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Objectif plein emploi : une injuste nouvelle réduction des droits des chômeurs

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Publié le 21/11/2022
Par Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT

Après les annonces ce jour du ministre du Travail sur les nouvelles règles d’assurance chômage, la CFDT regrette et dénonce des arbitrages à nouveau en défaveur des plus fragiles.

La modulation de l’assurance chômage selon la conjoncture n’est pas une solution pour atteindre le plein-emploi.

En effet, la CFDT ne partage pas le principe qu’une baisse des droits des demandeurs d’emploi améliorera leur entrée sur le marché du travail. Les difficultés de recrutement viennent d’abord d’un déficit de compétences liées aux besoins des entreprises mais aussi des conditions de travail proposées.

Ce sont les sujets des bas salaires, des horaires décalés, des contrats courts, de l’accès difficile au transport et au logement qui sont à l’origine des difficultés de recrutement. Ne pas traiter concrètement ces sujets, c’est refuser de travailler sur la qualité de l’emploi. Et surtout, c’est maintenir les plus fragiles dans la précarité.

Le gouvernement choisit aujourd’hui de réduire de 25 % la durée d’indemnisation pour tous les travailleurs et travailleuses en fin d’indemnisation et nouvellement inscrits à Pôle emploi à compter du 1er février 2023. Lors de l’entrée en vigueur de la précédente réforme en 2021, le gouvernement s’était pourtant engagé à ne pas toucher au capital de droits. Ce sont près de 3 à 4 milliards d’euros d’économies qui seront réalisées sans qu’aucun effort ne soit attendu des employeurs. Le nombre de contrats de moins d’un jour dépasse pourtant largement le niveau d’avant crise sanitaire.

La CFDT pointe aussi l’incohérence de l’exécutif qui applique les mêmes règles pour les demandeurs d’emploi en formation, alors que les difficultés de recrutement sont largement imputables au manque de qualification.

Quelques jours après l’adoption de la loi Marché du travail, c’est une nouvelle injustice qui frappe les travailleurs : la CFDT dénonce des mesures sous-tendues par l’idée que le chômage est un choix.

21 novembre 2022 |

Le PPV38 sur le marché de Vienne

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Le collectif isérois du Pacte du Pouvoir de Vivre tenait un stand, samedi 19 novembre 2022, sur le 2ème plus grand marché de France (6km de linéaire), à Vienne (38) à proximité de la salle des fêtes, sous un ciel d’automne. Les sept membres du collectif ont pu aborder plus d’une centaine de personnes à qui nous avons remis le quatre pages du PPV et le flyer des activités du PPV38, afin de leur présenter rapidement le Pacte que la plupart ne connaissaient pas du tout. Certaines personnes avaient entendu, le matin même, l’interview de Christophe Robert sur France Inter. Nous avons pu engager la discussion avec quelques personnes qui ont accepté d’être recontactées. Quelques personnes âgées ont été intéressées par notre démarche nous indiquant qu’elles en parleraient à leurs enfants et petits enfants, car c’est vraiment important de se mobiliser pour que les générations futures puissent aussi bien vivre face aux crises bien menaçantes. Nous avons terminé notre marché au local du club Léo Lagrange (1000 adhérents, 7 salariés) autour du verre de l’amitié en compagnie de plusieurs militants du club. Notre collectif PPV38 compte renouveler ce type d’événement dans le cadre du tour d’Isère.

21 novembre 2022 |

Projet de réforme de l’assurance-chômage : Un compromis au détriment des seuls travailleurs

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Publié le 10/11/2022
Par Marylise Léon, secrétaire générale adjointe de la CFDT

Les députés et les sénateurs réunis en commission mixte paritaire (CMP) le 9 novembre, ont trouvé un compromis pour adopter le projet de loi qui réforme de nouveau l’assurance chômage.

À partir d’un texte qui avait pour objectif annoncé de prolonger les règles de l’assurance chômage au-delà du 31 octobre 2022, la CFDT constate que le compromis obtenu introduit de façon totalement déséquilibrée des dispositions au détriment des travailleurs et de leurs droits.

Le texte instaure une présomption de démission pour les salariés qui abandonnent leur poste, ce qui les exclut des droits à l’assurance chômage. Cette mesure avait été introduite par les députés à l’Assemblée nationale alors qu’il n’existe aucune étude ni chiffrage sur les abandons de poste en France. Le texte va encore au-delà, en conservant deux amendements issus du Sénat : la suppression des droits à l’assurance chômage pour les salariés qui refusent à deux reprises un CDI à l’issue d’un CDD ou d’un contrat d’intérim sur le même poste.

La CFDT dénonce ces dispositions qui sanctionnent injustement un salarié pour le refus d’un futur contrat. Cela occulte totalement les raisons légitimes (personnelles ou liées aux conditions de travail dans l’entreprise) que peut avoir un salarié lorsqu’il refuse un CDI à l’issue d’un CDD ou d’une mission d’intérim.

Là où les employeurs ont à leur disposition toute une palette de contrats de travail à proposer – et la CFDT dénonce régulièrement les abus sur les CDD proposés à répétition – les salariés, eux, n’ont droit à aucune prise en compte de leur situation personnelle.

Maigre consolation, concernant le dispositif du bonus-malus, la CFDT se félicite que le texte soit revenu à la version votée par l’Assemblée nationale : la droite sénatoriale ne sera pas parvenue à complètement vider de sa substance un dispositif déjà bien limité à l’heure actuelle.

Ce deux poids deux mesures est inacceptable pour la CFDT. Alors que le marché du travail actuel instaure un nouveau rapport de force en faveur de certains salariés, la CFDT attend des employeurs qu’ils travaillent sur la qualité des offres d’emplois, plutôt que de faire peser sur les seuls travailleurs, souvent précaires, des solutions injustes et inappropriées.

11 novembre 2022 |

Communiqué intersyndical : Déterminé.e.s pour nos retraites

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Publié le 04/10/2022
Par CFDT, CGT, FO, CFE-CGC,CFTC, Unsa, Solidaires, FSU, Fage, Unef, La voix lycéenne, Fidl, et MNL

L’intersyndicale, réunie le 3 octobre à Bagnolet, a pris acte de la volonté du gouvernement d’ouvrir des consultations concernant notre système de retraite. Il faut que le gouvernement précise ses intentions, ses éléments de diagnostics, la méthode de concertation et ses objectifs.

Attachées au système par répartition, les organisations syndicales se disent ouvertes pour mener des concertations qu’elles souhaitent loyales et transparentes pour plus de justice sociale. Celles-ci doivent porter sur les dispositifs de carrières longues, de pénibilité et d’usure au travail, de transition emploi retraite et de fins de carrière, d’emploi des séniors, de minimum retraite, de financement du régime et d’égalité femme/homme. Sur ces questions, les organisations syndicales travailleront ensemble pour porter des revendications communes. Les organisations syndicales réaffirment que l’ensemble de ces sujets ne nécessitent pas de réforme paramétrique.

Les organisations syndicales réaffirment ainsi qu’elles sont, comme la majorité de la population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite et à une augmentation de la durée de cotisation. Pour l’intersyndicale, des alternatives y compris financières existent et doivent faire l’objet de discussions.

Dans ce contexte, nos organisations syndicales rappellent qu’un salarié sur 2 arrivant à l’âge de départ à la retraite n’est plus en activité (invalidité, chômage, minima sociaux…). Ainsi, toutes mesures d’âge ne feraient que précariser encore les actuels et futurs travailleurs et travailleuses. Cela ne générerait par ailleurs, aucune économie pour notre système car conduirait à un transfert financier vers l’assurance chômage et pour l’invalidité et les minima sociaux, vers notre système de protection sociale.

Nos organisations appellent les actuels et futurs travailleurs et les travailleuses à se réunir et débattre, et n’hésiteront pas à construire tous les moyens d’action nécessaires si le gouvernement demeurait arcbouté sur son projet.
Dans ce contexte d’incertitude pour les travailleurs et travailleuses, l’intersyndicale a décidé de se réunir à nouveau courant octobre.

5 octobre 2022 |

Réforme des retraites : La CFDT réclame loyauté et transparence

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Publié le 29/09/2022
Par Yvan Ricordeau, secrétaire national de la CFDT

Selon la presse, l’exécutif aurait décidé de ne pas utiliser l’examen du budget de la sécurité sociale ces prochaines semaines pour réformer les retraites et d’ouvrir une période de concertation avec les partenaires sociaux jusqu’à la fin de l’année. La CFDT prend acte d’une inflexion qu’elle réclamait.

Une concertation exige loyauté et transparence. Cela nécessite d’expliquer clairement les enjeux, y compris financiers, avant de focaliser le débat sur les remèdes. La CFDT exige donc que les objectifs de la réforme des retraites envisagée par le gouvernement soient clairement affichés. S’agit-il de discuter de l’équilibre du régime, de la correction des injustices du système actuel ou de financer des politiques publiques indispensables comme la santé, l’éducation ou la transition écologique ?

Sur tous ces points, la CFDT a des propositions à avancer et des revendications à faire valoir. La CFDT reste attachée à une réforme globale du système pour plus de justice sociale et pas à un catalogue de mesures. Elle réaffirme son refus d’un report de l’âge légal de départ à 65 ans qui pénaliserait les travailleurs dits de deuxième ligne qui ont contribué à soutenir le pays pendant le Covid, les femmes et les salariés qui ont commencé à travailler tôt.

La CFDT s’engagera dans les discussions. Elle demande une véritable concertation sur le minimum de pension, la pénibilité, les carrières longues, les fins de carrière, l’emploi des seniors tant dans le privé que dans le public. Autant de sujets qui nécessitent des décisions de l’exécutif et l’implication de tous les acteurs et notamment du patronat. Cette ambition pose la question du calendrier. Il ne s’agit pas d’aller vite mais de travailler sur les bonnes questions.

La CFDT participera à la réunion intersyndicale du 3 octobre afin de construire des propositions communes sur les axes de concertation qui s’ouvrent et pour contrer le report de l’âge légal à 65 ans.

5 octobre 2022 |
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