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Réforme des retraites : le gouvernement doit revoir sa copie, mobilisons-nous ! Manifestation mardi 17 décembre : 10h Gare de Grenoble – Bourgoin Jallieu 10 h Place St Michel – Vienne 14 h départ face à la poste

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Malgré de multiples alertes de la CFDT, le Premier ministre persiste sur la voie d’une réforme budgétaire. Il a présenté le mercredi 11 décembre un projet de réforme des retraites qui, en dépit de progrès notables pour les travailleurs et surtout les travailleuses, prévoit des mesures financières extrêmement injustes et inutiles.

Pour la CFDT la ligne rouge a été franchie. C’est pourquoi nous appelons les travailleuses et travailleurs à se mobiliser le 17 décembre pour que le gouvernement revoie son projet de réforme.

LA LIGNE ROUGE FRANCHIE PAR LE PROJET DE RÉFORME •  Instauration d’un « âge d’équilibre » à 64 ans qui pénalise ceux qui ont commencé à travailler jeune ou qui se retrouvent au chômage en fin de carrière. Si la réforme systémique est repoussée à la génération née en 1975, les mesures d’économies sont, elles, avancées à la génération 1960.
Pour la CFDT, ce report – dans les faits – de l’âge de départ à la retraite est injuste et inutile et va à l’encontre de la promesse de campagne du Président de la République.

LES INSUFFISANCES MAJEURES DU PROJET DE RÉFORME
•  Trop faible reconnaissance de la pénibilité au travail, qui se limite quasiment à une ouverture du dispositif actuel à la fonction publique.
Pour la CFDT, les quatre critères de pénibilité écartés par le gouvernement en 2017 doivent être réintégrés pour que toutes les personnes exposées à de la pénibilité puissent partir plus tôt à la retraite.

•  Un minimum de pension insuffisant pour une carrière complète. La CFDT maintient qu’une carrière complète au SMIC mérite une pension bien supérieure à 85 % du SMIC.
•  Pas de dispositif de retraite progressive digne de ce nom alors qu’il s’agit d’une forte aspiration des travailleurs en fin de carrière.
Pour la CFDT, il est indispensable de permettre aux travailleurs d’avoir une plus grande liberté de choix de l’âge et des modalités de départ à la retraite.
•  Besoin de clarifier la situation des travailleurs des régimes spéciaux et des fonctions publiques, et notamment les mesures de compensation et de revalorisation salariales.
             
LES PROGRÈS APPORTÉS PAR LE PROJET DE RÉFORME
•  Un système universel, qui conforte notre retraite par répartition basée sur la solidarité intergénérationnelle, et particulièrement bénéfique pour tous ceux qui ont cotisé à plusieurs régimes de retraites.
Revendication de la CFDT depuis 2010.

• Un système de retraite par points, afin de ne plus pénaliser les femmes et les bas salaires.
•  Un système plus équitable envers les travailleurs précaires : chaque heure travaillée ouvrira des droits à la retraite, alors qu’aujourd’hui tous ceux travaillant moins de 150h sur un trimestre cotisent mais ne gagnent pas de droits à la retraite.
•  Un système de retraite qui rend les droits plus lisibles pour les travailleurs, avec des garanties sur la valeur du point.
Revendication CFDT depuis 2018


La CFDT appelle ses adhérents et l’ensemble des travailleurs à se mobiliser pour que le gouvernement revoit son projet de réforme avec :
• Le retrait de l’âge d’équilibre à 64 ans,
•  Davantage de justice dans le futur système de retraite avec : – une réelle reconnaissance de la pénibilité, – un renforcement des dispositifs de retraite progressive, –  un minimum de pension pour une carrière complète au-delà de 85 % du Smic.


MOBILISONS-NOUS TOUTES ET TOUS LE 17 DÉCEMBRE POUR AMENER LE GOUVERNEMENT  À REVOIR SA COPIE ET FAIRE GAGNER LA JUSTICE SOCIALE !

11 décembre 2019 |

RÉFORME DES RETRAITES : une réforme plombée par l’obsession budgétaire

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Publié le 11/12/2019
Par Le Bureau National de la CFDT

Malgré les alertes de la CFDT, le Premier ministre a imposé des mesures d’âge inutiles et injustes à travers l’instauration d’un « âge d’équilibre » dès 2022. Pour la CFDT, une ligne rouge a été franchie. Cette disposition remet en cause la promesse du président de la République de ne pas faire de mesure d’âge.

 Ce sont tout particulièrement ceux qui ont commencé à travailler jeune, et les personnes qui se retrouvent au chômage en fin de carrière qui seront pénalisés. Dès 2022, ceux qui pouvaient prétendre à la retraite à 62 ans devront travailler plus longtemps pour maintenir leur niveau de pension : si la réforme systémique est repoussée à la génération 1975, les mesures d’économies sont, elles, avancées à la génération 1960.
La CFDT rappelle que les salariés font déjà des efforts puisque les lois antérieures prévoient un allongement de la durée de cotisation pour tous jusqu’en 2035.

La CFDT porte depuis de nombreuses années l’ambition de construire un système de retraite juste, solidaire et universel. Si le rapport Delevoye donne tous les outils pour le bâtir, la concertation menée depuis septembre n’a pas permis d’avancer sur des points essentiels :
La reconnaissance de la pénibilité n’est aujourd’hui pas à la hauteur alors qu’elle est une condition de la justice sociale.
– La CFDT maintient qu’une carrière complète au SMIC mérite une pension bien supérieure à 85% du SMIC. Le gouvernement doit aller plus loin en la matière.
– Les dispositions en matière de retraite progressive restent quant à elles très floues ; la responsabilité des entreprises dans le maintien dans l’emploi des seniors doit être engagée.
Il est urgent que la situation des travailleurs concernés par les régimes spéciaux soit clarifiée, et que les mesures de compensation et de revalorisation salariales pour la fonction publique soient définies.

L’obsession budgétaire et la justice sociale ne font pas bon ménage. En souhaitant mener de front une réforme ambitieuse et une réforme budgétaire à l’ancienne, l’exécutif a perdu le sens et la lisibilité d’une réforme du système de retraite pourtant attendue.

La CFDT appelle donc l’ensemble des travailleurs à se mobiliser le 17 décembre pour que le gouvernement renonce à toute mesure d’âge et rouvre les discussions pour un système de retraite universel qui soit réellement juste.

11 décembre 2019 |

Réformes des retraites : Les annonces du Premier ministre décryptées

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Publié le 11/12/2019

Par Jérôme Citron

Le Premier ministre a précisé le contenu du projet gouvernemental sur la réforme des retraites le 11 décembre au Conseil économique, social et environnemental (Cese). Un résumé des principales annonces s’impose.

« Le temps est venu de construire un système universel de retraite ». Devant les membres du Cese et les représentants des organisations syndicales, le Premier ministre a tenté de reprendre la main sur la réforme des retraites en apportant des précisions sur le contenu de la réforme souhaitée par le gouvernement. Le calendrier tout d’abord. Edouard Philippe a annoncé que le projet serait finalisé d’ici la fin de l’année, avec une présentation en Conseil des ministres le 22 janvier. Les discussions parlementaires devraient débuter fin février en vue d’aboutir à une loi d’ici l’été.

  • Les grands principes

Très martial dans le ton et dans la forme, Edouard Philippe a présenté un projet qui reste largement très fidèle aux recommandations contenues dans le rapport Delevoye. Il a ainsi réaffirmé que le nouveau système serait bien universel et à points et que les régimes spéciaux disparaitront à terme. Seules quelques professions régaliennes (policier, gendarme, militaire, pompier) continueront à bénéficier d’un dispositif spécifique leur permettant de partir plus tôt à la retraite. Chaque euro cotisé donnera les mêmes droits et la valeur du point sera la même pour tous, salariés, comme agents des fonctions publiques, agriculteurs ou indépendants. Les cotisations seront également identiques jusqu’à un plafond de 120 000 euros annuel. Au-delà, les rémunérations seront soumises à une petite cotisation, mais ne donneront pas de droit supplémentaire. La valeur du point serait fixée par les partenaires sociaux sous le contrôle du Parlement. La loi devrait contenir une règle d’or pour que la valeur du point ne puisse pas baisser et qu’elle soit indexée sur l’évolution des salaires (un système plus avantageux que l’indexation sur les prix).

  • L’instauration d’un âge d’équilibre à 64 ans

L’âge minimal de départ à la retraite est maintenu à 62 ans, mais un système de bonus-malus à 64 ans est introduit. Concrètement, la loi fixera à compter du 1er janvier 2022 un âge d’équilibre à 62 ans et 4 mois qui augmentera ensuite de 4 mois par an pour rejoindre progressivement 64 ans en 2027. Le bonus et le malus seront de 5 % par an. Maigre ouverture, le gouvernement laisse la possibilité à « la nouvelle gouvernance du système », donc aux partenaires sociaux, de modifier ces règles s’ils parviennent à un accord.

La borne actuelle des 67 ans (qui annule la décote) sera quant à elle progressivement abaissée, puis supprimée. Le Premier ministre n’a en revanche pas donné de précision quant à la date de la suppression définitive.

  • Les mesures sociales

La principale annonce en matière sociale est la fixation dans la loi d’un minimum de pension pour une carrière complète à 85 % du smic (environ 1000 euros net aujourd’hui). Les périodes de chômage et de maladie donneront également droit à des points. Le congé maternité sera lui compensé à 100%. Les femmes bénéficieront en outre d’une augmentation de 5 % de leur pension par enfant, sauf choix contraire du couple. Ce dernier pourra décider de partager ce bonus ou l’attribuer au père. Le projet prévoit également un bonus de 2 % supplémentaire pour les familles de trois enfants et plus. Les parents qui interrompent ou réduisent leur activité lors de l’arrivée d’un enfant se verront attribuer des points (à hauteur de 60 % du smic et sous condition de ressources) pendant les trois premières années de l’enfant et les 6 premières années à partir du 3ème enfant.

La pension de réversion (réservée aux personnes mariées) sera de 70% des droits à la retraite du couple sans aucune condition de ressource et attribuée à partir de 62 ans.

  • Qui est concerné ?

Le nouveau système commencera à s’appliquer en 2025 pour la génération née en 1975. Les droits qu’elle aura acquis jusqu’en 2025 seront garantis selon les anciennes règles. Pour les fonctionnaires et les agents des régimes spéciaux dont l’âge légal de la retraite est de 57 ou 52 ans, la génération concernée sera celle née en 1980 et 1985. La nouvelle génération qui n’a pas encore cotisé (celle née en 2004) entrera quant à elle dans le nouveau système à partir de 2022.
Précision importante : les personnes nées avant 1975 ne sont pas concernées par les nouvelles règles de calcul de leur droit à la retraite, elles sont en revanche concernées par l’instauration de l’âge d’équilibre à partir du 1er janvier 2022 (lire plus haut). La génération née en 1960 est la première concernée.

  • Le cas des enseignants

Principaux perdants de cette réforme car ils n’ont que très peu de prime (l’ensemble des primes des fonctionnaires sera intégré dans le calcul des droits contrairement au système actuel), les enseignants ont fait l’objet d’une communication spécifique. Le gouvernement s’est engagé à revaloriser leurs primes à partir de 2021. Des négociations vont s’engager avant la fin de l’année et devront aboutir d’ici le printemps 2020.

11 décembre 2019 |

RÉFORME DES RETRAITES À QUI PROFITENT LES FAUSSES INFOS ? PAS AUX SALARIÉS NI AUX AGENTS

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Simulateurs bidons, projections farfelues, réalité déformée… Les débats sur la réforme de retraites virent à l’affrontement et les fausses informations se multiplient.LES SIMULATEURS DE RETRAITES SONT-ILS FIABLES ? (SPOILER : NON)Des outils en ligne prétendent permettre de calculer le montant de sa future retraite, avec ou sans réforme. La proposition est séduisante… mais il y a un hic : comme la réforme n’est pas connue, ces outils basent leurs calculs sur des hypothèses (toujours les pires) rendant les résultats complètement farfelus. Ces simulateurs n’ont qu’un but : manipuler les utilisateurs en faisant croire à une simplicité et en accroissant l’inquiétude.Par contre, une fois les détails de la réforme connus, des outils de simulations sérieux seront indispensables.

LES FEMMES SERONT-ELLES (ENCORE PLUS) PERDANTES DANS LE FUTUR SYSTÈME ?

Le passage à un système à points avec des droits dès le 1er enfant bénéficierait aux femmes. Et il faut aller plus loin : forfaitiser la majoration de droits au titre des enfants, revaloriser les basses pensions… Un « institut » prétend que les femmes seraient les grandes perdantes de la réforme. Problème : leur affirmation fait l’impasse sur les nombreux points encore non tranchés :évolution de la réversion et de l’allocation veuvage, nombre de points pendant les congés maternités et parentaux… Elle s’appuie également sur des cas très précis et peu représentatifs des femmes en général.

LE SYSTÈME DE RETRAITES ACTUEL EST-IL AUSSI PARFAIT QU’ON LE DIT ?Non !

Le système de retraites actuel pénalise les travailleurs les moins favorisés au travail : les femmes qui subissent les mêmes inégalités qu’au travail, les travailleurs précaires qui cotisent pour la retraite mais ne gagnent aucun droit, les agents exposés à la pénibilité sans compensation, les travailleurs cotisant à plusieurs régimes durant leur carrière… Pour toutes ces raisons, la CFDT se bat pour la création d’un nouveau système de retraites universel avec des mesures de justice et d’égalité.

POURQUOI LA CFDT N’A PAS APPELÉ À MANIFESTER LE 5 DÉCEMBRE ?

• La CFDT est favorable à un système universel qui rassemble tous les travailleurs,ceux qui ont appelé à manifester le 5/12 y sont opposés ;

• La CFDT veut changer le système actuel qui pénalise les femmes, les précaires, les bas revenus. Ceux qui ont appelé à manifester le 5/12 sont pour le statu quo ;

• La CFDT veut des droits nouveaux adaptés aux attentes d’aujourd’hui. Ceux qui ont appelé au 5/12 refusent toute réforme.

 

CE QUE VEUT LA CFDT POUR LES RETRAITES Nos revendications sont guidées par nos valeurs : solidarité, égalité, émancipation et démocratie. Elles sont portées depuis plusieurs années par la CFDT après avoir été débattues par les adhérents et militants.

1 UN SYSTÈME DE RETRAITE UNIVERSEL ET PLUS JUSTE Il doit permettre de construire une solidarité universelle où tous les actifs, du public comme du privé sont solidaires, et qui ne pénalise plus les femmes, les polypensionnés, les personnes précaires et les bas salaires.

2 UNE COMPENSATION DES 10 FORMES DE PÉNIBILITÉ DU TRAVAIL La pénibilité réduit l’espérance de vie, les travailleurs exposés doivent donc pouvoir partir plus tôt à la retraite et avoir droit à des mesures de prévention.

3 UN DROIT À LA RETRAITE PROGRESSIVE POUR AMÉNAGER LES FINS DE CARRIÈRE On ne travaille pas à 60 ans comme à 30 ans. Les travailleurs doivent avoir plus de liberté dans le choix de l’âge et des modalités de leur départ à la retraite.

4 UN MINIMUM DE PENSION ÉGAL À 100 % DU SMIC POUR UNE CARRIÈRE COMPLÈTE Le droit à la retraite doit être le droit à une retraite décente.

5 UNE GARANTIE À 100 % DES DROITS ACQUIS AVANT 2025 La réforme ne doit pas modifier les droits passés, seuls les droits acquis après 2025 peuvent être modifiés. C’est une condition indispensable pour sécuriser les personnes dans la transition d’un système à l’autre.

6 DES COMPENSATIONS SALARIALES Pour que la réforme permette de contrebalancer pour certaines professions l’abandon de la règle des six mois. Ces compensations doivent se concrétiser en même temps que la réforme des retraites.

7 LE MAINTIEN DU DROIT À PARTIR À LA RETRAITE À 62 ANS ET DU DISPOSITIF DES CARRIÈRES LONGUES Ce dispositif des carrières longues permet à ceux ayant commencé à travailler très jeunes de partir plus tôt à la retraite.

La CFDT s’opposera à toute mesure d’économie visant à reporter l’âge de départ à la retraite. Elle se positionnera sur le projet de réforme des retraites à partir de ses revendications et appellera les travailleurs à se mobiliser si le résultat final ne correspond pas à ses exigences

4 décembre 2019 |

Maison de services au public : Au plus près des usagers

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Publié le 26/11/2019
Par Didier Blain

La Maison de services au public de Saint-Marcel-d’Ardèche, pionnière dans le département, connaît une fréquentation croissante. Son secret : elle s’est construite en fonction des demandes locales de la population et des associations.

«J’avais besoin de faire une attestation pour mon assistante maternelle et je n’ai pas d’ordinateur à la maison. C’est vraiment pratique, ce lieu où l’on trouve de l’aide. » Camille a 22 ans et vient pour la première fois à la Maison de services au public (MSAP) de Saint-Marcel-d’Ardèche, joli petit village de 2500 habitants. Comme elle, ils sont une vingtaine de visiteurs en moyenne à s’y rendre chaque jour, soit pour l’accès gratuit à l’internet, soit pour qu’un agent les guide dans leurs démarches.

YC MSAPPour les usagers, l’avantage de cette structure est de retrouver regroupées en un seul lieu une vingtaine d’organismes et d’associations qui y tiennent des permanences régulières. Ici, depuis 2011, la mission locale, le Cap emploi ou la Carsat côtoient les services de l’aide à domicile, de la petite enfance, de l’action sociale ou de l’aide au logement.

Deux jeunes femmes, toutes deux fonctionnaires, assurent l’accueil de la MSAP. Elles aident les usagers à constituer leurs dossiers administratifs et en assurer le suivi. Depuis peu, elles s’occupent aussi du service commercial de La Poste. Une situation qui demande de la cohésion et de l’organisation : « On se complète très bien avec ma collègue. Elle gère les dossiers allocations familiales, assurance-maladie, retraite ; et moi ceux liés à l’état civil, les cartes grises, etc. Nous sommes formées à raison de près de quatre jours par mois par les différents organismes. C’est une nécessité car la législation évolue vite », précise Mélanie, l’une des agentes.

En plus de ces compétences techniques, le métier d’accueil exige discrétion et patience : « Il faut savoir écouter et bien comprendre les demandes des usagers », explique Mélanie, qui tient également à jour un panneau de petites annonces d’offres de Pôle emploi. « Dans chacun des organismes concernés – la CAF, le Trésor public, la Mutualité sociale agricole, etc. –, nous avons un référent à qui nous pouvons faire appel en cas de difficulté »,explique-t-elle. Par ailleurs, Mélanie et les agents et salariés des vingt et une MSAP du département ont constitué un réseau d’entraide. Une force supplémentaire.

“Nous avons compris qu’il fallait apporter une réponse rapide, adaptée et concrète à nos administrés” 

Une réflexion avait été menée par les élus avec les personnels concernés en amont de l’ouverture de la structure de Saint-Marcel-d’Ardèche. Ce travail d’anticipation explique sans doute son succès. « En mairie, nous recevions de nombreuses demandes relatives aux droits au chômage, à l’assurance-maladie, aux allocations familiales, mais aussi des interrogations sur les déclarations d’impôts, sur les formations, l’informatique, etc. En gros, sur tous les thèmes de la vie administrative d’un citoyen. Nous avons donc compris qu’il fallait apporter une réponse rapide, adaptée et concrète à nos administrés », explique Michel Bouchon, le maire.

« Nous avons commencé par visiter des maisons de services au public qui existaient déjà, poursuit Marc Catel, adjoint au maire. Puis nous nous sommes penchés sur les besoins de la population et des associations. Enfin, nous avons écouté les personnels concernés qui avaient de bonnes idées et… vaincu quelques réticences. » La mairie transfère finalement deux emplois (un temps plein et un temps partiel) vers la nouvelle structure dont la fréquentation augmente très vite.

Être en phase avec les réalités

Avec le temps, ce service public de proximité fait des émules. « De deux dans le département, nous sommes passés à vingt et une maisons aujourd’hui. Alors, dans les réunions qu’organise la préfecture, nous sommes souvent cités en exemple, confie Bernadette Dallard, adjointe au maire. D’autant qu’on effectue un travail ambitieux. Notre territoire cumule de nombreuses difficultés sociales. Avec 16 % de chômage, une partie de la population connaît une grande précarité. Sans parler des tensions relatives au logement. La MSAP constitue aussi un lieu de rencontre à la fois utile et également créateur de lien social pour toute une partie de la population. »

Depuis le début de l’année 2018, la gestion de la maison de services au public est passée de la commune à la communauté de communes Draga (quelque 20 00 habitants). Sur les évolutions à venir, et notamment les 2000 maisons France Service qu’envisage de mettre en place le gouvernement (lire ci-dessous), les élus de Saint-Marcel-d’Ardèche sont confiants : leur MSAP, qui a déjà connu plusieurs transformations, devrait répondre aux exigences de l’exécutif. « Mais pour rester en phase avec les réalités de la population locale et pour répondre au plus près de ses besoins, nous devrons garder nos capacités à évoluer et s’adapter », conclut Michel Bouchon.

dblain@cfdt.fr

©Yann Castanier

     


2 000 maisons à l’horizon 2022 ? Oui, mais…

Le Premier ministre l’a annoncé en juin : la France devrait compter 2 000 maisons France Service d’ici à 2022 afin d’améliorer et de renforcer l’accès aux services publics. Il existe déjà 1340 MSAP sur le territoire. Pour obtenir le label France Service et le financement de l’État, soit 30 000 euros par an, elles devront s’engager sur un socle minimal de services. Pour la CFDT, « augmenter le nombre de MSAP va dans le bon sens. Près de 13 millions de Français encore exclus du numérique ont besoin de ce contact, précise Thibaut Sellier, qui suit le dossier à la Confédération. Mais les maisons France Service ne fonctionneront que si elles sont le fruit d’un projet de territoire. Les usagers comme les agents et les salariés doivent être impliqués pour définir les besoins afin de proposer le service le plus adapté. »  

27 novembre 2019 |

L’emploi des seniors, l’autre enjeu de la réforme des retraites

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Publié le 26/11/2019
Par Didier Blain

À quelques jours de la remise du rapport Bellon-Soussan-Mériaux sur l’emploi des seniors, prévu dans le cadre de la concertation sur les retraites, la CFDT était auditionnée le 19 novembre. 

« Il s’agit de passer d’un sujet purement emploi à un sujet travail et emploi avec la reconnaissance des compétences et des parcours professionnels des seniors, à un moment où beaucoup d’entreprises se séparent de leurs seniors, explique Marylise Léon, secrétaire générale adjointe. Si on veut atteindre l’objectif d’un taux d’emploi de 50 % chez les 60-64 ans d’ici cinq ans [29,4 % actuellement], les entreprises ne peuvent plus se défiler. »

La CFDT propose trois axes de travail : anticiper, changer les représentations et changer le travail. Elle suggère d’anticiper dès l’âge de 45 ans le « petit risque » (obsolescence des compétences) et le « grand risque » (changement de métier). Comment ? En mettant en place un entretien professionnel biennal, en rendant le conseil en évolution professionnelle accessible à tous (notamment aux précaires) et en mettant en œuvre le CPF de transition. Côté employeurs, toutes les entreprises dès 50 salariés (contre 300 actuellement) devraient être concernées par l’obligation d’une vraie gestion des emplois et des parcours, mais il faudrait aussi que les branches élaborent des dispositions identiques adaptées aux TPE.
Concernant l’image des seniors, la CFDT estime nécessaire de mener des campagnes d’information en direction du grand public et des entreprises pour valoriser l’intergénérationnel. « C’est une richesse, commente Marylise Léon, et c’est dans l’intérêt des entreprises de maintenir leurs seniors en activité. »

Repenser les dispositifs

Changer le travail, c’est aussi agir sur son organisation. L’aménagement des postes et horaires, le reclassement ou la reconversion sont des pistes à exploiter dans le cadre d’un dialogue social avec les instances représentatives du personnel (IRP) afin de sortir de la gestion au cas par cas. La CFDT demande également que le dispositif de retraite progressive soit simplifié et étendu (fonctionnaires, salariés au forfait-jours…) et que le dispositif cumul emploi-retraite ouvre de nouveaux droits à la retraite, ce qui n’est pas le cas actuellement. Enfin, la CFDT souhaite que la question des seniors ayant le statut d’indépendant soit abordée. « Nombre de salariés quittent leur entreprise et reviennent y travailler sous d’autres statuts souvent moins protecteurs. Le rapport ne peut faire l’impasse sur ces pratiques ! »

27 novembre 2019 |

[Déclaration du Bureau national] Retraites : la CFDT exige une réforme de justice sociale

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Publié le 21/11/2019
Par Bureau national de la CFDT

Le Bureau national de la CFDT, réuni les 20 et 21 novembre 2019, exige que le gouvernement se positionne clairement et rapidement sur le projet de réforme des retraites qui est en cours de préparation.

Une concertation s’est engagée avec le Haut-Commissariat à la Réforme des Retraites (HCRR) depuis avril 2018, soit depuis plus de 18 mois. Les échanges ont été nombreux et riches. Le rapport Delevoye présenté en juillet dernier aux partenaires sociaux constitue la base des discussions qui se sont ouvertes depuis septembre et qui doivent aboutir au projet de loi créant le système universel de retraite, ainsi qu’aux mesures d’accompagnement sectorielles indispensables. Cette concertation piétine du fait des atermoiements et des hésitations du gouvernement. Il faut que celui-ci donne des gages sur la portée et le sens de la réforme des retraites qu’il souhaite mener.

Est-ce une réforme porteuse de progrès social, de plus d’égalité et de liberté de choix comme le réclame la CFDT ? Ou est-ce une réforme paramétrique uniquement destinée à faire des économies ?

Depuis quelques mois, les déclarations du gouvernement se sont multipliées, mêlant les intentions contradictoires et brouillant le sens de la réforme. Ces conditions ne permettent ni de conduire une discussion productive, ni de convaincre les citoyens de la pertinence d’une réforme.

La CFDT ne veut pas d’une réforme paramétrique qui serait aujourd’hui inutile, anxiogène et qui accentuerait les inégalités.

La CFDT ne veut pas d’une réforme a minima qui ne s’attaquerait pas véritablement aux injustices de notre système actuel.

La CFDT revendique une réforme en profondeur de notre système de retraites pour :

  • Créer un système de retraite universel où tous les actifs, du public comme du privé, sont solidaires. Un système qui ne pénalise plus les femmes, les polypensionnés, les précaires et les travailleurs aux bas salaires ;
  • Compenser les 10 formes de pénibilité du travail pour tous les travailleurs qui y sont exposés, car la pénibilité réduit l’espérance de vie, donc les droits à la retraite. Ces travailleurs doivent pouvoir partir plus tôt en retraite pour en profiter en bonne santé ;
  • Donner un droit à une retraite progressive pour aménager les fins de carrière et permettre aux travailleurs de choisir la date et les modalités de leur départ en retraite ;
  • Fixer un minimum de pension à 100% du SMIC net pour une carrière complète, afin que les retraités bénéficient d’une retraite décente ;
  • Garantir à 100% les droits acquis avant 2025, pour sécuriser les travailleurs dans la transition et respecter les engagements du passé ;
  • Fixer des compensations salariales qui devront être effectives au même moment que la réforme des retraites, pour contrebalancer dans certaines professions l’abandon de la règle des 6 derniers mois ;
  • Maintenir le droit de partir à la retraite à 62 ans et le dispositif des carrières longues, pour permettre un départ plus tôt en retraite à ceux qui ont commencé à travailler jeunes ;
  • Compléter le droit à la retraite par un accès à du temps libre tout au long de la vie, pour les projets personnels, familiaux et citoyens.

C’est sur la base de ces revendications que la CFDT, dans l’intérêt des travailleurs, se positionnera sur la réforme. Le gouvernement doit répondre à cette exigence de clarification : pas de réforme des retraites sans justice sociale.

21 novembre 2019 |

Tous les outils CFDT sur la réforme des retraites

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Publié le 20/09/2019

Dans le cadre de la réforme des retraites à venir, la CFDT a d’ores et déjà publié plusieurs documents présentant ses analyses, propositions et revendications. Retrouvez-les tous ci-dessous :

20 novembre 2019 |

[Enquête] Flex office, attention prudence !

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Publié le 13/11/2019
Par Emmanuelle Pirat

Le flex office séduit de plus en plus d’entreprises, mais pas les salariés, qui vivent difficilement cette révolution du « sans bureau fixe ». Cet engouement patronal a des conséquences inquiétantes sur les conditions de travail. 

En matière d’aménagement des espaces de travail, il y a des modes. Après les années open space, voici que le flex office ou flex desk (bureau flexible) arrive en force. Avec le flex, fini le bureau attitré, et bienvenue dans des espaces partagés, où le salarié s’installe en fonction des besoins de son activité.

Désormais nomade dans son entreprise, le salarié navigue (une fois ses affaires récupérées dans un casier) entre postes de travail en libre-service, salles de réunion s’il doit rejoindre son équipe, quiet room (salle de tranquillité) s’il doit se concentrer, « box téléphonique » s’il doit passer des coups de fil, etc. Un phénomène qui ne se limite pas aux start-up ou aux grandes entreprises désireuses de rajeunir leur image.

«Le flex se généralise à tous les secteurs, y compris dans la fonction publique», note Jérôme Chemin, délégué syndical central CFDT chez Accenture. Et c’est là qu’on pressent un premier hic : «Le flex a été conçu pour une population de consultants, qui est la majeure partie du temps chez le client, et qui ne vient donc que ponctuellement au bureau. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on veut faire passer tout le monde au flex, même les fonctions support», alerte le syndicaliste. Imaginez un DRH à la recherche d’un bureau pour faire passer des entretiens de recrutement ou un comptable, avec toutes les informations confidentielles qu’il détient, s’installer sur un plateau au milieu de 20 personnes !

Chez Orano (ex-Areva), les militants CFDT accueillent d’ailleurs avec méfiance le projet de déménagement annoncé par la direction. «Pour nos métiers d’ingénierie nucléaire, nos contraintes et besoins d’organisation du travail ne s’accommodent pas du flex. Nous craignons un effet de mode, souligne Emmanuel Gaubert, délégué syndical, qui souhaite que le dialogue avec la direction permette d’éviter les travers d’une telle organisation. 

On nous dit que ce mode de travail sera plus moderne et plus convivial. Mais rien ne le démontre.» Car, bien entendu, le flex est « vendu » par les aménageurs, comme par les directions, avec toute une novlangue vantant des espaces de travail censés décloisonner, faciliter les échanges, « stimuler la créativité », etc., « alors qu’il est avant tout motivé par un objectif financier de réduction des mètres carrés », recadre Jérôme Chemin.

Lutte des places

Partant du constat que les bureaux ne sont jamais tous occupés (les taux d’occupation sont généralement de 70% selon les services), les entreprises s’affranchissent du ratio un bureau pour un salarié. D’autant plus que le passage au flex s’accompagne toujours d’une incitation au télétravail ou au travail à distance dans des tiers lieux. Résultat ? «Il arrive que certains matins, des salariés soient obligés de repartir chez eux parce qu’ils ne trouvent pas de place disponible», raconte Laurent Bandelier, délégué syndical central CFDT d’Orange, qui a consacré un mémoire à la question (Orange a déjà organisé son site de la Défense en flex et projette de le mettre en place dans les 22 projets immobiliers en cours).

 Le flex entraîne une précarisation de la personnalité par manque de repères

«En région parisienne, les gens ont déjà le stress des transports. S’il faut ajouter le stress de trouver une place en arrivant au travail, cela fait beaucoup.» Plus grave encore, le fait d’être SBF (sans bureau fixe) provoque chez les salariés un sentiment d’insécurité très préjudiciable. « La stabilité d’un individu se construit par des habitudes, un système de référence. S’il faut tout reconstruire tous les jours, c’est extrêmement dangereux pour l’équilibre. Le flex entraîne une précarisation de la personnalité par manque de repères », dénonce Sylvaine Perragin, psychothérapeute et consultante1.

De nombreux autres experts alertent d’ailleurs sur la déstabilisation et la déshumanisation à l’œuvre dans l’instauration du flex : dispersion des équipes et appauvrissement de la communication (il faut s’envoyer des mails pour se retrouver, collègues ne se parlant plus que par messagerie), isolement des salariés, sentiment d’être interchangeable…

« On a sous-estimé l’attachement du salarié à son bureau, que l’on a présenté comme une valeur rétrograde, ringarde. Alors que c’est au fond un élément de l’identité professionnelle structurant », souligne Jérôme Chemin, qui a réalisé un guide méthodologique afin d’accompagner les équipes syndicales confrontées à cette question2. « Il s’agit d’être extrêmement vigilant dans la mise en place du flex. Cela doit s’appuyer sur une analyse très fine des besoins des salariés, une étape d’expérimentation et un possible retour en arrière si cela n’est pas satisfaisant. » Alors, le flex, effet de mode ou transformation durable du travail ? Trop tôt pour le dire, mais la plus grande vigilance est de mise afin d’éviter que le bureau ne devienne un enfer pour les salariés.

epirat@cfdt.fr

 photo © Andia

1.Auteure du Salaire de la peine. Le business de la souffrance au travail. Éditions du Seuil.

2. Disponible sur le site de la CFDT-Cadres. www.cadrescfdt.fr

 

     

Orange : un projet de flex revu et corrigé

Pour son futur siège à Issy-les-Moulineaux, en région parisienne (emménagement prévu au deuxième semestre 2020), Orange a voulu « passer au flex » ; mais pas n’importe comment. Une consultation a débuté courant 2018 en associant les organisations syndicales. Lesquelles ont largement permis de faire évoluer le projet, comme l’explique Erik Björk, représentant CFDT au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail.

D’un aménagement en flex intégral (aucun poste n’est défini ou attribué), le projet tient désormais compte des spécificités des métiers, de leurs besoins (13 % des postes sont attribués pour certaines fonctions et la CFDT aimerait faire monter le ratio à 30 %) et des équipes. «Nous avons “reterritorialisé” les espaces pour que les équipes puissent se regrouper. On n’est plus dans le flex sauvage où le premier arrivé est le premier servi.»

La CFDT a, en outre, alerté sur les inquiétudes des salariés (crainte de la dépersonnalisation des espaces de travail), sur les enjeux et les risques afférents à la mise en place du flex, notamment concernant les managers. « Ils vont être en première ligne pour réguler ces nouveaux espaces. Il faut les protéger. » La CFDT a plaidé pour que le passage en flex repose sur la base du volontariat « avec la possibilité d’élargir ensuite
si cela est satisfaisant ».

13 novembre 2019 |

#5novembre16h47, La CFDT refuse d’attendre 2189 pour que l’égalité salariale soit une réalité

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Publié le 05/11/2019
Par Béatrice Lestic, secrétaire nationale

Les femmes et les hommes naissent libres et égaux en droits, mais pas en termes de rémunération ! Symboliquement, à compter d’aujourd’hui 5 novembre 2019 à 16h47, les femmes françaises travailleront gratuitement.

L’inégalité salariale reste une réalité criante. Malgré les progrès législatifs, l’écart total entre les salaires des femmes et ceux des hommes est encore de 24% (17% si l’on compare en équivalent temps plein). À ce rythme, l’égalité salariale ne sera pas atteinte avant 2189 !

La CFDT est pleinement engagée dans ce combat pour l’égalité salariale, dans les entreprises et les administrations. Partout où ils le peuvent, les militants CFDT se saisissent des outils à leur disposition pour négocier des avancées concrètes en faveur des femmes discriminées.

Les employeurs publics ou privés ne peuvent se dédouaner de leurs responsabilités en la matière. Au-delà des bonnes paroles, l’exigence d’égalité entre les femmes et les hommes doit se traduire en actes, et en rémunérations. Rapidement !

6 novembre 2019 |

Métiers du grand âge : enfin une reconnaissance !

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Publié le 29/10/2019
Par Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale, Eve Rescanières, secrétaire générale CFDT Santé-sociaux, Claire Le Calonnec, secrétaire générale Interco-CFDT et Olivier Guivarch, secrétaire général CFDT Services

Le rapport de Myriam El Khomri sur l’attractivité des métiers du grand âge ouvre enfin des pistes pour sortir de la crise dramatique que connaît le secteur, tant dans les établissements que dans le maintien à domicile.

La CFDT en partage les constats. Elle invite le gouvernement à en prendre toute la mesure pour recruter, revaloriser et rémunérer les professionnels à la hauteur de ce qu’ils assument pour préserver la dignité de nos aînés.

Sans les moyens financiers exigés par le rapport, il est illusoire de prétendre faire face aux évolutions démographiques qui nous attendent et qui ont déjà commencé. C’est pourquoi le PLFSS 2020 qui ne les prend pas en compte doit être doté d’un volet rectificatif (PLFSS R) pour garantir à la grande loi annoncée sur la perte d’autonomie son effectivité. Il y a urgence.

Il relève aussi de la responsabilité des départements de s’engager clairement dans la prise en charge de la perte d’autonomie, pour garantir la dignité des conditions du travail des intervenants, et des personnes accompagnées sur tout le territoire, dans l’équité et dans l’égalité entre les femmes et les hommes. 

Les faits sont sur la table. Les employeurs du secteur doivent s’emparer vigoureusement de l’ouverture d’un chantier exigeant sur les conditions de travail, la prévention et la lutte contre la sinistralité, dans le cadre d’un dialogue social de proximité.

La CFDT est prête à s’engager dans les concertations et la conférence sociale annoncées par Agnès Buzyn. Elles détailleront, avec les partenaires sociaux, la mise en œuvre concrète des mesures qui ne pourront être abouties sans celles et ceux qui les vivent.

30 octobre 2019 |

Attaque de Bayonne: la haine est dangereuse

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Publié le 29/10/2019
Par Frédéric Sève, secrétaire national

La CFDT condamne fermement l’attaque perpétrée contre la mosquée de Bayonne qui a fait deux victimes.

Elle condamne aussi tout ce qui entretient aujourd’hui, en France, un climat dangereux de haine au sein de la communauté nationale.

L’intolérance dans les mots et les idées est toujours une voie de passage pour la violence dans les actes. Chacun doit aujourd’hui mesurer sa responsabilité face aux dérives possibles qui menacent la paix civile.

La CFDT exprime sa plus grande sympathie aux victimes et à leurs proches, aux Français de confession musulmane et à la population de Bayonne.

30 octobre 2019 |

CFDT « 70 000 pois chiche » à EKIDEN Grenoble

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Les militants CFDT ont participé brillamment ce dimanche 20 octobre à l’épreuve de l’EKIDEN…

L »EKIDEN » est organisé par GIANT innovation Campus, cette épreuve est consacrée chaque année à une association locale. En 2019, au bénéfice de l’association « DON du SANG » en Isère.  L’ekiden est un marathon (42,195 km) en relais de 6 coureurs. Les distances sont imposées et sont réalisées par 6 coureurs différents dans l’ordre suivant : 5 km, 10 km, 5 km, 10 km, 5 km, 7,195 km.

Deux équipes CFDT de 6 coureurs relevaient le défi dans le cadre du challenge  » 70 000 pois chiche » lancé par l’URI CFDT . Celle-ci vise à augmenter son nombre d’adhérents à 70 000 d’ici le prochain congrès de juin 2020.

Cette journée s’est déroulée  dans la bonne humeur et a rassemblé près de 760 équipes. Nos militants CFDT ont montré leur motivation et ont porté haut les couleurs et les valeurs CFDT.

 

20 octobre 2019 |

Offensive contre les Kurdes, l’Union européenne doit mettre fin à l’accord sur la migration avec la Turquie

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Par Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT

La CFDT condamne fermement la guerre menée par la Turquie au nord de la Syrie.

Sous prétextede prévenir la formation d’un corridor terroriste à sa frontière méridionale et avec l’objectif à peine voilé de frapper tout embryon d’émancipation du peuple kurde, la Turquie déstabilise encore plus une région déjà éprouvée par des années de guerre au détriment du droit international.

Alors que seule une solution politique en vue d’une transition démocratique peut répondre aux besoins de sécurité et de stabilité des habitants de la région, cette opération militaire turque risque d’embraser la région et d’aggraver la situation déjà critique des populations déplacées.

La CFDT se joint à l’appel de la Confédération européenne des syndicats aux leaders européens de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour arrêter l’invasion turque du nord de la Syrie.

La CFDT appelle à mettre un terme à l’accord sur la migration de l’Union européenne avec la Turquie et de ne pas céder au chantage au flux migratoire d’Erdogan.

Les valeurs européennes doivent être au-dessus des calculs politiques.

11 octobre 2019 |

Journee internationale du travail décent EN FRANCE COMME AILLEURS, IL FAUT AGIR POUR LES TRAVAILLEUSES ET LES TRAVAILLEURS !

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Ce 7 octobre 2019 est la journée internationale du travail décent. Cette journée reste indispensable pour continuer de mettre en lumière les difficultés rencontrées par les travailleuses et travailleurs sur l’ensemble de la planète, difficultés concernant leurs rémunérations, leurs conditions de travail mais aussi leur émancipation individuelle et collective dans un monde du travail où la démocratie est souvent prise en défaut.

Le thème retenu cette année « Investir dans les soins pour l’égalité de genre ». Il met en évidence la situation des femmes au travail qui sont celles qui assument le plus souvent des activités de soins, parfois de façon informelle. Cette thématique fait forcément écho à la situation actuelle en France, dans le secteur de la santé, notamment les hôpitaux et les EPHAD, dont les travailleurs, et le plus souvent les travailleuses, continuent de subir des conditions de travail délétères, qui mettent en danger leur santé et celle de leurs patients.

Toujours en France, la précarité due au contrats courts ou aux temps partiels subis génère de plus en plus de travailleuses et travailleurs pauvres, qui même en ayant une activité salariée vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Ils sont plus d’un million en France. Quant aux conditions de vie au travail et de rémunération des travailleurs des plateformes, indépendants juridiquement mais dépendants économiquement, la décence de leur travail reste à démontrer. Ils sont nombreux à subir des conditions de travail déplorables et sont tributaires des exigences posées par la plateforme dont ils dépendent.

Pour la CFDT, la journée mondiale du travail décent 2019 doit contribuer à la réflexion sur les évolutions indispensables des droits des travailleuses et des travailleurs partout dans le monde mais aussi de faire que les travailleuses et travailleurs en France puissent être acteur de leur travail mais aussi plus largement dans la société. C’est le sens des propositions que la CFDT fait au gouvernement et au Medef.

9 octobre 2019 |

Parler d’immigration : Oui, mais autrement !

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La question migratoire n’est pas un tabou, mais la manière d’en parler n’est pas neutre. L’organisation d’un débat à l’assemblée nationale lundi 7 octobre a montré que ce sujet mérite bien mieux, en y associant tous les acteurs sociaux pour sortir du strict cadre partisan.

 

Voilà des années que les gouvernements successifs partent d’un postulat selon lequel l’affichage d’une politique migratoire restrictive à l’égard des droits des migrants est la seule que l’opinion pourrait entendre, et l’unique façon de gagner des voix sur l’extrême droite. Ce postulat est un contresens, qui relègue certains enjeux prioritaires au second plan, et prive les Français de la parole de raison et du débat sincère qu’ils méritent.

 

Parler d’immigration, oui, mais pour construire une véritable politique d’insertion de celles et ceux qui ont obtenu le droit de résider sur notre territoire, pour repenser l’accueil des demandeurs d’asile et résorber les campements insalubres dans lesquels tentent de survivre nombre d’entre eux, et pour améliorer la prise en charge, dès leur arrivée sur le territoire, des mineurs isolés étrangers dans l’intérêt supérieur de l’enfant.

 

Parler d’immigration, oui, mais ceux qui travaillent au plus près des questions migratoires (les policiers, les agents des préfectures, les travailleurs sociaux mais aussi les militants) n’ont pas besoin qu’on empile les normes et les dispositifs. Ils ont besoin d’un droit lisible, applicable, bâti sur les règles éthiques qui cimentent notre société.

 

Parler d’immigration, oui, mais pour permettre aux fonctionnaires de la République d’appliquer le droit sans renier leurs valeurs et afin d’assurer l’accès aux Préfectures pour les personnes migrantes dans le respect de leurs droits.

 

Parler d’immigration, oui, mais pour faire cesser l’enfermement inutile en centre de rétention administrative de personnes qui, comme le constatent régulièrement les juges, n’ont pas à y être. De même, il faut arrêter les tracasseries dont les citoyens qui apportent une aide humanitaire sont l’objet (multiplication des PV, mise en garde à vue, accusations diverses d’entrave, de rébellion, de trouble à l’ordre publique), en respectant le principe de fraternité reconnu par le Conseil constitutionnel en juillet 2018.

 

L’envahissement ne menace pas la France, pas plus que le grand remplacement. Aucune politique ne peut être soutenable si elle est appuyée des préjugés et des peurs plutôt que sur la raison.  Alors débattons de l’immigration, mais en laissant aux extrémistes de droite leurs obsessions.

 

Le Président dit vouloir être « progressiste et pragmatique » : nous sommes prêts à proposer des solutions en ce sens, loin de la surenchère anti-immigration qui nuit à la cohésion du pays.

9 octobre 2019 |

CSE, Comités sociaux et économiques, un recul du dialogue social

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Conférence de presse du mardi 1er octobre

SOMMAIRE

 •  Introduction

 •  Quelques chiffres sur la mise en place des CSE

•  Typologie CFDT des accords de mise en place des CSE 

 •  Présentation des entreprises UES Korian, UES But et Marionnaud

 •  Les propositions de la CFDT

Dossier de presse

La CFDT constate un réel appauvrissement du dialogue social dans bon nombre d’entreprises. De nombreux comités sociaux et économiques ne sont toujours pas installés, mais il est encore temps de redresser la barre.Mis en place par les ordonnances de septembre 2017, et ayant vocation à instaurer une nouvelle organisation du dialogue social, le comité social économique est loin de tenir cet objectif. Lors de la concertation qui a débouché sur les ordonnances, la CFDT privilégiait une organisation du dialogue social modulable par accord dans l’entreprise. Le législateur n’a pas retenu ce choix qui permettait de parler de la qualité du dialogue social au lieu de se focaliser sur la question des moyens. La CFDT grâce à ses militants tient un suivi de la mise en place des CSE. L’installation des CSE a démarré timidement début 2018 et aujourd’hui encore l’objectif est loin d’être atteint : 42 594 CSE sont installés, mais nombreux sont encore les établissements dépourvus de CSE. Par ailleurs, la CFDT estime que plus de 9 CSE sur 10 sont mis en place sans accord. Baisse des moyens, perte de proximité, centralisation des instances, minimisation de la dimension santé et sécurité, éviction des suppléants, augmentation de la charge de travail des élus, voici quelques-uns des effets du CSE sur le dialogue social. D’ailleurs, le comité de suivi des ordonnances, a lors de sa séance de septembre dernier présenté les résultats d’une enquête de terrain qualitative menée par Orseu et Amnyos. Cette enquête conforte l’analyse faite par la CFDT et le bilan d’étape du comité de suivi des ordonnances réalisé en juin 2019 : une mise en place des CSE calquée le plus possible sur l’organisation actuelle, une rationalisation des moyens… La CFDT dresse le constat d’un véritable recul du dialogue social, là où la loi de ratification des ordonnances dans son exposé des motifs prônait de « mettre en place une nouvelle organisation du dialogue social dans l’entreprise et favoriser les conditions d’implantation syndicale et d’exercice de responsabilités syndicales, applicables aux employeurs et aux salariés ». Face à cette situation qui se dégrade, au dialogue social qui s’appauvrit, la CFDT accompagne les militants grâce à différents outils, mais formule aussi des propositions très concrètes.

 
4 octobre 2019 |

Sécurité sociale : la CFDT dit non au PLFSS 2020

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Par Jocelyne Cabanal, secrétaire nationale de la CFDT

Le gouvernement a confirmé son intention de ne pas compenser à la Sécurité sociale la perte de ressources de 3,3 Md€ induite par l’exonération des cotisations sociales salariales sur les heures supplémentaires, l’introduction d’un taux intermédiaire de CSG sur les revenus de remplacement et les réductions de forfait social prévues dans la loi Pacte.

Il remet ainsi en cause les principes d’autonomie et d’un financement exclusif affecté à la Sécurité sociale. La CFDT ne peut l’admettre.

Les conséquences sont immédiates : le déficit explose artificiellement et accroît la pression sur les dépenses :

  • pour la deuxième année consécutive, les prestations familiales et de logement n’augmenteront que de 0,3 %.
  • fortement mis à contribution depuis deux ans – pas de revalorisation des pensions en 2018, hausse de seulement 0,3 % en 2019, hausse de la CSG – les retraités connaîtront, pour un tiers d’entre eux, une nouvelle perte de pouvoir d’achat en 2020.
  • l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam), fixé à 2,3 %, soit la moitié de sa hausse tendancielle, maintient une pression insoutenable sur le personnel hospitalier et rend impossible d’enrayer la dégradation des conditions d’exercice qu’il subit année après année.

Certes, comme chaque année, le PLFSS contient des mesures positives comme l’indemnisation du congé de proche aidant ou la garantie de versement des pensions alimentaires.

Mais les atteintes à l’autonomie de la sécurité sociale, l’ampleur des économies réalisées au détriment de millions de ménages et des conditions d’exercice des professionnels hospitaliers conduiront la CFDT à voter contre ce PLFSS lors des consultations des caisses de Sécurité sociale.

4 octobre 2019 |

DÉCÈS de Jacques CHIRAC: LA CFDT SALUE LE RÉPUBLICAIN DE CONVICTION

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La CFDT s’incline devant la mémoire de Jacques Chirac. Elle salue l’homme qui a marqué la vie politique française et internationale pendant plusieurs décennies.

L’histoire en dressera le bilan. La CFDT veut souligner son engagement pour l’avenir de la planète affirmé au sommet de Johannesburg qui s’est concrétisé dans l’inscription de la charte de l’environnement et du principe de précaution dans la Constitution.

 

Au-delà des désaccords et de conflits sociaux parfois âpres, elle retient que Jacques Chirac a toujours reconnu le rôle des organisations syndicales et des corps intermédiaires dans la vie démocratique du pays. C’est sous sa présidence qu’a été inscrit dans la loi la négociation préalable des modifications législatives du Code du travail.

 

C’est un républicain de conviction qui a toujours refusé les compromis avec ceux qui promeuvent le racisme et la xénophobie auquel la CFDT rend hommage. 

30 septembre 2019 |

Journée d’action des retraités le 3 octobre, “Pour les retraités, il y a rupture du contrat social”

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La CFDT Retraités appelle à une journée d’actions le 3 octobre. Dominique Fabre, secrétaire générale de l’UCR et membre du Bureau national nous en explique les raisons.

Quelle est l’ambiance à l’UCR trois mois après son Congrès de Bordeaux ?

Le Congrès a permis de prendre le pouls de nos militants. Ils sont partagés. Je dirai qu’ils sont à 20 % satisfaits des mesures gouvernementales et à 80 % dans la grogne. On a obtenu une revalorisation du minimum contributif. Elle est annoncée mais sans plus de précision. C’est une satisfaction car la CFDT est la seule organisation à se battre depuis longtemps pour ça. Les 80 % de grogne proviennent d’une accumulation de décisions gouvernementales.

Lesquelles ?

Il y a eu d’abord le gel des pensions en 2018. Puis nous avons eu le report de l’augmentation des pensions d’octobre 2018 à janvier 2019. Ensuite la CSG qui n’est toujours pas compensée pour les retraités qui sont au-dessus de 2 000 €. Enfin le gouvernement a annoncé une revalorisation des pensions au taux de l’inflation pour les retraites en dessous de 2 000 €. A ce jour, nous n’avons pas plus d’information. Est-ce que ce sera dans le PLFSS 2020 ? Mais de plus, les retraités au-dessus de 2 000 € n’auront quant à eux que 0,3 % d’augmentation. C’est la double peine ! C’est la première fois qu’un gouvernement réévalue le niveau des pensions en différenciant les retraités. Sous la présidence de Hollande, une prime de 40 € avait été attribuée aux pensions les plus basses mais ça n’était pas au détriment des autres. Enfin ajoutons que nous maintenons notre revendication de la ré-indexation des pensions sur le salaire moyen et non sur l’inflation comme c’est le cas aujourd’hui pour une partie d’entre elles.

Est-ce la raison pour laquelle l’UCR appelle à une journée d’action le 3 octobre ?

Oui car nous considérons qu’il s’agit là d’une rupture du contrat social. Les salariés paient, les retraités ont durant leur vie active payé pour avoir droit à une retraite à un moment donné, et là on leur annonce qu’on change les règles. Résultat : les retraités CFDT n’ont plus confiance dans ce gouvernement.   

Quelle forme va prendre cette journée d’actions ?

La CFDT Retraités ira seule à cette journée d’actions qui sera décentralisée. Notre objectif est de toucher les représentants de l’Etat ou de la République, les préfets ou les députés. Il y aura des manifestations, des distributions de tracts avec nos argumentaires, communiqués de presse, conférences de presse, des rassemblements avec des débats quand ce sera possible. En fait, chaque organisation de l’UCR fera selon ses moyens. En Ile-de-France, l’URR a décidé de s’installer devant France Télévisions à Paris en partant du principe que si les médias ne vont pas à elle, elle irait aux médias. Il y aura un pique-nique et une prise de paroles.

Qu’attendez-vous de cette journée d’actions ?

Une prise de conscience du gouvernement qui en revalorisant seulement une partie des retraités crée ainsi une discrimination au sein de cette population au regard de la loi qui prévoit une ré-indexation des pensions sur l’inflation. J’avais écrit en juin 2017 au nom de l’UCR une lettre au Premier ministre qui avait annoncé à cette époque que la CSG ne serait pas compensée pour les retraités. Elle lui expliquait que les retraités n’étaient pas les nantis qu’on laissait imaginer. Nous n’avons même pas eu une réponse. Depuis, il a tout de même confié à la députée LREM Audrey Dufeu-Schubert une mission pour améliorer la place et l’image des personnes âgées dans la société. Nous avons fait parvenir à cette députée le livre « Retraités et acteurs dans la société » publié par l’UCR qui met en valeur l’engagement d’une trentaine de militants CFDT dans la société*. À ce jour pas de retour.

La loi Grand âge est à venir dans les prochains mois. Qu’en pensez-vous ?

Nous avons salué le rapport Libault qui correspond à ce que la CFDT Retraités en attendait. Il fait des propositions sur le financement en utilisant en particulier les recettes de la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Depuis, nous n’avons eu aucune indication sur les intentions du gouvernement en la matière si ce n’est des prises de position avant l’été de quelques membres de la majorité se prononçant pour un deuxième jour de solidarité ou l’allongement de la durée de cotisation. Nous serons très attentifs aux annonces !

Propos recueillis par dblain@cfdt.fr  

18 septembre 2019 |

Pacte Ambition IAE : tenir le pari de l’inclusion

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Par Marylise Léon, Secrétaire générale adjointe

L’Insertion par l’Activité Economique concerne aujourd’hui 140 000 personnes éloignées de l’emploi, accompagnées vers et dans l’emploi. Pour la CFDT, il s’agit d’un des dispositifs indispensables de la politique de l’emploi, en répondant aux besoins d’une partie des demandeurs d’emploi longue durée, notamment très éloignés de l’emploi.

Ce pacte est ambitieux, nécessaire et attendu depuis des années. Il reconnait le travail réalisé au quotidien par ces structures d’insertion qui proposent des mesures concrètes pour accélérer l’inclusion par le travail.  

Avec le Pacte ambition IAE présenté ce jour, ce seront 240 000 personnes qui bénéficieront d’ici 2022 de cet accompagnement et auront ainsi la possibilité de remettre un pied dans l’emploi. La CFDT salue la volonté du gouvernement de porter cet objectif et d’y consacrer un budget plus conséquent.  

Outre ces propositions, le pacte sera une réussite si tous les acteurs politiques (Etat, Conseils régionaux, Conseils départementaux), institutionnels et les entreprises s’impliquent pour l’inclusion active.

La CFDT s’investira dans la mise en œuvre concrète de ce pacte avec trois objectifs : améliorer l’accompagnement des personnes les plus éloignées de l’emploi,  faire évoluer toutes les entreprises pour les rendre plus inclusives et développer la qualité du dialogue social dans les structures de l’IAE.

Pour la CFDT les travailleurs en insertion doivent eux aussi  bénéficier d’une représentation et d’un dialogue de qualité. 

Ce sont bien l’ensemble des acteurs concernés qui doivent se mobiliser et faire le pari de l’inclusion pour toutes et tous.

12 septembre 2019 |

Marche mondiale pour le climat : tous mobilisés pour une transition juste !

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Par Philippe Portier, secrétaire national de la CFDT

Face à l’urgence climatique et sociale, la CFDT appelle à la mobilisation générale pour le climat le samedi 21 septembre !

Rappelons que le défi à relever pour l’humanité est considérable. D’ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer de 25 % pour contenir le réchauffement climatique à 2 degrés et, si nous voulons tenir l’objectif de + 1,5° C, la baisse devra être supérieure à 50 %.

Ce sont nos modes de consommation, de déplacement, de production, de travail qu’il nous faut adapter à ce défi commun tout en ne pénalisant pas les moins favorisés. Il s’agit de notre responsabilité collective. Mais il n’y a pas de fatalité.

Chacun d’entre nous peut agir, à son niveau, pour changer la donne : Au quotidien, en interpellant sa direction dans son entreprise ou son et administration, en choisissant d’investir son épargne dans la transition écologique et sociale…

Lors du Sommet action climat, le 23 septembre, l’ONU va rassembler les chefs d’Etat du monde entier pour les inciter à prendre les mesures à la hauteur de ces enjeux.

Soyons au rendez-vous pour peser sur les décisions des dirigeants du monde entier. La CFDT soutient les marches des jeunes pour le climat du 20 septembre qui marquent ainsi leur volonté d’agir pour notre avenir et appelle tous les travailleurs à se mobiliser le 21 septembre. Parce qu’il n’y a pas d’emploi sur une planète morte, marchons pour le climat et une transition juste ! 

12 septembre 2019 |

Victimes de féminicides : agir maintenant

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Publié le 02/09/2019 Par Béatrice Lestic, secrétaire nationale de la CFDT

Le Gouvernement réunit, mardi 3 septembre, le Grenelle des violences conjugales. La CFDT accueille positivement cette initiative alors même que l’ampleur de la catastrophe s’illustre dans l’insupportable comptabilité des femmes assassinées depuis le début de l’année par leurs conjoints ou ex-conjoints : une centième victime est morte ce week-end.

La CFDT salue le travail des associations qui œuvrent quotidiennement sur le terrain et assurent l’accueil, l’accompagnement ou encore l’hébergement des victimes. Toutes ont déjà fait de nombreuses propositions pour lutter contre les violences conjugales et les féminicides.

Au-delà de la nécessaire concertation, le Grenelle doit être le temps des engagements : à travers le renforcement des politiques publiques, la mise en place d’un plan d’action interministériel (police, gendarmerie, justice, santé, social) et une augmentation significative des financements pour permettre aux associations de pérenniser et développer leur action.

La CFDT rappelle que la souffrance et les difficultés des victimes des violences conjugales ne restent pas aux portes des entreprises et des administrations. L’OIT a d’ailleurs adopté en juin dernier une convention portant des recommandations explicites. Nous sommes dans l’attente d’une concertation tripartite dans le cadre de la ratification et de la transposition des dispositions de cette convention.

4 septembre 2019 |

Réforme des retraites : Une nouvelle concertation s’engage

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La réforme des retraites va marquer la rentrée sociale 2019. Après avoir rendu publiques les préconisations du rapport Delevoye le 18 juillet dernier, le gouvernement ne semble pas vouloir ralentir le rythme.

Les 5 et 6 septembre, le Premier ministre recevra l’ensemble des partenaires sociaux pour lancer une nouvelle phase de concertation et ainsi préparer la rédaction d’un projet de loi prévu à la fin de l’année. En parallèle, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, vient d’annoncer l’organisation d’une consultation citoyenne sans donner plus de détails. « Après cette rencontre, nous devrions avoir une vision plus précise des intentions du gouvernement, à la fois sur le calendrier et sur la manière dont il compte travailler avec nous, espère Frédéric Sève, secrétaire national de la CFDT. Le rapport Delevoye constitue une base de travail solide sur laquelle les discussions peuvent s’engager pour construire ce nouveau régime universel. Toutefois, si nous avons souligné la qualité de ce travail, de nombreux points nécessitent encore d’être précisés ou revus. »

Les points de vigilance

Si la CFDT partage l’ambition de créer un régime universel, elle reste en effet vigilante à ce que cette réforme soit bien l’occasion de créer un système plus juste qui prenne mieux en compte la pénibilité du travail et s’attaque à la question du minimum de pension. Par rapport aux préconisations du rapport Delevoye, la CFDT revendique notamment qu’une carrière complète conduise à une pension au niveau du Smic alors que rapport ne parle que de 85 %. L’instauration d’un âge d’équilibre collectif à 64 ans, différent de l’âge de départ légal à 62 ans, a été dénoncée d’emblée par la CFDT comme inutile et injuste. Enfin, la concertation qui s’annonce doit préciser la durée de la période de transition entre les deux systèmes et garantir que les droits acquis par les salariés au cours de leur carrière soient bien conservés.

Alors que plusieurs organisations syndicales appellent déjà (en ordre dispersé) à la grève ou à la manifestation en septembre (les pilotes le 16 septembre, FO le 21 septembre, CGT et Sud Rail le 24), la CFDT continue de faire le choix de la concertation. « Il y va de notre capacité à faire évoluer notre système de protection sociale pour qu’il soit plus juste et plus solidaire », rappelle Laurent Berger.

jcitron@cfdt.fr

4 septembre 2019 |

Hong Kong : Défendre les libertés

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La CFDT joint sa voix à celle de la Confédération Syndicale Internationale et à celle de la Confédération des syndicats de Hong Kong (HTCTU) pour que cessent la répression et les violences policières à l’égard des manifestants qui pacifiquement depuis le mois de juin réclament inlassablement plus de liberté et de démocratie.

Solidaire des syndicalistes de Hong Kong, il est, pour la CFDT, primordial de respecter la liberté de réunion et d’expression. Nous exigeons avec eux la libération des manifestants arrêtés et une enquête indépendante sur les violations des droits de l’homme commises par la police.

À Hong Kong, comme partout dans le monde, la CFDT défend les mêmes valeurs, les mêmes libertés, les mêmes droits.

C’est pourquoi la CFDT soutient les revendications de la HKCTU : le retrait de la loi sur l’extradition ; la libération des manifestants arrêtés sans inculpation ; le retrait par les autorités de la qualification « d’émeutes » des manifestations du 12 juin ; une enquête indépendante sur les violences policières et les abus de pouvoir ; et le recours au suffrage universel.

L’escalade de la violence doit cesser pour laisser place au respect des droits et des libertés.

La CFDT appelle l’Europe à exprimer cette exigence auprès des autorités et elle adresse également une lettre à l’Ambassade de Chine à Paris.

4 septembre 2019 |

Pacte du pouvoir de vivre : Le Premier ministre annonce un changement de méthode

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Publié le 27/08/2019 Par Didier Blain

Les 19 organisations signataires du Pacte pour le pouvoir de vivre (31 supplémentaires l’ont rejoint depuis), dont la CFDT, étaient reçues, à leur demande le 27 août au matin par le Premier ministre à Matignon.

Le but était de faire le point sur les mesures d’urgence préconisées dans le cadre du pacte. Ces mesures portent sur les points suivants : les logements indignes, l’impact des politiques publiques sur les plus pauvres, le relèvement des minima sociaux, un projet de loi de finance écologique et social, un projet de loi solidaire, des demandes d’asile pour les migrants, des mesures pour le grand âge, une généralisation des maisons de services au public.

« Le Premier ministre a annoncé un changement de méthode et des rencontres régulières avec les ministres concernés par les différents sujets. Mais nous attendons maintenant des actes concrets », a déclaré Laurent Berger à l’issue de cette rencontre. Ce que confirme Christophe Robert, le délégué général de la Fondation Abbé-Pierre : « Le gouvernement a ouvert la porte. On a un calendrier de travail avec le Premier ministre et les ministres présents à cette réunion [Santé, Travail, Écologie et Transports] pour les trois mois à venir sur les retraites, la transition écologique, l’autonomie des personnes âgées. Mais sur nos urgences comme les minima sociaux, les passoires énergétiques, le gouvernement n’a pas dit qu’il allait mettre davantage de moyens. Donc on reste vigilants. »

Un Tour de France du Pacte

Auparavant, les 19 organisations avaient eu un long échange de plus de deux heures avec Édouard Philippe au cours duquel Laurent Berger a appelé le gouvernement « à co-construire des politiques » avec les organisations du Pacte du pouvoir de vivre car « sur tous les défis auxquels la France est confrontée, nous avons une expertise et une capacité de mobilisation et peut-être même d’entraînement. »

Le secrétaire général a annoncé la mise en place prochaîne d’un Tour de France du Pacte qui sera l’occasion « de rencontres avec les citoyens (pour débattre et les associer) mais aussi des élus locaux pour qu’ils s’engagent à mettre des propositions du Pacte dans leur programme pour les municipales. » Enfin, il a redit l’objectif du Pacte « de redonner de la force et des perspectives à l’action publique, à la mobilisation collective sans laquelle un pays n’a pas d’avenir » mais pour cela « nous avons besoin d’un engagement symétrique de la part du gouvernement », a-t-il conclu.

dblain@cfdt.fr 

4 septembre 2019 |

« Réforme des retraites : l’exécutif face à ses responsabilités ».

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Ce jeudi 18 juillet 2019, Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR), a présenté aux partenaires sociaux ses préconisations sur la réforme des retraites avant de les remettre au Premier ministre. Ce moment marque la fin d’une première étape de la concertation initiée il y a plus d’un an et dans laquelle la CFDT a pris toute sa part.

La CFDT revendique une réforme globale du système de retraites depuis de nombreuses années. La parole de la CFDT tout au long de la concertation s’est appuyée sur les 120 000 répondants de l’enquête Parlons Retraites, traduits dans le Manifeste pour les retraites, publié en octobre dernier. La CFDT souhaite souligner la qualité de la méthode choisie qui a permis de prendre le temps de la discussion. Le débat a été constructif et de qualité, et l’écoute a été réelle. Le premier résultat de cette concertation est de montrer qu’ilest possible de construire une réforme de cette ampleur sans mesures punitives. Le système envisagé, plus contributif et plus juste, doit profiter aux travailleurs les moins favorisés, ceux qui ont les carrières les plus heurtées et les moins dynamiques. Il reste cependant à préciser le processus exact de transition et de garantie des droits acquis. C’est maintenant au Gouvernement de se prononcer sur la réforme qu’il veut conduire, et de décider s’il veut saisir l’occasion pour répondre à lademande de progrès social que porte la CFDT. Plus particulièrement, il devra se prononcer sur : – Une prise en compte complète de la pénibilité au travail. Il s’agit d’un élément essentiel de justice sociale : nous ne serons pas tous égaux devant la retraite tant que nous ne serons pas tous égaux devant le travail. La retraite est liée au travail, mais nous ne sommes pas tous égaux devant le travail. La CFDT restera mobilisée pour que cette question soit abordée.

– Le développement de la retraite choisie et progressive. L’aménagement des fins de carrières est une revendication partagée par l’ensemble des salariés, parce qu’on ne travaille pas à 60 ans de la même manière qu’à 30 ans.

– Un effort soutenu en direction des basses pensions. Porter le minimum de pension à 85% du SMIC ne pourra suffire pour répondre aux inégalités et aux discriminations qui persistent sur le marché du travail, notamment en défaveur des femmes.

Par ailleurs, la CFDT se félicite de l’intention du Gouvernement de ne pas insérer dans le projet de financement de la sécurité sociale pour 2020 de mesures paramétriques visant notamment à accélérer la réforme Touraine. Cette intention restera à confirmer à la rentrée. Par ailleurs, si le retour à l’équilibre du système de retraites en 2025 peut être visé, la CFDT estime que cela ne nécessite pas de mesures paramétriques: le déséquilibre du système ne provient pas d’une non maitrise des dépenses, mais de ressources qui ont diminué du fait de choix indépendants du système de retraite.

La CFDT réaffirme son opposition à la mise en place dans le nouveau système de retraites d’un âge de référence collectif uniforme, quelle que soit la carrière du salarié, ce qui serait injuste et injustifié.

La CFDT se satisfait du travail collectivement accompli jusque-là. Mais elle continuera de peser dans la deuxième phase de concertation qui va s’ouvriren amont de l’écriture du projet de loi. Elle y portera son exigence de justice sociale particulièrement en faveur des plus pauvres, des femmes et des jeunes et s’attachera à la création dans cette réforme de droits nouveaux dignes de la retraite duXXIème siècle.

18 juillet 2019 |

BAREME PRUD’HOMMES – UN AVIS DE LA COUR DE CASSATION REGRETTABLE !

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La Cour de cassation a rendu mercredi 17 juillet 2019, son avis sur la conformité aux normes européennes et internationales du barème prud’hommes instauré parles ordonnances travail de septembre 2017. La Cour de cassation estime que le barème prud’hommes est conforme aux normes de l’OIT. Elle pointe le fait qu’en droit français, en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration et que le barème ne s’applique pas en cas de licenciement nul. Selon la Cour de cassation, le barème applicable à la détermination par le juge du montant de l’indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse est donc compatible avec les dispositions de l’article 10 de la Convention n°158 de l’OIT.

Pour la CFDT, cette décision est fortement regrettable. La CFDT est intervenue volontairement devant la Cour de cassation dans ces deux demandes d’avis. La CFDT a toujours vivement combattu les barèmes, dès les premières tentatives d’introduction en 2015. Pour la CFDT, ces barèmes portent atteinte au principe de réparation intégrale du préjudice et tel qu’issus des ordonnances, sont contraires aux normes internationales et européennes.

Pour la CFDT, il ne s’agit néanmoins que d’un simple avis de la Cour de cassation qui n’a pas d’autorité de la chose jugée. Il ne lie donc ni les Conseils Prud’homaux, ni les cours d’appel, ni même la Cour de cassation elle-même. Pour rappel, la CFDT est partie intervenante dans deux affaires pendantes devant les cours d’appel de Reims et de Paris, dont les décisions sontattendues avec impatience. Elle sera partie intervenante devant la Cour de cassation en cas de pourvoi pour faire valoir à nouveau sa position sur le sujet.

18 juillet 2019 |

Réforme de la santé au travail

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Communiqué de presse 12 juillet 2019 Réforme de la santé au travail: Communiqué commun des organisations syndicales de salariés (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) membres du GPO du COCT suite à l’échec de la réflexion commune avec les organisations patronales

Ce vendredi 12 juillet 2019 s’est tenue la dernière séance du COCT consacrée aux échanges entre organisations syndicales de salariés et d’employeurs en vue de l’ouverture d’une négociation ou d’une concertation en santé au travail. L’inflexibilité patronale sur la question du financement des services de santé inter-entreprises a d’emblée fermé toute possibilité de construction d’un texte commun. De leur côté, les organisations syndicales de salariés, déjà depuis 3 semaines, avaient fourni un texte consensuel. Il ouvrait ainsi la perspective d’une orientation commune, afin de préparer une réforme ambitieuse et d’ampleur à l’avantage de tous les travailleurs. Ainsi, après 4 mois de discussions, elles regrettent l’entêtement patronal qui cherchait à imposer aux organisations de salariés leurs lignes rouges, rompant ainsi avec la tradition du COCT de savoir faire émerger une réflexion partagée. Les organisations syndicales conservent comme boussole leur position commune, en vue de l’éventuelle réforme à venir ainsi que pour l’élaboration du Plan Santé au Travail n°4. Elles demeurent engagées dans toute forme de discussions qui viseraient à améliorer le système de prévention et de santé au travail.

La réforme de la santé au travail que veulent les organisations syndicales se veut ambitieuse et doit répondre à des finalités clairement identifiées et partagées qui, au final, doivent contribuer à améliorer notre système de prévention des risques professionnels afin de répondre de manière efficace aux besoins des travailleurs et des entreprises

La réforme doit intégrer une approche nouvelle de la prévention qui doit s’imposer pour contribuer à la construction de la santé des salariés. Elle doit aussi penser la réorganisation du système des acteurs pour répondre aux besoins des travailleurs et des entreprises dans un monde du travail en évolution. Le dialogue social doit être la pierre angulaire de la réforme de la santé au travail et des politiques de prévention.

I –L’ORGANISATION NATIONALE L’organisation du système se doit de répondre aux enjeux de la politique de santé au travail affirmés dans le PST3.A ce titre, c’est donc bien le contenu et le sens de la réforme qui doivent déterminer l’organisation institutionnelle du futur système et non l’inverse.La réforme doit engager tant le niveau national que le niveau régional/territorial et la place des partenaires sociaux doit être réaffirmée afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle et mobiliser tous les acteurs du travail, à tous les niveaux dans la définition et la construction des politiques de santé au travail.Du point de vue de la gouvernance globale du nouveau système de santé au travail, le maintien d’un pilotage politique fort est nécessaire:-Par le maintien du COCT et des CROCT dans le cadre d’un tripartisme d’orientation assumé et engagé,-Par une gouvernance des structures nationale et régionale dans le cadre d’un paritarisme également assumé et engagé.Les organisations syndicales tiennent à rappeler que les propositions d’orientations politiques et de fixation des objectifs de la politique nationale de santé au travail reviennent au COCT, qui a fait la preuve de sa pertinence et de sa capacité à co-construire, en lien avec la DGT, des orientations en matière de santé au travail au travers du PST3.C’est avec ce même état d’esprit qu’elles préparent leur investissement dans la construction à venir du PST4.Aussi, la réforme ne doit pas conduire à une étatisation complète du système de santé au travail, mettant à mal cette gouvernance nationale tripartite L’échelon national doit être le lieu de l’émergence et du développement des compétences collectives et de l’éclairage des politiques publiques de prévention en santé au travail.Ce niveau doit pouvoir également être celui des approches par secteurs professionnels,permettant l’appréhension des spécificités qui leurs sont inhérentes,dans ce cadre interprofessionnel.Il conviendra de préciser les opérateurs intégrant ce périmètre.

2 L’organisation du système doit passer par un dispositif de financement transparent, donnant les moyens aux ambitions portéesen matière de prévention. Ce financement doit être intégralement fléché et affecté à la prévention selon les axes des Plans Santé au Travail actuels et à venir,Un dispositif de contrôle indépendant et d’évaluation de l’utilisation des fonds parles différents échelons du système est à construire pour s’assurer de la juste redistribution des fonds.

II -ORGANISATION REGIONALE Elle s’appuie sur les CROCT qui sont légitimes en matière de gouvernance et de pilotage des politiques de santé au travail en région L’échelon régional/territorial doit répondre aux impératifs suivants: proximité et opérationnalité. Le maillage territorial infra régional devra être adapté aux réalités locales ou de bassins d’emplois, ce qui sous-entend qu’au préalable un diagnostic territorial, travaillé avec les partenaires sociaux,soit posé.L’échelon régional/territorial doit assumer un socle de missions obligatoires. Il conviendra néanmoins de préciser les missions de chaque structure au regard des besoins des travailleurs et des entreprises du territoire ainsi qu’au travers d’une vision collective et pluridisciplinaire de la santé au travail, organisée autour d’un cahier des charges de qualité et de performance déterminant le socle des prestations.Dans ce cadre, Il est essentiel de développer les collaborations et les synergies entre tous les acteurs autour d’un projet commun porteur de sens et permettant le développement de compétences opérationnelles.

III–LES SERVICES DE SANTE AU TRAVAIL INTERENTREPRISES Quelle que soit l’organisation régionale retenue, les missions aujourd’hui dévolues aux services de santé au travail en entreprises doivent être évaluées et repensées au regard des enjeux de prévention et de réponse aux besoins des travailleurs et des entreprises posés dans cette réforme de la santé au travail. Les pratiques, les moyens humains et financiers et les capacités d’action des médecins du travail et de l’équipe pluridisciplinaire doivent être en cohérence avec ces enjeux. Des systèmes d’évaluation (suivi des salariés, conseil en entreprise, participation aux PRST…) sont indispensables pour y contribuer.La production d’indicateurs et de données en santé au travail ainsi que la production d’études épidémiologiques doivent être organisées en lien avec les organismes régionaux et nationaux.Le lien entre le médecin du travail et l’équipe pluridisciplinaire d’une part et les travailleurs et les représentants du personnels (lorsqu’ils existent) d’autre part doit être renforcé.Les TPE étant dépourvues d’Institutions Représentatives du Personnel, il est important d’apporter une réponse en termes de prévention et de suivi de la santé des travailleurs, en lien avec les CPRI et CPRIA.Les partenaires sociaux sont légitimes pour assurer le pilotage de la santé au travail au plus près de travailleurs et dans son opérationnalité.En aucun cas,une structure fédérative (tellePRESANSE) ne peut assurer un tel rôle.

IV-PREVENTION ACTIVE, PREVENTION PRIMAIRE Le PST3 a placé la prévention primaire comme un axe essentiel à investir en matière de santé au travail. La transversalité, la coordination et la coopération des acteurs doit être mise au service de l’ambition de faire de la prévention primaire une priorité et les offres de service «santé au travail»et «handicap»doivent y contribuer.Pour ce faire, il faut travailler à l’acculturation, la sensibilisation et la formation à la prévention des acteurs de l’entreprise y compris des managers et des dirigeants.L’accompagnement, la formation et l’outillage des entreprises et des travailleurs pour assurer la mise en œuvre de leur politique de prévention est primordiale.De plus, traçabilité des risques doit être un axe permettant d’assurer de manière concrète la santé et la sécurité des travailleurs.Les PRST, permettant la mise en œuvre d’actions concrètes de prévention, doivent être des supports à privilégier en régions.Une attention particulière doit être portée sur les TPE PME tant du point de vue du conseil que de l’accompagnement.

V-LES PUBLICS VULNERABLES La notion de public vulnérable doit être précisée afin de déterminer les publics concernés. Pour autant, les organisations syndicales retiennent deux déterminants permettant de les identifier à savoir les publics vulnérables au titre de la précarité de leurs parcours professionnels(CDD, intérimaires, demandeurs d’emplois…) et ceux au titre de la fragilité réelle ou supposée de leur état de santé physique et/ou psychique.La prise en charge des publics vulnérables ne peut se réduire à une approche individuelle, au cas par cas. Elle doit s’inscrire dans une approche collective dont les modalités, les moyens d’action et les finalités sont connus des travailleurs et des entreprises. Elle doit bénéficier de moyens adaptés et conduire à la coordination et à la collaboration des acteurs de prévention. Elle ne doit pas être source de discrimination ou générer du moins disant en matière de prévention et d’accompagnement des travailleurs concernés (cf. VIP apprentis)Par ailleurs, la réflexion autour des travailleurs concernés par les nouvelles formes d’emploi (plateformes, autoentrepreneurs, slashers…) doit pouvoir être initiée quant à la prise en charge de leur suivi médical et les actions possibles en matière de prévention.

VI-LASANTE PUBLIQUE, LA SANTE ENVIRONNEMENTALE, LA SANTE AU TRAVAIL La santé d’un travailleur doit être appréhendée de façon globale. Il apparait donc nécessaire d’élargir et d’articuler les connaissances en matière de santé publique,de santé environnementale et de santé au travail. Cela nécessite d’autoriser les regards croisés entre les «3» santés et d’organiser le recueil des données de santé ainsi que la traçabilité des expositions.Recueil de données de santé et traçabilité des expositions sont indispensables pour comprendre les impacts du travail sur la santé des travailleurs,développer des actions efficaces de prévention et alimenter la recherche.La notion de traçabilité doit s’inscrire au regard du parcours du travailleur et en organisant le lien entre le DMP et le DMST dans le strict respect du secret médical. L’approche croisée santé publique, santé environnementale, santé au travail doit permettre de construire l’accompagnement adapté du travailleur au bénéfice de sa santé et de son parcours professionnelsans porter atteinte à la vie privée du salarié.

VII –LA PREVENTION DE LA DESINSERTION PROFESSIONNELLELa prévention et notamment la prévention primaire doit participer de la prévention de la désinsertion professionnelle de par l’approche collective qu’elle sous-tend via le maintien en emploi. Elle doit être pensée dès l’entrée dans la vie professionnelle, par l’ensemble des acteurs, au travers d’actions de sensibilisation et formation des managers, des employeurs, des travailleurs et leurs représentants.Au-delà de ce postulat, il est indispensable d’organiser les parcours et accompagnement des individus et des entreprises en la matière. Ces parcours et accompagnements, pour qu’ils soient efficaces supposent d’une part une anticipation avec le repérage précoce d’un risque de désinsertion professionnel et d’autre part une opérationnalité et une fluidité des dispositifs.La coordination des différents intervenants et de leurs actions doit être organisée en gommant autant que faire se peut la prise en charge en silo au travers du statut du travailleurs (travailleur handicapé, invalidité, incapacité, inaptitude…).Une véritable politique de prévention de la désinsertion professionnelle doit permettre une continuité du parcours professionnel du travailleur.La prévention de la désinsertion professionnelle doit être développée en proximité des travailleurs et des entreprises et donc faire partie du socle de prestation au niveau territorial et local en articulation et en cohérence avec le socle de prestation«handicap».

VIII-LA QUALITE DE VIE AU TRAVAIL La qualité de vie au travail est un concept et une démarche récents qui nécessitent d’être réinterrogés. Il s’agit de se donner les moyens d’avancer plus avant sur le travail et la qualité du travail.L’approche systémique et transversale intégrant la santé au travail, la Qualité de vie au travail et la qualité du travail permet de mettre la prévention primaire au cœur des politiques de santé au travail.La participation et l’implication des travailleurs doit être prise en compte pour associer Qualité de vie au travail et Qualité du travail. L’analyse du travail réel et de son organisation doivent permettre de choisir les axes d’actions pertinents à investiguer dans le cadre du dialogue social d’entreprise, de branche et territorial.C’est pourquoi un label QVT ne peut répondre à ces enjeux, le dialogue social demeurant la modalité à privilégier pour mettre en dynamique les leviers de la qualité de vie au travail.L’ouverture d’une négociation sur la qualité de vie au travail doit s’envisager sur la base d’un bilan concret et objectif des apports positifs de l’ANI de 2013. Il s’agit alors de mettre en œuvre en priorité l’article 22 de l’accord qui prévoit un suivi de ce dernier permettant d’établir ce bilan pour envisager une nouvelle négociation sur cette thématique.

IX –LA REGLEMENTATION, L’EVOLUTION DES NORMES ET LE DIALOGUE SOCIAL La préservation de la santé et sécurité des travailleurs est un droit fondamental et intangible. La règlementation et les normes posent aujourd’hui des éléments en terme de repères pour appréhender les risques professionnels et constituent des balises quant à la judiciarisation de la santé au travail et donc des obligations quant à la responsabilité de l’employeur en la matière. Il ne peut donc être question de simplifier le code du travail au risque d’engendrer un risque supplémentaire pour la santé des travailleurs. Les actions de prévention dans l’entreprise doivent rester la meilleure garantie de non judiciarisation de la santé au travail. L’accompagnement des entreprises en ce sens par un outillage adapté, pédagogique et accessible, par des conseils en prévention et pour une acculturation en matière de prévention est à privilégier et à renforcer. La prévention ne peut se suffire d’un accompagnement de l’entreprise certes indispensable. Elle doit faire l’objet d’un dialogue social productif et de qualité à tous les niveaux.Dans ce cadre, le rôle et la place de la branche doivent être reposés tant du point de vue des principes conduisant à l’amélioration des conditions de travail dans leur champ que de la réglementation inhérente à leurs spécificités. L’évaluation positive des politiques et des actions menées doivent être un préalable à toute réflexion en matière d’allégement ou de simplification des règlementations et des normes. Elles doivent de plus permettre de s’assurer de l’application des dispositions législatives en vigueur en fournissant les moyens humains et financiers aux différents organismes en charge du contrôle.

X-LES INDEMNITES JOURNALIERES Derrière les indemnités journalières se cachent des arrêts de travail. A titre individuel, l’arrêt de travail est un indicateur de l’état de santé de la personne que celui-ci soit de longue ou de courte durée. Il peut générer un risque de désinsertion professionnelle qu’il faut traiter spécifiquement.Il serait illusoire de penser que traiter des arrêts de travail via une approche exclusivement individuelle et gestionnaire serait de nature à traiter positivement de la question des indemnités journalières.D’un point de vue collectif, l’indicateur «d’arrêts de travail» est révélateur de la santé de l’entreprise. C’est pourquoi il doit être appréhendé dans sa dimension collective en impliquant tous les acteurs de l’entreprise mais aussi les branches et les territoires. C’est dans cette dimension -dont les outils d’alerte et d’analyse sont à inventer -que la prévention, l’amélioration des conditions de travail et la qualité de vie au travail peuvent peser en faveur d’une réduction des arrêts de travail donc des indemnités journalières.L’arrêt de travail est un acte médical qui implique que le travailleur, en raison de sa pathologie ne peut travailler. Concernant les arrêts longs ou chroniques la priorité est de maintenir le salarié dans son emploi, de l’accompagner au mieux à son retour au travail pour prévenir et éviter toute désinsertion professionnelle. C’est seulement dans ce cadre et par le biais de l’accord du travailleur et du médecin que peuvent être envisagés l’aménagement du poste, du temps et de l’organisation du travail notamment au travers du télétravail comme solutions concourant au maintien d’une activité professionnelle et d’un arrêt de travail qui ne peut s’envisager qu’au travers du cadre général que constitue le temps partiel thérapeutique.

Les sujets ayant strictement trait à la gestion des indemnités journalières tel que le jour de carence ou la forfaitisation, ne sauraient trouver leur place dans la cadre de la réforme sur la santé au travail, dont l’objet de cette dernière est de mettre la prévention primaire au cœur de notre système de santé au travail.

XI –LES SUJETS COMPLEMENTAIRES :Les travaux du GPO tels que dictés par la lettre du premier ministre 12 mars 2019 n’ont pas permis d’approfondir certains sujets qui du point de vue des organisations syndicales méritent d’être abordés ou approfondis à savoir:La formation initiale et continue en santé au travail, les formations communes tant pour les acteurs de la prévention, les managers et les directions d’entreprises que pour les acteurs du dialogue social et les travailleurs.La collecte, et l’utilisation des données de santé(précaution, finalité, règlementation…)La possibilité d’expérimenter sur les questions de travail et de santé au travail dans un cadre sécuriséL’évaluation des politiques de prévention et plus largement de santé au travailLa prospective en matière de travail et de santé au travail au regard des évolutions du travail via l’introduction des nouvelles technologies, du vieillissement de la population au travail mais aussi des enjeux attractivités des métiers et des filières.

XII: CONCLUSION Les organisations syndicales sont attachées à ce que la réforme ait du sens, ce qui implique qu’elle ne pourra être menée dans la précipitation.Elle ne pourra pas non plus se faire sans les représentants des travailleurs et des entreprises qui doivent pour cela disposer des moyens humains et financiers pour pouvoir agir sur la santé au travail.Les partenaires sociaux et les ministères du travail, de la santé et des comptes publics se sont engagés à travers la convention d’objectif et de gestion de la branche risques professionnels. La mise en place de la réforme de l’organisation de la santé au travail au terme de cette convention permet d’une part de respecter les engagements pris dans le cadre de ce contrat et d’autre part de porter à bien ce projet ambitieux.Une réforme de la santé au travail de cette ampleur et portant de telles ambitions nécessite de prendre le temps de construire le futur système en associant l’ensemble des parties prenantes qu’elles soient des acteurs de l’entreprise, des partenaires sociaux, ou des organismes de prévention pour une appropriation et une compréhension du projet dans un rythme adapté. Cette exigence doit également être portée en direction des salariés des structures concernées via une conduite du changement adaptée et pertinente.Quelles que soient les modalités choisies, négociation ou concertation, elles ne peuvent remettre en cause la légitimité des partenaires sociaux sur les politiques de santé au travail.

17 juillet 2019 |

Dossier et conférence de presse du 17 juin 2019 « Les 8 mesures d’urgence »

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Dossier et conférence de presse du 17 juin 2019 « Les 8 mesures d’urgence »

Les 19 signataires du Pacte du pouvoir de vivre ont organisé une conférence de presse ce lundi 17 juin. L’objectif était de faire un premier bilan du Pacte trois mois après son lancement, de présenter les nouveaux soutiens (25, soit 44 organisations au total), et de réagir au discours de politique générale du Premier ministre en présentant « les huit mesures d’urgence qu’il aurait dû annoncer et qu’il doit mettre en œuvre ».

Vous trouverez ci-dessous le dossier de presse qui présente notamment ces huit mesures et les nouveaux soutiens.

Lors de cette conférence, Laurent Berger a également annoncé un Tour de France du Pacte de pouvoir de vivre qui vise à organiser une rencontre « Pacte » dans chaque région avec les militants, citoyens, élus locaux etc. L’objectif est de donner plus de visibilité aux initiatives sur les territoires et, pour ceux qui le souhaitent, de rédiger collectivement un Pacte territorial, notamment en vue des élections municipales.

Télécharger le dossier de presse

26 juin 2019 |

FONCTIONS PUBLIQUES – RENDEZ-VOUS SALARIAL 2019 : LES REVENDICATIONS DE LA CFDT

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Publié le 04/06/2019 Par CFDT-Fonctions publiques

Les années négatives pour le pouvoir d’achat dans la Fonction publique se suivent : gel  de la valeur du point, rétablissement du jour de carence, augmentation de cotisation retraite, modalités de compensation de la hausse de la CSG dégressive de fait à compte du 1er janvier 2020, refus de la mise en œuvre de la prime exceptionnelle.

Ce sont autant de signes du manque de reconnaissance des employeurs publics à l’égard des agents.

La CFDT Fonctions publiques a demandé que le rendez-vous salarial 2019 (pour les mesures qui s’appliqueront à compter de 2020) se tienne au mois de juin, avant les arbitrages budgétaires, conformément aux annonces faites en février dernier.

D’ores et déjà, la CFDT appelle le Gouvernement à construire et mettre en œuvre des mesures qui permettent une juste reconnaissance du travail, des compétences et de l’investissement professionnel de l’ensemble des agents publics. Donner à chacun le pouvoir de vivre, dans un cadre commun en protégeant notre avenir et celui des générations futures : c’est aussi le sens des propositions que nous portons.

Par ailleurs, la CFDT sera vigilante sur l’équité entre les trois versants de la Fonction publique. Il est inadmissible que certains agents soient tenus à l’écart des résultats d’un rendez-vous salarial.

26 juin 2019 |

ASSURANCE CHOMAGE Réforme d’injustice sociale

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Le Gouvernement vient de lever le voile sur le contenu de la réforme d’assurance chômage qu’il entend mettre en oeuvre par décret dans le courant de l’été. Comme la CFDT le craignait, des efforts inédits et colossaux seront exigés des demandeurs d’emploi, dont les allocations vont, pour certains, fortement baisser. Le Gouvernement confirme ainsi la réalisation de son plan d’économies de 3,5Md€ en moins de trois ans… La CFDT ne partage pas cette vision du Gouvernement qui a pour principal objectif de faire des économies en baissant les droits des demandeurs d’emploi !

Car ces annonces auront des conséquences directes et concrètes sur la vie quotidienne des demandeurs d’emploi. Elles pénaliseront tous les demandeurs d’emploi qui alternent périodes de chômage et d’emploi, le plus souvent des femmes et des hommes en situation de précarité ; les jeunes et les seniors qui peinent déjà à s’insérer sur le marché du travail ; les « cadres » qui se verront appliquer une dégressivité injuste et inefficace.

Pour la CFDT, le chômage n’est pas un choix ! Le système d’indemnisation chômage doit permettre de sécuriser les demandeurs d’emploi par un bon niveau d’allocation, tout en leur offrant un accompagnement personnalisé. La CFDT a toujours su prendre ses responsabilités pour assurer la pérennité du régime et construire des règles équitables.

Si la CFDT semble avoir été entendue sur le renforcement de l’accompagnement, en revanche, la mise en place du bonus-malus sur quelques secteurs seulement est incompréhensible. Alors que la modification des règles d’indemnisation fera de très nombreux perdants, cette demi-mesure de bonus-malus exonèrera de nombreux secteurs qui pourtant recourent abusivement aux contrats de moins d’un mois. Elle risque donc de n’avoir que peu d’effets sur le comportement des entreprises et leur responsabilité à agir concrètement sur la qualité des emplois.

Pour contester le contenu et les conséquences de cette réforme injuste, la CFDT appelle à un rassemblement le 25 juin prochain.

DÉCLARATION DE MARYLISE LÉON, SECRÉTAIRE GENERALE ADJOINTE DE LA CFDT

19 juin 2019 |

DÉFENSE DES CONCESSIONS HYDRAULIQUES : MANIFESTATION SUR LE BARRAGE DE ST EGRÈVE, le samedi 15 JUIN de 11h à 16h

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La société civile, à travers des élu(e)s, associations, comités et collectifs, commence à se mobiliser sur la privatisation des barrages. Une grande opération va être menée sur le barrage de St Egrève le samedi 15 juin.

Malgré tous les efforts déployés ces dernières années auprès des députés européens (Strasbourg, Chastang et Kembs notamment) pour faire connaitre les risques engendrés par la mise en concurrence des concessions, les problématiques de gestion du système électrique mais aussi de gestion de l’eau (deux ressources de première nécessité !), le sujet, qui commence à être connu dans la « sphère politique », est encore largement méconnu du grand public.

Aujourd’hui 1ere Organisation Syndicale représentative en France, la CFDT est de plus en plus sollicitée pour participer à des événements sur le sujet, et met à profit ces occasions de faire connaitre les risques de la mise en concurrence des aménagements hydro-électriques. C’est le cas la semaine prochaine sur le barrage de ST EGREVE : nous serons présents et nous serons ravis de partager cette journée avec vous pour défendre notre patrimoine hydraulique !

La CFDT tiendra un stand et c’est avec grand plaisir que nous vous y retrouverons ! La journée sera festive, entrecoupée de conférences et de rencontres humaines, qui sont aussi l’occasion de sortir du cercle habituel de notre entreprise. 

Votre équipe Cfdt

13 juin 2019 |

La CFDT réagit au DISCOURS de POLITIQUE GÉNÉRALE du Premier ministre : Assurance chômage, où est la justice sociale ?

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Depuis des mois la CFDT revendique une inflexion de la politique du gouvernement vers une nécessaire prise en compte de la transition écologique accompagnée d’une plus grande justice sociale. Le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, censé constituer l’acte 2 du quinquennat, pouvait donner le la de cette nouvelle orientation.

La CFDT prend acte de la feuille de route dessinée par le chef du gouvernement sur les questions environnementales. L’accélération écologique annoncée (projet de loi contre le gaspillage, contrats de transition écologique, mesures favorisant le recyclage ou limitant l’utilisation des plastiques, etc.) devra être très rapidement mise en place. Car si les grands sujets sont esquissés, nous jugerons aux actes. Quels moyens seront par exemple concrètement investis dans la rénovation thermique des bâtiments ? Et quand ? Sur ce sujet, il est plus que temps d’agir, vite et fort.

La CFDT approuve les ambitions formulées pour rapprocher les services publics de citoyens à travers la création à terme d’une maison France services par canton, les mesures en faveur des familles monoparentales, l’extension de la PMA à toutes les femmes. Mais les services publics nécessitent aussi des moyens humains et organisationnels : la situation dramatique des urgences et les nombreuses tensions dans les hôpitaux nous le rappellent aujourd’hui.

La CFDT ne peut en revanche accepter que dans le chapitre consacré à la justice sociale, soit intégrée une réforme de l’assurance chômage qui demande des efforts considérables à tous les chômeurs, notamment les plus précaires, et n’impose un bonus-malus qu’à cinq à dix branches professionnelles.

Elle ne peut accepter l’évocation, pour le régime des retraites, d’un âge d’équilibre identique pour tous qui n’est ni nécessaire financièrement ni juste pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt. Pour la CFDT, une telle mesure compromettrait l’équilibre du projet de réforme et le rendrait inacceptable.

Dans son discours, le Premier ministre a affirmé vouloir inaugurer un changement de méthode. L’heure est donc venue de recevoir toutes les organisations engagées dans les propositions du pacte social et écologique pour donner à chacun le pouvoir de vivre.

13 juin 2019 |

Elections européennes : construire une Europe sociale et écologique

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Dans toute l’Europe, la hausse de la participation aux élections du Parlement européen traduit l’importance accrue des enjeux européens pour les citoyens de l’Union : +8,35 points au niveau européen, +7,7 en France. La question européenne se trouve ainsi renforcée dans le débat public. La plupart des Européens comptent sur le Parlement européen et sur l’UE pour faire face aux défis de demain.

En effet, même si les résultats montrent une poussée eurosceptique, celle-ci est contenue, elle ne concerne que certains pays, et les partis qui prônent le repli national restent minoritaires et divisés. Aussi, la première place du Rassemblement National en France, même avec une courte avance, est un fait auquel la CFDT ne se résout pas. Elle continuera à combattre les idées xénophobes et eurosceptiques de ce parti.

La nouvelle composition du Parlement européen exigera de trouver des équilibres pour construire des majorités capables de relancer le projet européen et amener des réponses concrètes aux travailleurs et aux citoyens qui veulent une Europe plus sociale, plus démocratique. Les résultats électoraux démontrent que les enjeux de la transition écologique et de progrès social s’imposent plus que jamais.

La CFDT continuera à agir avec la Confédération européenne des syndicats (CES) pour l’approfondissement du projet européen en intégrant ces enjeux et en développant la solidarité. Le combat pour une Europe démocratique, ouverte, écologique et sociale ne s’arrête pas le soir d’une élection, il exige un engagement sur la durée. La CFDT y réaffirme sa place, elle sera force de propositions auprès des eurodéputés nouvellement élus.

29 mai 2019 |

Confédération européenne des syndicats: Un nouveau président pour une Europe plus juste

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a été élu, jeudi 23 mai, président de la Confédération européenne des syndicats, lors de son congrès organisé à Vienne. Il a recueilli 95% des voix.

Alors que les citoyens européens sont appelés dimanche à désigner leurs représentants au Parlement, cette élection envoie un message très clair sur les ambitions du syndicalisme européen.

Forte des 45 millions de travailleurs qu’elle représente, la confédération européenne des syndicats réaffirme ainsi son attachement aux valeurs qui ont fondé l’Union européenne et qui sont aujourd’hui malmenées : la solidarité, la démocratie et la liberté.

Elle continuera à se battre durant ce mandat de quatre ans pour une Europe plus juste. Une Europe plus sociale pour les travailleurs. Une Europe plus accueillante pour ceux qui fuient les guerres ou la misère.

Une Europe plus démocratique pour ses citoyens. Une Europe plus écologique pour les générations futures. Des combats autour desquels toute la CFDT entend se mobiliser.

24 mai 2019 |

Les candidats aux élections européennes répondent aux questions de la CFDT

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En amont des élections européennes, la CFDT a adressé 18 questions aux candidates et candidats pour connaitre leurs positions et propositions. Nous publions ici les réponses au fur et à mesure de leurs arrivées.

Socle européen des droits sociaux, gouvernance économique, anticipation des changements, fiscalité et finance… Les candidates et candidats ont été invités à répondre par écrit à une série de thèmes centraux pour la CFDT.

Six premières réponses ont été reçues par la CFDT :

  • Liste « Citoyenne du printemps européen » (tête de liste : Benoît Hamon)
  • Liste « Envie d’Europe écologique et sociale » (tête de liste : Raphaël Glucksman)
  • Liste « Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent » (tête de liste : Ian Brossat)
  • Liste « Les Européens » (tête de liste : Jean-Christophe Lagarde)
  • Liste « Renaissance » (tête de liste : Nathalie Loiseau)
  • Liste « Europe écologie » (tête de liste : Yannick Jadot)

22 mai 2019 |

Que nous apporte l’Europe?

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Nous vivons au quotidien l’Europe, sans nous en rendre compte.

Nous sommes des citoyens européens qui ne faisons pas suffisamment attention à la fragilité démocratique, car souvent l’Europe est  vilipendée. L’abstention croissante aux élections européennes démontre un certain désintérêt ou indifférence des européens envers l’institution les représentant le mieux. Avant d’être démocratique, le déficit en Europe est éducatif. On ne forme pas à la citoyenneté européenne (civile, politique, sociale, transnationale). Les ministres revendiquent souvent les bonnes nouvelles européennes et rejettent sur la commission de Bruxelles ce qui ne leur convient pas.

Bousculée par la montée des nationalismes, le Brexit et l’euroscepticisme, l’Union européenne doit insuffler une nouvelle ambition politique. La construction d’une Europe unie a d’abord été une utopie semblant s’être perdue en route, pourtant, l’union européenne est l’espace où l’on peut critiquer son action, ou son organisation, mais elle reste une institution continentale dont nous avons besoin face aux défis mondiaux. On peut estimer que cette institution est en panne, être en désaccord sur son bilan actuel, sur son action future,  remettre en cause son existence, même s’ils sont divisés sur la façon de la faire évoluer, la majorité des Français est favorable à l’Europe (62%). 

Il faut revenir sur les avancées permises par l’Europe. Les élections européennes sont là pour nous les rappeler. Le 26 mai 2019, nous votons afin de continuer de construire  pour mieux vivre tous ensemble en Europe, afin que nos rêves puissent s’accomplir.

Les principales avancées :

  1. La Paix, depuis 1945 la France n’a pas connu la guerre, 74 ans de Paix est un acquis très précieux qui doit perdurer auprès des nouvelles générations qui n’ont pas connu les atrocités des guerres. Le cri « Plus jamais la guerre ! » a été un moteur du projet européen jusqu’à présent. Aujourd’hui, certains dirigeants politiques promeuvent le nationalisme afin de résoudre différents problèmes, ce qui ne pourra déboucher à terme que sur la guerre, car ils ont besoin pour prospérer de boucs émissaires. Notre vigilance s’impose…Ne laissons pas faire les « oublieux »  de l’histoire tragique de l’Europe.
  2. La Liberté : Depuis 1986, grâce à l’impulsion de Jacques Delors : l’Union Européenne a mis en place la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux. En effet, grâce à l’Europe, nous pouvons ainsi (sauf cas spécifiques de l’Irlande et du Royaume-Uni) passer toutes les frontières des Etats membres de l’Union (dans les 26 Pays de l’espace « Schengen » depuis 1995) sans subir le moindre contrôle ou en présentant une simple carte d’identité.
  3. L’€uro, lancé en 1999 et mis en circulation en 2002, la monnaie commune de 19 pays représentant 340 millions de citoyens, permet de maîtriser l’inflation et de faire disparaître les frais de change et les dévaluations entre les monnaies.
  4. L’intégration des normes commerciales à l’échelle des 511 millions de consommateurs. L’étiquetage des produits, la défense des 3000 produits agricoles d’appellation d’origine protégée (AOP), les marchés publics…
  5. Le développement grâce au fond européen de développement régional (Feder) a permis la construction d’infrastructures importantes. Il a pour vocation de renforcer la cohésion économique et sociale dans l’Union européenne en corrigeant les déséquilibres entre ses régions. Il permet notamment de financer la recherche.
  6. La politique agricole commune (PAC) mise en place en 1962, est la seule politique européenne intégrée, ayant permis le développement de l’agriculture, face aux nouveaux défis concernant l’indépendance et la sécurité alimentaire ; l’équilibre des territoires ruraux et la préservation des ressources naturelles. Que serait l’agriculture française sans la PAC, si décriée ?
  7. Le programme Erasmus, depuis 1987, permet d’améliorer et d’augmenter la mobilité étudiante et enseignante, ainsi que la transparence et la compatibilité des qualifications dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle supérieure en Europe. Depuis sa création Erasmus a concerné 9 millions de personnes.
  8. Le socle de valeurs et de principes  renforçant les droits de l’Homme.  Sont considérés comme tels : la liberté, la démocratie, le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’état de droit, principes énoncés dans le traité sur l’Union et auxquels la Charte des droits fondamentaux, adoptée à Nice en 2000, a ajouté la dignité humaine, l’égalité et la solidarité.
  9. La Protection de l’environnement. Depuis le sommet de Rio en 1992, l’Union européenne s’est engagée à enrayer la perte de la biodiversité sur ses territoires en créant un réseau de sites écologiques nommé Natura 2000. Avec plus de 23 700 sites terrestres et marins, il s’agit du plus vaste réseau de sites protégés au monde. Le réseau de sites européens représente : 18,15 % de la surface terrestre du territoire de l’Union européenne ; 6 % de la surface marine des eaux européennes 
  10. Le Parquet européen, qui sera basé à Luxembourg aux côtés de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) et de la Cour des comptes européenne, doit débuter ses travaux au plus tôt en novembre 2020. Après l’échec des négociations à Vingt-Huit, les ministres français et allemand de la Justice ont finalement proposé en décembre 2016 d’instaurer cette instance via le mécanisme de la coopération renforcée, avec un minimum de 9 Etats. Aujourd’hui, ce sont ainsi 22 Etats membres qui sont engagés pour la création du Parquet européen. Celui-ci aura le pouvoir d’enquêter et d’engager des poursuites concernant les infractions portant atteinte au budget de l’UE, telles que la fraude, la fraude transfrontière à la TVA, la corruption ou le blanchiment de capitaux.

Mes rêves d’Europe :

  1. Une Europe de la transition écologique : fiscalité environnementale européenne, gestion des biens communs naturels guidée par l’intérêt général : air respirable, terre vivante, eau non polluée; gestion des déchets, suppression des gaspillages, développement de Natura 2000, transformation de la Politique Agricole Commune en une PAC biologique, énergies sans gaz à effet de serre, économie « bas carbone », mise en place d’un pacte Finance-climat, via le mécanisme des coopérations renforcées.
  2. Une Europe économique responsable et durable, inventant un nouveau modèle social et économique de développement, respectant les femmes, les hommes et la nature avant la finance, afin d’enrayer le réchauffement climatique. Développer un modèle européen de l’entreprise où l’utilité sociale serait un but au même titre que le profit, en associant les salariés au conseil d’administration et les parties prenantes dans une démarche de responsabilité sociale et environnementale. Mettre le service public au service de l’intérêt général. L’Europe doit être un acteur mondial de régulation du capitalisme.  
  3. Achever la construction de l’€uro, en le dotant d’une vraie gouvernance économique (parlement de l’eurogroupe, un budget, un ministre) en développant une convergence fiscale et sociale, en séparant réellement les banques d’affaires spéculatives et les banques de dépôt afin de sécuriser les avoirs des citoyens.
  4. Doubler le budget de l’Europe, (actuellement 160 M€ comparé aux 446 M€ de la France), en développant la taxe sur les transactions financières, instaurant une taxe sur le kérosène (avions) et le fuel lourd (cargos), ainsi que sur les sociétés
  5. Prendre sa part dans le défi des migrations, en organisant l’accueil dans une démarche de coopération à l’échelle de l’Europe, en réformant le règlement de Dublin, en maîtrisant humainement les frontières européennes et en augmentant l’aide au co-développement dans les pays d’émigration.
  6. Renforcer la démocratie en imposant plus de transparence dans les délibérations du Conseil européen, des chefs d’Etats et des ministres ; donner plus de pouvoir au parlement dans l’initiative législative et le contrôle de la commission ; supprimer le secret des affaires au bénéfice de l’intérêt général ; améliorer l’efficacité de l’initiative citoyenne européenne (ICE) ; instaurer un encadrement strict des interventions des lobbies et protéger les lanceurs d’alerte.
  7. Développer la formation d’une culture européenne, valoriser notre patrimoine commun européen et ses personnalités historiques, développer des programmes scolaires d’apprentissage de l’Europe : son histoire, ses valeurs, son fonctionnement institutionnel, ses défis, difficultés et réussites. Développer l’apprentissage et la maîtrise de plusieurs langues. Favoriser les jumelages, les rencontres, les voyages, afin de fortifier la citoyenneté européenne, fondée sur des valeurs  démocratiques.
  8. S’appuyer sur la jeunesse pour construire l’Europe fraternelle, en permettant que chaque jeune européen puisse bénéficier d’une bourse afin de porter un projet éducatif, professionnel, associatif, culturel ou solidaire dans un autre pays que le sien.
  9. Développer l’esprit de coopération, entre les Etats, les institutions, les entreprises, les associations, les personnes, dans un brassage intergénérationnel, en renforçant ce qui existe déjà et en réorientant nos actions vers une transition écologique par la justice sociale.
  10. Construire la Paix pour chaque habitant européen, en développant la communication sans violence, en favorisant les démarches d’égalité hommes/femmes, en laissant se développer la spiritualité laïque,  dans l’esprit de servir une Terre solidaire envers les plus démunis.

Le 26 mai, cette fois je vote !

le 26 mai, votons pour l’Europe de nos rêves, il n’y a qu’un seul tour…

L’Europe nous concerne tous !

Votons pour des eurodéputés qui promeuvent l’Europe sociale !

Contribution de Régis Moreira, militant CFDT du syndicat UTR38 – le 8 mai 2019

15 mai 2019 |

Retraites complémentaires : Ce que contient l’accord

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Les partenaires sociaux ont mis un point final au projet d’accord Agirc-Arrco. Les retraités auront la garantie pendant quatre ans de ne pas perdre en pouvoir d’achat sur la partie complémentaire de leur retraite.
Le 14 mai 2019, le Bureau national de la CFDT a décidé à l’unanimité de signer cet accord.

Vendredi 10 mai, après trois séances de négociation, les partenaires sociaux ont mis la touche finale à un projet d’accord pour la période 2019-2022 censé déterminer les règles du régime de retraites complémentaires des salariés du privé (Agirc-Arrco). Après quatre années d’efforts demandés aux salariés et aux retraités, l’heure est au retour à meilleure fortune. La bonne santé économique du régime permet en effet de revenir à des règles à la fois plus simples et plus avantageuses. La valeur d’achat du point va ainsi évoluer chaque année (de 2019 à 2022) comme l’évolution des salaires. Il n’y aura plus de mécanisme pour renchérir le coût d’acquisition des points. La valeur de service du point (c’est-à-dire la valeur du point au moment de prendre sa retraite et pendant toute la durée de celle-ci) évoluera, quant à elle, en fonction des prix. Autrement dit, les retraités auront la garantie, pendant quatre ans, de ne pas perdre en pouvoir d’achat sur la partie complémentaire de leur retraite. Une bonne nouvelle quand, côté régime général, l’heure est plutôt au gel des pensions.

Le patronat inflexible sur le coefficient de solidarité

Seul bémol, le mécanisme de bonus-malus mis en place en 2015 et qui a commencé à s’appliquer en 2019, appelé coefficient de solidarité, continuera de s’appliquer. Les partenaires sociaux n’ont pas obtenu du Medef qu’il revienne sur sa position. Le patronat en a fait une position de principe, restant inflexible pendant toutes les discussions. La CFDT, qui revendiquait la suppression de ce dispositif (pour mémoire, il s’agit d’une décote de 10 % pendant trois ans qui s’annule si le salarié prolonge son activité d’une année), n’est pas parvenue à obtenir gain de cause. « En 2015, face à la dégradation des comptes du régime, le patronat avait obtenu la mise en place de ce coefficient de solidarité, rappelle Frédéric Sève, secrétaire national et chef de file CFDT de cette  négociation. Il ne se justifie plus aujourd’hui d’un point de vue économique, mais le patronat en fait un marqueur politique, un totem. Néanmoins, nous remettrons le sujet sur la table dans les prochaines années. Ce mécanisme de bonus-malus ne doit pas être gravé dans le marbre. »

Après des discussions tendues, la négociation a toutefois permis de faire croître le nombre de salariés qui ne seront pas concernés par cette mesure. Le projet d’accord prévoit en effet que les personnes qui bénéficient de l’allocation spécifique de solidarité (ASS) et les personnes reconnues en incapacité partielle à partir de 20 % ne se verraient pas appliquer le coefficient de solidarité. En 2015, seules les personnes exonérées de contribution sociale généralisée (CSG) car touchant une faible pension, les personnes en incapacité à partir de 50 % et les personnes reconnues handicapées étaient exemptées de ce système de bonus-malus. « Avec ce projet d’accord, nous avons obtenu des avancées très substantielles en ce qui concerne la valeur d’achat et service du point, résume Frédéric Sève. Maintenir le pouvoir d’achat des retraités pendant quatre ans dans la période est une très bonne nouvelle. »

Vers un accord quasi unanime ?

Le 14 mai, le Bureau national de la CFDT a décidé de signer cet accord . À l’exception de la CGT, l’ensemble des négociateurs ont laissé entendre qu’ils étaient favorables à une signature. Même FO, qui n’était pas signataire en 2015, pourrait approuver l’accord. Une fois n’est pas coutume, cet accord sur les retraites fait presque consensus. Une sorte d’exploit dans la période.

jcitron@cfdt.fr 

15 mai 2019 |

Mobilisation unitaire le 9 mai dans les fonctions publiques

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« Après une année de concertation, après plus d’une centaine d’amendements déposés dans les trois conseils supérieurs et au conseil commun de la fonction publique, la CFDT-Fonctions publiques constate que les évolutions qu’elle a pu imposer aux intentions initiales du gouvernement ont été insuffisantes », regrette Mylène Jacquot, sa secrétaire générale. Aussi a-t-elle décidé, après consultation des fédérations concernées, de rejoindre l’appel à la mobilisation du 9 mai prochain.

Les orientations du projet de loi de transformation de la fonction publique sont au cœur de la discorde. La CFDT y dénonce, pêle-mêle, l’élargissement du recours aux contractuels, la mise en œuvre d’un contrat de projet d’un à six ans, la suppression de la compétence des commissions administratives paritaires et la fusion des comités techniques (CT) et des CHSCT. Sans oublier l’absence remarquée d’une quelconque volonté de la part du gouvernement de « rendre obligatoire la participation des employeurs à la protection sociale complémentaire », pointe la CFDT-Fonctions publiques. Si le 9 mai doit avant tout permettre de peser dans le débat parlementaire, c’est aussi l’occasion, pour les 5,5 millions d’agents, fonctionnaires et contractuels, d’exiger le respect de leur mission et de leur statut. « Ils attendent autre chose en matière de reconnaissance de leur travail et de leur engagement au service de l’intérêt général. »

23 avril 2019 |

L’Europe protège enfin ses lanceurs d’alerte !

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La directive en faveur d’un droit et d’une protection des lanceurs d’alerte vient d’être adoptée ce mardi 16 avril par le Parlement européen à une large majorité.

Avec ce texte, le Parlement européen fait avancer la liberté d’expression, la démocratie, la transparence et la défense de l’intérêt général, valeurs auxquelles la CFDT est profondément attachée. Depuis 20 ans, la CFDT est engagée en faveur du droit et de la protection des lanceurs d’alerte.

Le texte prévoit une protection harmonisée des lanceurs d’alerte dans les 27 pays de l’Union européenne. Seuls 10 Etats membres bénéficient aujourd’hui d’une protection avancée. Or, sans soutien, les lanceurs d’alerte peuvent être isolés et faire l’objet de représailles.

La directive facilite le signalement des activités illégales ou contraires aux objectifs ou finalités des législations de l’Union européenne, reconnait et protège les syndicats dans leur rôle de soutien des lanceurs d’alerte. La CFDT se réjouit qu’ils ne soient pas contraints de signaler une infraction d’abord en interne, mais puissent directement alerter en externe les autorités compétentes ou les médias.

Fraude fiscale, corruption, santé publique, sécurité : le rôle des lanceurs d’alerte est décisif. A la veille des élections européennes, la CFDT se félicite de ce texte qui fait de la protection des citoyens une priorité.

23 avril 2019 |

Le syndicat des Transports du Rhône et du Nord Isère mobilise avec l’UL de Villefontaine

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 » Le SGT Rhône et Isère Nord et les retraités de L’UL de Villefontaine se sont mobilisés en ce mardi 09 Avril . 1300 tracts ont été distribués  dans La Zone des CHESNES à St Quentin Fallavier / Satolas et Bonce  ou près de 23 000 salariés du transport y sont affectés . Le SGT et L’UL de Villefontaine remercient les militants et militantes qui se sont mobilisés pour que cette matinée soit une réussite. Les salariés et chauffeurs, qui malgré l’heure matinale, nous ont réservé un accueil positif  »

22 avril 2019 |

Incendie Notre-Dame de Paris: Immense tristesse de toute la CFDT

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Figure du travail de génie des corporations de bâtisseurs, trace de notre histoire édifiée à travers les siècles, lieu de rassemblement religieux mais aussi culturel, la cathédrale Notre-Dame de Paris appartient au patrimoine de tous les Français.

C’est toute la nation qui partage aujourd’hui un sentiment de profonde tristesse.

La CFDT tient à exprimer toute sa solidarité avec les catholiques touchés au cœur à l’ouverture de la semaine sainte, ainsi qu’à toutes les personnes salariées et bénévoles qui travaillent quotidiennement dans ce lieu à forte signification symbolique, qui est aussi un musée et le monument le plus visité d’Europe.

La CFDT salue également le courage des pompiers qui ont combattu le feu pour préserver ce qui pouvait l’être.

16 avril 2019 |

Le 21 mars 2019 à Voiron les retraités de l’Isère, révisent leurs connaissances sur l’Europe

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Quizz Parlement européen – 2019 

1 – Qu’est-ce que le Parlement européen ? 

Une institution du Conseil de l’Europe  /  Une institution de l’Union européenne /  Une institution de la Communauté économique européenne (CEE) 

2 – Quelle ville est le siège officiel du Parlement européen ?  Bruxelles  Luxembourg  Strasbourg 

3 – Combien de députés vont être élus lors des élections européennes ?  766  705  751 

4 – Combien d’eurodéputés sont élus en France en 2019 ?  72  74  79 

5 – En quelle année ont eu lieu les premières élections européennes au suffrage universel ?  1979  1982  1964 

6 – Quelle est la durée du mandat de député européen ?  4 ans  5 ans  6 ans 

7 – En combien de circonscriptions électorales est découpée la France pour les élections européennes ?  22  8  1 

8 – Quel est le mode de scrutin en France ?  Scrutin majoritaire à deux tours  Représentation proportionnelle à un tour  Représentation proportionnelle à un tour avec prime majoritaire 

9 – Quel est le rôle du Parlement européen ?  Il n’a pas de pouvoir, il n’a qu’un rôle consultatif  Il détient l’initiative législative pour la législation européenne  Il a des compétences législatives, budgétaires et de contrôle de l’exécutif de l’UE 

10 – Quelles sont les langues officielles des travaux du Parlement européen ?  allemand, français, italien, néerlandais  anglais, allemand, français, espagnol  les 24 langues des États membres

29 mars 2019 |

RÉFORME DES RETRAITES Report de l’âge de départ à la retraite : une ligne rouge à ne pas franchir

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Lors d’une prise de parole médiatique ce dimanche, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a dit envisager de « proposer un allongement de la durée de travail » dans le cadre de la réforme des retraites. La CFDT tient à rappeler au gouvernement les engagements pris, et à souligner l’enjeu de confiance nécessaire pour mener à terme la concertation en cours et la réforme.

Cette antienne du report de l’âge de départ à la retraite vient contredire les engagements pris par le président de la République avant son élection, et les arbitrages du gouvernement rendus publics lors de la réunion multilatérale du 10 octobre dernier : l’âge auquel les personnes pourront réclamer le versement de leur pension restera fixé à 62 ans.

Ces engagements successifs sont la base sur laquelle la concertation repose. Si les arbitrages sont régulièrement remis en cause, c’est toute la concertation qui s’éteindra. La CFDT demande donc au gouvernement de réaffirmer que la durée d’activité ne sera pas une des variables de la réforme à venir.

19 mars 2019 |

loi dite « anticasseurs » C’est la liberté de manifester qu’il faut conforter

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Le Sénat doit examiner en séance publique, le 12 mars, la proposition de loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations, dite « anticasseurs ». 

La CFDT considère que le renforcement de la sécurité lors des manifestations est une des conditions du maintien du droit effectif de manifester et, à ce titre, participe d’une liberté fondamentale.

En aucun cas, dans un régime démocratique l’organisation d’une manifestation ne doit être l’occasion de déchainement de violence gratuite en particulier envers les forces de l’ordre.

Mais en l’état, la CFDT estime que cette proposition de loi n’apporte pas de réponse efficace à la question du maintien de l’ordre public.

La France est déjà dotée d’un arsenal juridique conséquent… qui n’est pas appliqué. Le durcir n’y changera rien. Aujourd’hui, c’est d’une réflexion globale, menée en lien avec les représentants des forces police, sur les enjeux du maintien de l’ordre dans les manifestations dont nous avons besoin.

Par contre en autorisant l’administration à prononcer une interdiction de manifester, sans passage devant un juge, l’article 2 de la proposition de loi porte une atteinte excessive aux libertés individuelles.

La CFDT appelle les sénateurs à modifier le texte en conséquence.

19 mars 2019 |

[Pacte du pouvoir de vivre] 66 propositions pour un autre modèle de développement

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Dix-neuf organisations dont la CFDT ont présenté un pacte du pouvoir de vivre pour allier préoccupation écologique et progrès social. De quoi peser sur les décisions à venir.

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La scène est inédite. Le 5 mars, réunis au siège de la CFDT autour d’une seule et même table, dix-neuf chefs de file d’organisations syndicales et environnementales, de mutuelles, d’associations de solidarité et d’éducation* font face à une armada de journalistes de la presse écrite, TV et radio. L’objet de cette démonstration de force de la société civile ? La présentation d’une plateforme de revendications communes pour répondre à l’urgence sociale et écologique sur fond de mouvement des gilets jaunes et de manifestations pour le climat. « Le point de départ, ce n’est pas un point de déprime, a affirmé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. C’est un point de mobilisation. Vouloir traiter l’écologie sans traiter le social, c’est aller droit dans le mur. L’opposition d’une partie de la population à la hausse de la taxe carbone telle qu’elle a été proposée par le gouvernement en est le parfait exemple. » Tous les acteurs qui ont paraphé ce document d’une douzaine de pages en sont convaincus : il est plus que temps de transformer un modèle de développement à bout de souffle.
Un guide pour les politiques publiques
En montrant un visage uni, les dix-neuf entendent donner l’exemple. Au diable les querelles de chapelle qui paralysent trop souvent l’action publique : « L’heure est à la construction d’un nouveau pacte politique, social et écologique, écrivent-ils en introduction. Un pacte du court, du moyen et du long terme. Un pacte de bienveillance et du bien commun : un pacte pour l’humain et pour l’humanité. Un pacte pour tous et pour la planète. Un pacte du pouvoir de vivre, aujourd’hui et demain, dans la dignité et le respect, un pacte qui nous engage tous. » Il ne s’agit pas d’une énième déclaration d’intention mais d’un engagement à porter, dans le débat actuel, des propositions très concrètes conjuguant justice sociale, lutte contre les inégalités et transition écologique. Ces propositions sont au nombre de 66, rassemblées autour de quatre axes majeurs : donner à chacun le pouvoir de vivre dans un cadre commun ; remettre l’exigence de justice sociale au cœur de l’économie ; préparer l’avenir en cessant de faire du court terme l’alpha et l’oméga des politiques publiques ; partager le pouvoir pour mieux agir. Dans le détail, cela va de l’encadrement des loyers dans les zones tendues afin de faciliter l’accès à un logement à la généralisation des espaces d’expression des travailleurs dans les entreprises et les administrations en passant par l’évaluation systématique de l’impact de toute nouvelle décision sur les 10 % les plus pauvres de la population ou la suppression des subventions et des mesures fiscales dommageables à l’environnement. Pendant plusieurs séances de travail, les délégations des organisations du collectif ont débattu, confronté leurs revendications, les ont repensées au regard des signaux d’alerte lancé en France et en Europe. En quelques semaines – preuve de l’esprit de responsabilité de la société civile ! –, elles ont accouché d’un guide dont devraient s’inspirer les responsables politiques.
Établir un rapport de force
« Nous représentons à nous tous plusieurs millions de personnes engagées, a rappelé Irène Pequerul, la déléguée générale des Francas. Nous sommes en contact avec les territoires et ce document nous engage tous dans nos actions quotidiennes. » N’en déplaise à certains. Le pacte vise aussi à établir un rapport de force à quelques jours de la clôture du grand débat national pour ne pas laisser le gouvernement en tirer seul les conclusions. Toutes les organisations signataires, à commencer par la CFDT, se sont engagées à interpeller les ministres, les parlementaires, le patronat, les élus locaux et plus généralement tous les décideurs, pour qu’ils prennent durablement en compte les propositions de ce pacte. Premiers rendez-vous pour porter ce message, les 11 et 13 mars lors des grandes conférences organisées avec les corps intermédiaires (lire l’encadré). Elles scruteront également de près l’impact des prochaines décisions politiques sur la réduction des inégalités, la baisse des émissions de gaz à effet de serre, l’éradication de la grande pauvreté, la biodiversité, l’accueil des migrants, les discriminations, etc. « Il nous faut pour cela dégager rapidement un ensemble d’indicateurs », a insisté le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Christophe Robert. La mise en place d’un observatoire du pouvoir de vivre est à l’ordre du jour de la prochaine rencontre des dix-neuf organisations. Preuve que cet engagement collectif s’inscrit dans la durée.
dprimault@cfdt.fr
* France Nature Environnement (FNE), Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme (FNH), Humanité et Biodiversité, Réseau Action Climat, ATD Quart Monde, Fondation Abbé Pierre, Secours catholique, CFTC, CFDT, Unsa, Cimade, France Terre d’Asile, Fage, Francas, La Ligue de l’enseignement, Mouvement associatif, Mutualité française, Pacte civique, Union nationale interfédérale des œuvres et des organismes privés sanitaires et sociaux (Uniposs).
ICI Le communiqué de presse du mardi 5 mars 2019
ICI Revivre la conférence de presse
ICI Les 66 propositions le document en pdf


6 mars 2019 |

La CFDT s’associe aux rassemblements du 19 février contre l’antisémitisme

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Montée des actes antisémites
La CFDT s’associe aux rassemblements du 19 février contre l’antisémitisme La CFDT a toujours fait de la lutte contre discriminations et du rejet du racisme et de la xénophobie des priorités.
Elle a récemment exprimé son indignation et sa colère face à la recrudescence des actes antisémites qui minent notre pacte républicain. Le 19 février prochain, elle appelle donc naturellement ses militants et ses adhérents à se joindre aux rassemblements prévus dans le cadre de « L’appel à l’union contre l’antisémitisme » lancé par les principaux partis politiques français.

Le Secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sera présent au rassemblement parisien du mardi 19 février à 19 H, place de la République, avec d’autres militants et responsables de la CFDT.

19 février 2019 |
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