Quel est le rôle du Parlement européen ?  Il n’a pas de pouvoir, il n’a qu’un rôle consultatif  Il détient l’initiative législative pour la législation européenne  Il a des compétences législatives, budgétaires et de contrôle de l’exécutif de l’UE 

10 – Quelles sont les langues officielles des travaux du Parlement européen ?  allemand, français, italien, néerlandais  anglais, allemand, français, espagnol  les 24 langues des États membres

29 mars 2019 |

RÉFORME DES RETRAITES Report de l’âge de départ à la retraite : une ligne rouge à ne pas franchir

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Lors d’une prise de parole médiatique ce dimanche, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a dit envisager de « proposer un allongement de la durée de travail » dans le cadre de la réforme des retraites. La CFDT tient à rappeler au gouvernement les engagements pris, et à souligner l’enjeu de confiance nécessaire pour mener à terme la concertation en cours et la réforme.

Cette antienne du report de l’âge de départ à la retraite vient contredire les engagements pris par le président de la République avant son élection, et les arbitrages du gouvernement rendus publics lors de la réunion multilatérale du 10 octobre dernier : l’âge auquel les personnes pourront réclamer le versement de leur pension restera fixé à 62 ans.

Ces engagements successifs sont la base sur laquelle la concertation repose. Si les arbitrages sont régulièrement remis en cause, c’est toute la concertation qui s’éteindra. La CFDT demande donc au gouvernement de réaffirmer que la durée d’activité ne sera pas une des variables de la réforme à venir.

19 mars 2019 |

loi dite « anticasseurs » C’est la liberté de manifester qu’il faut conforter

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Le Sénat doit examiner en séance publique, le 12 mars, la proposition de loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations, dite « anticasseurs ». 

La CFDT considère que le renforcement de la sécurité lors des manifestations est une des conditions du maintien du droit effectif de manifester et, à ce titre, participe d’une liberté fondamentale.

En aucun cas, dans un régime démocratique l’organisation d’une manifestation ne doit être l’occasion de déchainement de violence gratuite en particulier envers les forces de l’ordre.

Mais en l’état, la CFDT estime que cette proposition de loi n’apporte pas de réponse efficace à la question du maintien de l’ordre public.

La France est déjà dotée d’un arsenal juridique conséquent… qui n’est pas appliqué. Le durcir n’y changera rien. Aujourd’hui, c’est d’une réflexion globale, menée en lien avec les représentants des forces police, sur les enjeux du maintien de l’ordre dans les manifestations dont nous avons besoin.

Par contre en autorisant l’administration à prononcer une interdiction de manifester, sans passage devant un juge, l’article 2 de la proposition de loi porte une atteinte excessive aux libertés individuelles.

La CFDT appelle les sénateurs à modifier le texte en conséquence.

19 mars 2019 |

[Pacte du pouvoir de vivre] 66 propositions pour un autre modèle de développement

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Dix-neuf organisations dont la CFDT ont présenté un pacte du pouvoir de vivre pour allier préoccupation écologique et progrès social. De quoi peser sur les décisions à venir.

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La scène est inédite. Le 5 mars, réunis au siège de la CFDT autour d’une seule et même table, dix-neuf chefs de file d’organisations syndicales et environnementales, de mutuelles, d’associations de solidarité et d’éducation* font face à une armada de journalistes de la presse écrite, TV et radio. L’objet de cette démonstration de force de la société civile ? La présentation d’une plateforme de revendications communes pour répondre à l’urgence sociale et écologique sur fond de mouvement des gilets jaunes et de manifestations pour le climat. « Le point de départ, ce n’est pas un point de déprime, a affirmé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. C’est un point de mobilisation. Vouloir traiter l’écologie sans traiter le social, c’est aller droit dans le mur. L’opposition d’une partie de la population à la hausse de la taxe carbone telle qu’elle a été proposée par le gouvernement en est le parfait exemple. » Tous les acteurs qui ont paraphé ce document d’une douzaine de pages en sont convaincus : il est plus que temps de transformer un modèle de développement à bout de souffle.
Un guide pour les politiques publiques
En montrant un visage uni, les dix-neuf entendent donner l’exemple. Au diable les querelles de chapelle qui paralysent trop souvent l’action publique : « L’heure est à la construction d’un nouveau pacte politique, social et écologique, écrivent-ils en introduction. Un pacte du court, du moyen et du long terme. Un pacte de bienveillance et du bien commun : un pacte pour l’humain et pour l’humanité. Un pacte pour tous et pour la planète. Un pacte du pouvoir de vivre, aujourd’hui et demain, dans la dignité et le respect, un pacte qui nous engage tous. » Il ne s’agit pas d’une énième déclaration d’intention mais d’un engagement à porter, dans le débat actuel, des propositions très concrètes conjuguant justice sociale, lutte contre les inégalités et transition écologique. Ces propositions sont au nombre de 66, rassemblées autour de quatre axes majeurs : donner à chacun le pouvoir de vivre dans un cadre commun ; remettre l’exigence de justice sociale au cœur de l’économie ; préparer l’avenir en cessant de faire du court terme l’alpha et l’oméga des politiques publiques ; partager le pouvoir pour mieux agir. Dans le détail, cela va de l’encadrement des loyers dans les zones tendues afin de faciliter l’accès à un logement à la généralisation des espaces d’expression des travailleurs dans les entreprises et les administrations en passant par l’évaluation systématique de l’impact de toute nouvelle décision sur les 10 % les plus pauvres de la population ou la suppression des subventions et des mesures fiscales dommageables à l’environnement. Pendant plusieurs séances de travail, les délégations des organisations du collectif ont débattu, confronté leurs revendications, les ont repensées au regard des signaux d’alerte lancé en France et en Europe. En quelques semaines – preuve de l’esprit de responsabilité de la société civile ! –, elles ont accouché d’un guide dont devraient s’inspirer les responsables politiques.
Établir un rapport de force
« Nous représentons à nous tous plusieurs millions de personnes engagées, a rappelé Irène Pequerul, la déléguée générale des Francas. Nous sommes en contact avec les territoires et ce document nous engage tous dans nos actions quotidiennes. » N’en déplaise à certains. Le pacte vise aussi à établir un rapport de force à quelques jours de la clôture du grand débat national pour ne pas laisser le gouvernement en tirer seul les conclusions. Toutes les organisations signataires, à commencer par la CFDT, se sont engagées à interpeller les ministres, les parlementaires, le patronat, les élus locaux et plus généralement tous les décideurs, pour qu’ils prennent durablement en compte les propositions de ce pacte. Premiers rendez-vous pour porter ce message, les 11 et 13 mars lors des grandes conférences organisées avec les corps intermédiaires (lire l’encadré). Elles scruteront également de près l’impact des prochaines décisions politiques sur la réduction des inégalités, la baisse des émissions de gaz à effet de serre, l’éradication de la grande pauvreté, la biodiversité, l’accueil des migrants, les discriminations, etc. « Il nous faut pour cela dégager rapidement un ensemble d’indicateurs », a insisté le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert. La mise en place d’un observatoire du pouvoir de vivre est à l’ordre du jour de la prochaine rencontre des dix-neuf organisations. Preuve que cet engagement collectif s’inscrit dans la durée.
dprimault@cfdt.fr
* France Nature Environnement (FNE), Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme (FNH), Humanité et Biodiversité, Réseau Action Climat, ATD Quart Monde, Fondation Abbé Pierre, Secours catholique, CFTC, CFDT, Unsa, Cimade, France Terre d’Asile, Fage, Francas, La Ligue de l’enseignement, Mouvement associatif, Mutualité française, Pacte civique, Union nationale interfédérale des œuvres et des organismes privés sanitaires et sociaux (Uniposs).
ICI Le communiqué de presse du mardi 5 mars 2019
ICI Revivre la conférence de presse
ICI Les 66 propositions le document en pdf


6 mars 2019 |

La CFDT s’associe aux rassemblements du 19 février contre l’antisémitisme

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Montée des actes antisémites
La CFDT s’associe aux rassemblements du 19 février contre l’antisémitisme La CFDT a toujours fait de la lutte contre discriminations et du rejet du racisme et de la xénophobie des priorités.
Elle a récemment exprimé son indignation et sa colère face à la recrudescence des actes antisémites qui minent notre pacte républicain. Le 19 février prochain, elle appelle donc naturellement ses militants et ses adhérents à se joindre aux rassemblements prévus dans le cadre de « L’appel à l’union contre l’antisémitisme » lancé par les principaux partis politiques français.

Le Secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sera présent au rassemblement parisien du mardi 19 février à 19 H, place de la République, avec d’autres militants et responsables de la CFDT.

19 février 2019 |
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