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Le PPV38 rencontre avec la députée Elodie Jacquier Laforge

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Le 2 décembre le Pacte du Pouvoir de Vivre en Isère représenté par Gaël Chivallier, Gilles Escala, Régis Moreira et Bernard Vidal a rencontré Elodie Jacquier Laforge députée de la 9ème circonscription de l’Isère, membre du Groupe Démocrate (MoDem et Indépendants), vice-présidente de l’assemblée nationale. Ce rendez-vous faisait suite aux demandes de rencontres faites aux députés isérois afin de promouvoir les propositions du Pacte et échanger sur les pistes de travail prioritaires dans les domaines sociaux, écologiques et démocratiques.

Nous avons d’abord évoqué le volet démocratique, très important pour bien traiter toutes les autres problématiques, avec : le Pouvoir de participer et ses propositions n° 77 (renforcer la place de la société civile) et 80 (processus d’initiatives citoyenne avec garanties de leurs effets juridiques), le Pouvoir de s’engager avec la proposition 86 (évaluer toute nouvelle loi et politique publique au regard de ses conséquences sur les 10% les plus démunis) et enfin le Pouvoir de la transparence avec la proposition 87 (scrutin proportionnel et limitation du cumul des mandats). Elodie Jacquier Laforge partage une part importante de ces propositions. Concernant l’intérêt de l’évaluation des politiques publiques qu’elle approuve tout à fait, elle souligne les grandes réticences dans notre culture vis-à-vis de l’évaluation : peu pratiquée et vue souvent comme un jugement des personnes ; dans le même domaine elle voit la présente rencontre comme nécessitant transparence et évaluation. Nous avons également fait allusion à un article original : https://www.sauvonsleurope.eu/chemins-de-fer-parcours-dartistes-pour-une-europe-du-voyage/ qui illustre l’absurdité du repli identitaire.

Nous avons poursuivi par le Pouvoir de vivre dignement avec le socle que constituent revenu digne et accompagnement (propositions n° 1 sur le niveau des minima sociaux, 2 sur un revenu minimum garanti dès 18 ans, 4 sur l’effectivité des droits et la lutte contre le non-recours). Nous avons souligné le non-respect du droit à des moyens convenables d’existence pour certains jeunes et de façon plus large pour les allocataires du RSA avec un niveau qui ne permet que la survie, qui a nettement décroché depuis l’instauration du RMI, et dont le volet accompagnement est en retrait sur longue période. Elodie Jacquier Laforge a souligné certaines actions menées vis-à-vis de publics en situation de précarité et constaté l’hétérogénéité des pratiques selon les départements.

Sur l’accueil et l’inclusion des réfugiés et migrants (proposition 8) nous avons indiqué que nous étions fortement choqués par la récente circulaire du ministre de l’intérieur aux préfets demandant que les étrangers sous OQTF fassent l’objet du même suivi que les délinquants, annonçant une « police du séjour » pour que tout titre arrivant à échéance conduise à une OQTF, et remettant en cause l’hébergement inconditionnel pourtant consacré par le droit français. Elodie Jacquier Laforge a répondu que les pouvoirs publics avaient comme responsabilité l’application de la loi, que le contexte actuel très défavorable à l’immigration pesait énormément et que les positions équilibrées sur ce domaine comme sur d’autres étaient hélas inaudibles. Nous avons fait valoir le rôle de paix civile joué par les associations qui accompagnent les migrants et notre attente que les pouvoirs publics ne soient pas dans la stigmatisation qui attise les divisions, ni ne fassent de l’étranger un ennemi.

Dans le Pouvoir de travailler nous avons mis en évidence la proposition n° 11 (assurer une garantie d’emploi territorialisée contre le chômage de longue durée) en rappelant l’ampleur du chômage de longue durée y compris le halo du chômage, les limites des dispositifs actuels même si certains vont dans le bon sens, et tout l’intérêt des expérimentations Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée dont deux débutent sur le département.

Nous n’avons pas eu le temps d’aborder d’autres sujets qui nous tiennent à cœur comme le logement vu autant sous l’angle social qu’écologique, la justice climatique, la fiscalité, et l’approfondissement de la place des organisations de la société civile peu reconnues pour l’élaboration des politiques publiques .

En conclusion Elodie Jacquier Laforge nous a invité à lui transmettre au fur et à mesure des remarques sur les projets de loi traités à l’assemblée ; elle est d’accord pour rencontrer à nouveau le Pacte du Pouvoir de Vivre en Isère dans le futur.

 

5 décembre 2022 |

Le PPV38 sur le marché de Vienne

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Le collectif isérois du Pacte du Pouvoir de Vivre tenait un stand, samedi 19 novembre 2022, sur le 2ème plus grand marché de France (6km de linéaire), à Vienne (38) à proximité de la salle des fêtes, sous un ciel d’automne. Les sept membres du collectif ont pu aborder plus d’une centaine de personnes à qui nous avons remis le quatre pages du PPV et le flyer des activités du PPV38, afin de leur présenter rapidement le Pacte que la plupart ne connaissaient pas du tout. Certaines personnes avaient entendu, le matin même, l’interview de Christophe Robert sur France Inter. Nous avons pu engager la discussion avec quelques personnes qui ont accepté d’être recontactées. Quelques personnes âgées ont été intéressées par notre démarche nous indiquant qu’elles en parleraient à leurs enfants et petits enfants, car c’est vraiment important de se mobiliser pour que les générations futures puissent aussi bien vivre face aux crises bien menaçantes. Nous avons terminé notre marché au local du club Léo Lagrange (1000 adhérents, 7 salariés) autour du verre de l’amitié en compagnie de plusieurs militants du club. Notre collectif PPV38 compte renouveler ce type d’événement dans le cadre du tour d’Isère.

21 novembre 2022 |

PPV38 Infolettre n°7 – septembre 2022

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Le Pacte du Pouvoir de Vivre de l’Isère (PPV38), après avoir rencontré Le 18 janvier 2022 le maire de Grenoble Éric Piolle et Nicolas KADA, Adjoint aux affaires sociales et président du CCAS et le 28 janvier le président de Grenoble Alpes Métropole (GAM), Christophe Ferrari, accompagné des Conseillers Communautaires : Céline Deslattes, Laetitia Rabih, concernant la ZFE (zone faibles émissions), une réunion de travail a eu lieu le 8 février en présence de Pierre Verri, vice-président GAM et Cécile Cenatiempo, conseillère métropolitaine chargée de la qualité de l’air.

Une quinzaine de membres de notre collectif PPPV38 ont participé le mardi 15 mars au meeting national à Vaulx en Velin. 

Le mercredi 16 mars, le Pacte du Pouvoir de Vivre Isère met la question du logement au cœur de la campagne présidentielle en organisant une journée autour du thème du logement,  avec la venue de Christophe Robert, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre et Porte-parole national du Pacte du Pouvoir de Vivre, et Michel Dubromel, ex président de France Nature environnement.

Le vendredi 25 mars le PPV38 et la ligue de l’enseignement de l’Isère avons organisé à la bourse du travail de Grenoble une rencontre avec Jean-Paul Delahaye (Vice-président national de la ligue de l’enseignement) le thème : comment l’école peut-elle considérer autrement les enfants pauvres et des milieux populaires ? 

Le Pacte du Pouvoir de Vivre a appelé nationalement à voter contre l’extrême droite lors du 2ème tour de l’élection présidentielle du 24 avril.

En avril le Pacte du Pouvoir de Vivre de l’Isère a rencontré les candidats aux élections législatives d’EELV et du Parti socialiste. Au cours de ces rencontres nous avons pu présenter le groupe local Isère et avons  échangé sur plusieurs propositions du Pacte et de leur possible déclinaison sur leur territoire. Le Pacte du Pouvoir de vivre de l’Isère souhaite travailler avec les élus afin de construire un avenir plus respectueux de l’environnement en développant davantage de justice sociale et de participation des citoyens aux décisions collectives.

Nous avons participé au printemps à l’organisation des 2 marches sur le climat en Grésivaudan à Crolles et Pontcharra

Fin juin le PPV38 a animé un atelier concernant la politique d’accueil des migrants au Forum International du Bien Vivre sur le campus de Grenoble SMH.

Dans le cadre du tour de l’Isère du PPV38, nous serons sur le marché de Vienne le samedi 22 octobre, c’est la section locale de Léo Lagrange qui invite tous les partenaires viennois à partager autour d’un verre le plaidoyer du Pacte.

Nos projets pour l’automne, rencontrer les députés élus, suivre les dossiers métropolitains (ZFE, logement…), continuer le tour de l’Isère afin de rencontrer le public lors de marchés en Isère, mieux faire connaître le PPV dans nos organisations locales et enfin approfondir notre plaidoyer local du PPV par thématique.

Vos remarques et suggestions sont bienvenues, n’hésitez pas à nous en faire part par retour mail : pactedupouvoirdevivre38@gmail.com

Infolettre n°7 septembre 2022

16 septembre 2022 |

Communiqué : Le Pacte du pouvoir de vivre appelle à voter contre l’extrême-droite au deuxième tour de l’élection présidentielle.

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Face au danger démocratique

Le Pacte du pouvoir de vivre, qui rassemble 65 organisations qui comptent parmi les plus importants acteurs de la société civile dans notre pays, a été initié sur un socle de valeurs communes et la volonté de construire un nouveau modèle de société plus juste socialement, plus respectueux de l’environnement et plus démocratique.

Ces valeurs sont incompatibles avec la vision de la société portée par la candidate du Rassemblement national.

Face au danger démocratique et aux conséquences irréversibles que représenterait l’accession de l’extrême-droite au pouvoir, nous appelons à voter contre elle le 24 avril prochain. Ce vote ne pourra pas être considéré, ni implicitement ni explicitement, comme un soutien à la politique menée par l’actuel président de la République ni au programme du candidat.

Alors que le second tour de l’élection présidentielle propose deux visions très différentes de la société, nous, organisations rassemblées dans le Pacte du Pouvoir de Vivre, lançons un cri d’alarme pour défendre les valeurs qui nous animent et qui constituent le socle des propositions que nous portons. Il nous apparaît nécessaire de rappeler que les valeurs de solidarité, démocratie, fraternité, liberté, égalité doivent guider nos choix de citoyens.

Certes, nous sommes à bien des égards critiques sur le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron : les réponses du gouvernement à l’urgence climatique n’ont jamais été à la hauteur de l’enjeu ; la faible ambition en matière de lutte contre la pauvreté n’a fait qu’aggraver les inégalités ; le déficit de dialogue avec la société civile a creusé la défiance démocratique… Aussi nous entendons et comprenons le sentiment éprouvé par beaucoup, parmi les plus exclus, les jeunes, les militants du climat, les syndicalistes… d’avoir été ignorés par le pouvoir en place.
Pour autant, nous ne pouvons pas accepter une vision de notre pays faisant la part belle à la préférence nationale, hostile par nature aux étrangers et aux valeurs d’accueil et d’hospitalité.

 

Lors du second tour de l’élection présidentielle, voter pour faire barrage à l’extrême droite n’est pas donner un blanc-seing à Emmanuel Macron.

Le Pacte du pouvoir de vivre

Le souci de respectabilité dont cherche à se parer le Rassemblement national ne doit pas masquer son enracinement dans un projet d’exclusion de division et de rejet de la différence. Pas davantage que ses promesses sociales ne doivent occulter un programme d’accentuation des inégalités.

L’indifférence du Rassemblement national aux valeurs démocratiques, comme en attestent ses amitiés avec Poutine, Trump, Bolsonaro, Orban, ne peut non plus être sous-estimée… Enfin, jamais nous n’avons eu autant besoin d’une Europe forte : le Rassemblement national veut à l’inverse la détricoter et l’affaiblir.

Lors du second tour de l’élection présidentielle, voter pour faire barrage à l’extrême droite n’est pas donner un blanc-seing à Emmanuel Macron.
Ce second tour marquera par ailleurs le point de départ d’une autre échéance démocratique importante, celle des législatives, pour laquelle le Pacte du Pouvoir de Vivre appelle à se mobiliser activement pour que la future assemblée fasse avancer les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques dans notre pays.

Il sera de la responsabilité du nouveau président de la République mais aussi de la future assemblée parlementaire de veiller à construire une société bienveillante pour toutes et tous, de refuser la stigmatisation des plus pauvres, de combattre prioritairement les inégalités, de lutter enfin contre le changement climatique, d’engager la transition écologique, d’assurer à chacun l’accès aux droits et à une santé de qualité, et de renforcer la vitalité démocratique dans notre pays.

Ces défis exigent un pouvoir attentif aux jeunes, aux plus précaires, aux chômeurs, à ceux qui sont les premières victimes des changements climatiques, aux minorités, aux étrangers…

Ils imposent un renouveau des pratiques démocratiques et délibératives.

Nous, organisations rassemblées dans le Pacte du Pouvoir de Vivre, y veillerons et y prendrons toute notre part.

13 avril 2022 |

25 mars, rencontre avec Jean Paul Delahaye: l’école n’est pas faite pour les pauvres

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Avec le pacte du pouvoir de vivre, la ligue de l’enseignement de l’Isere reçoit Jean Paul Delahaye pour une rencontre autour de son dernier livre : l’école n’est pas faite pour les pauvres.

Ce que la pauvreté fait à l’école. Ce que l’école fait de la pauvreté.

 

2015 : travail présenté à Najat Vallaud Belkhacem sur la grande pauvreté dans l’école. Part de son expérience personnelle. Il est arrivé dans un lycée d’Abeville où les élèves étaient de la grande bourgeoisie.

Ferdinand Buisson : injustice lycée est payant jusqu’en 1930, quelques boursiers.

On parle de gens dont on parle peu. Dans nos écoles, collèges et lycées personnels n’ont pas une grande connaissance des enfants qui viennent de milieu populaire car personnels ne viennent pas de ce milieu.

Traitement soit par la méconnaissance soit par la catégorisation : enfants en difficultés, qui n’ont pas les connaissances pour réussir. Mise en place de dispositifs.

ETRE UN ENFANT DE MILIEU POPUPAIRE N’EST PAS UN HANDICAP. C’EST NOTRE MISSION.

60 % et moins du revenu médiant : on est pauvre avec 1000 euros : 9 Millions en 2018. Environ 3 Millions d’élèves, un élève sur 5.

Grande pauvreté : 5.3 Millions, 1.6 Millions de jeunes 12 % de la population scolaire. Cela augmente avec la croissance de la précarité, plus crise sanitaire (+ un million avec la crise).

 

Venir à l’école avec un manque permanent d’argent. Dépendance des prestations sociales, juste redistribution de l’argent. Précarité des conditions de logement : comment faire ses devoirs dans conditions insalubres, dans logement peu chauffé. Expérience personnelle : importance de l’internat.

Pb pour l’habillement : carton à l’école avec des habits. Des difficultés pour se nourrir (demande de certificat de scolarité, pour demande au restau du coeur.) Médecins de l’EN parlent de cas de maigreur due à la sous-alimentation.

Des difficultés pour se faire soigner, particulièrement en zone rurale. Dentiste.

Difficulté pour payer la coopérative,  pour payer les fournitures. Normalement ce sont les communes, cela dépend des communes : rapport de 1 à 10 dans l’argent mis à disposition pour les écoles selon les communes. Pb des sorties scolaires. Certaines écoles, collèges, lycées n’organisent plus de sorties pour ne pas humilier les enfants.

 

UNICEF fait des rapports réguliers. 6-18 se sentent plus en insécurité, moins associés à la société.

L’école seule ne va pas résoudre les pb.  Marge de manœuvre est réduite si le reste de la société ne va pas dans le même sens.

Ce n’est pas l’école qui aggrave les inégalités. 80 % d’une classe d’âge au bac. Système s’est démocratisé. Pb : ce sont les jeunes qui quittent sans formation : 10 % actuellement. Politique menée quels que soient les gouvernements. Augmentation du nombre des diplômés de l’enseignement supérieur.

 

PISA 2018 : compréhension de l’écrit à 15 ans. France : résultat  un petit peu supérieur à la moyenne de l’OCDE (avec Autriche, Suisse, Danemark). En France la moyenne ne veut rien dire car où sont les ado de 15 ans ? Certains sont en 2de ou 1ère générale : très bons résultats, 50 % (issus des classes moyennes ou ++). 25 % sont en 3ème dans moyenne de l’OCDE. Résultats satisfaisants pour 75 % des ado. Elèves de la voie prof ont les résultats les plus mauvais de l’OCDE. France : pays où l’origine sociale pèse le plus sur les résultats scolaires. Système éducatif qui a été réalisé pour trier et retirer l’élite.

3 bacs généraux, bac historique.

1965 De Gaulle a estimé que le bac général ne suffisait pas, création du bac technologique. 1970 arrivent les premiers bacheliers technologiques. Cela a permis d’augmenter le nombre de bacheliers, mais ce n’est pas bon pour les enfants de milieux populaires, ce sont eux que l’on va trouver dans ce bac. 1985 : création du bac pro. Aujourd’hui 21 % : bonne nouvelle pour le monde du travail. En Alsace les Allemands sont venus chercher ces bacheliers.

75 % des enfants d’ouvriers passent un bac pro ou technologique.

Massification mais les inégalités se sont déployées.

Au collège on a les élèves qui correspondent aux catégories socio-professionnelles. 80 % de CSP – dans les Segpa. En France on assiste à une disparition des enfants de pauvres au fur et à mesure qu’on s’élève dans les études.

Que faire ?

Est-ce qu’on met l’argent nécessaire ? On dépense de plus en plus. MAIS l’effort en matière d’éducation se mesure à la part du PIB. A partir de 1995 on a une baisse continue de l’effort de la nation pour son éducation. (6,6%) Il manque 26 Millions pour l’éducation (ce qui a été donné  pour le CICE).

Chute du salaire des enseignants : 1980 début de carrière : 2.3 fois le Smic, aujourd’hui 1.2 du Smic. Bien être des enseignants a un effet bénéfique sur les résultats des élèves. Si on les paie mal difficulté à avoir des enseignants et de bons enseignants.

 

Ce que pourrait faire l’école : aide sanitaire et sociale n’est pas à la hauteur des besoins : postes et crédits.

Le montant des bourses reste insuffisant. Bourse maxi 450 euros/an.

Non recours aux droits : numérisation des dossiers de bourse rend les demandes plus difficiles !

Fonds sociaux ne sont pas suffisants. Division des fonds sociaux de 2002 à 2012, de nouveau en 2020. En 2022 encore 17 % de moins qu’en 2017.

Question des devoirs : externalisation chez les parents d’un certain nombre de taches. Ex : la classe inversée.

Enquête de l’UNICEF : 7 enfants sur 10 peuvent se cultiver chez eux avec des livres, ou magasines. Et les autres ? 24 % des enfants n’ont pas accès à un outil numérique.

Mise en place de l’accompagnement éducatif : 18 euros / an / enfant 

Etudiants de classe prépa : accompagnement pour préparer les concours : 843/an/jeune

Une partie de la population a capté une partie des sous pour la scolarité à son profit. Plus accompagnement auprès d’officines privées, déductibles des impôts : 300 Millions d’euros.

QUI SONT LES ASSISTES ?

Education prioritaire : on met plus de postes. Mais enseignants jeunes, souvent des non titulaires. On paie moins.

Thomas Piketti : un enfant coutera 30000 euros en bac pro : 3 ans, un enfant de section générale, jusqu’au Master : 90000 euros.

Est-ce que l’argent de l’EN va là où on en a le plus besoin pour réduire les inégalités ?

Nous dépensons moins que les autres pays (8%) pour l’école primaire. Au lycée on met 35 % de plus.

Absence de mixité sociale. Ségrégation sociale dans étab. 12 % des collégiens qui fréquentent collèges où il n’y a que des enfants pauvres. A l’intérieur de l’établissement 25 % de séparatisme social avec classes de niveau (avec section euro…).

Enseignement privé  financé par la puissance publique.  

Dans systèmes éducatifs où il y a de la mixité sociale les enfants pauvres tirent profit sans que cela nuise aux enfants plus favorisés. Quelle société voulons-nous créer ?

Politiques qui n’ont jamais rencontré d’enfants pauvres dans leur scolarité.

 

Question : Pédagogie : CLEPT avec des expérimentations pédagogiques qui n’existent plus avec le label EN. 

J-P.Delahaye : Dédoublement des classes de CP et CE1 mais sans formation pour une autre pédagogie.

Faire partager à tous les enseignants et à l’ensemble de la société l’idée que tous les enfants sont capables d’apprendre.

Travail sur le socle commun : se réinterroger sur quel savoir il est important de transmettre. On a conservé les matières qui servent pour partir dans l’enseignement général. Avant 1975 il y avait des travaux manuels qui permettaient d’entrer dans les maths par ce travail…

Pratiques pédagogiques fondées sur la coopération plus que sur la compétition. Pratiques pédagogiques fondées sur l’explicitation.

« On passe notre temps à évaluer les élèves pour savoir s’ils ne seraient pas mieux ailleurs » Philippe Mérieu

Il faut des évaluations qui encouragent les élèves plutôt que de les décourager.

En France quand on se trompe c’est une faute (jugement moral), et non une erreur.

 

Question : dans académie de Grenoble (CTA) projet de rajouter des CSP – dans étab où CSP ++, risque de mettre les boursiers méritants qui seront retirés des étab avec CSP —

J-P.Delahaye : On ne peut pas dupliquer sans formation une expérience qui a marché. A Toulouse, 5 ans de préparation pour travailler à plus de mixité sociale. Mettre l’ensemble de l’offre scolaire dans l’ensemble des étab. Nous ne savons pas tirer profit des expérimentations.

 

Question : en toute petite section enfants qui ne sont jamais allés à l’école ont déjà beaucoup de différences.

J-P. Delahaye : il faut prendre le temps de ne pas transformer cette différence en difficulté. Programmes de l’école maternelle ont été réécrits, programmes qui font déjà de la sélection. Effectifs de classes maternelles sont très élevés.

 

 

 

 

7 avril 2022 |
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