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Voter, un devoir et un pouvoir

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On vote dimanche. Cette année, le printemps coïncide presque avec le retour aux urnes. Si la CFDT se tient à juste distance de la compétition électorale – libre de toute appartenance mais engagée dans les débats qui traversent la société –, elle ne transige jamais sur deux choses : son opposition à l’extrême droite et son soutien à la participation électorale. Aujourd’hui comme hier, la CFDT appelle chacune et chacun à se rendre aux urnes ce dimanche 10 avril.

Aujourd’hui comme hier, mais peut-être plus que jamais. La guerre en Ukraine donne réalité à ce que l’on se répète souvent : la démocratie est fragile, la démocratie est menacée. L’agression de l’Ukraine et les crimes qui l’accompagnent ont pour origine la volonté d’étouffer la démocratie dans ce pays. Elle exprime le profond mépris des autocrates pour ce régime prétendument « faible », « décadent », dont il serait facile de venir à bout. Notre participation électorale prend donc aujourd’hui une signification supplémentaire, à l’égard de ceux qui méprisent la démocratie comme de ceux qui, aujourd’hui, se battent pour elle. De ce fait, plus que jamais, le droit de vote prend la valeur d’un devoir.

Mais l’enjeu principal du vote de dimanche ne se limite pas à cela. Avant d’être un devoir, le vote est un pouvoir accordé à toutes et tous. Pouvoir infinitésimal au niveau individuel, mais force incontournable au niveau collectif. Après des années de « chamboule-tout », ce n’est pas le moindre des paradoxes de voir que l’offre électorale présente un nuancier, assurément imparfait, mais assez complet des grands courants politiques de notre pays. Au-delà de la seule compétition électorale, notre vote dressera le portrait de « l’opinion publique », qui, d’une façon ou d’une autre, pèsera dans les décisions et les débats à venir. C’est à cela que nous sommes appelés dimanche : exprimer des préférences, des choix, des rejets aussi, mais s’exprimer de toute façon, et participer ainsi à la construction d’une parole vraiment collective.

7 avril 2022 |

La retraite à 65 ans, une injustice

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Par Jérôme Citron— Publié le 22/03/2022 à 14h00

En affichant sa volonté de repousser l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, le candidat Macron fait peser les économies réalisées par cette mesure sur les personnes qui ont commencé à travailler tôt. L’idée d’une grande réforme du système en vue de le rendre plus juste semble totalement enterrée. Un gâchis.

Chat échaudé craint l’eau froide… En matière de retraite, le revirement d’Emmanuel Macron, entre le temps où il était candidat à la présidentielle de 2017 et l’actuel candidat de 2022, est spectaculaire. Très ambitieux en 2017, affichant sa volonté de transformer en profondeur le système (par la création d’un système unique, la prise en compte de l’ensemble de la carrière, etc.), il se contente aujourd’hui d’annoncer une réforme paramétrique à la fois classique et injuste : le décalage de l’âge minimal de départ, qui passerait progressivement de 62 à 65 ans.

Comme le dénonce la CFDT depuis des années, le report de l’âge minimal de départ sans toucher à la durée de cotisation minimale ni à l’âge de départ sans décote (aujourd’hui variant de 65 à 67 ans) revient à faire porter l’effort en matière de retraite aux personnes qui ont commencé à travailler jeunes et qui avaient donc la possibilité de faire valoir leurs droits à pension dès 62 ans. Rappelons que la durée de cotisation minimale à partir de la génération née en 1973 est de quarante-trois ans.

Cette réforme doit s’appliquer progressivement puisqu’il est prévu un décalage de quatre mois par an. Ainsi, la génération née en 1969 serait la première à redécouvrir la retraite à 65 ans comme âge de départ minimal. Il s’agit donc d’une transition plutôt rapide (d’une durée d’environ une décennie) censée offrir au système une économie de plusieurs milliards d’euros. Et dans le souci de ne pas perdre de temps, le candidat Macron annonce une loi dès cet été.

 

“Jusqu’à présent, les annonces sont très déséquilibrées. D’un côté, nous avons un report abrupt de l’âge de départ ; de l’autre, des promesses plutôt vagues de dispositifs d’accompagnement.”

Frédéric Sève, secrétaire national de la CFDT
 

Pour mieux faire passer la pilule, l’actuel président de la République promet quand même plusieurs contreparties. Le minimum contributif (niveau minimal de pension pour une carrière complète) serait fixé à 1 100 euros, le dispositif de cumul emploi-retraite serait facilité (une mesure taillée pour les médecins et les cadres supérieurs, qui pourraient ainsi acquérir de nouveaux droits à la retraite même après avoir liquidé leurs droits originels), la possibilité de retraite progressive serait favorisée, il existerait un nouveau dispositif carrières longues, une concertation sur la pénibilité et l’invalidité aurait lieu… « Jusqu’à présent, les annonces sont très déséquilibrées, remarque Frédéric Sève, secrétaire national à la CFDT chargé du dossier des retraites. D’un côté, nous avons un report abrupt de l’âge de départ ; de l’autre, des promesses plutôt vagues de dispositifs d’accompagnement. »

L’objectif affiché d’une telle décision reste de faire des économies en augmentant en moyenne la durée de cotisation des travailleurs. L’idée sous-jacente (même si elle n’est pas strictement formalisée de la sorte) est de décaler de trois ans tous les dispositifs – un peu à l’instar de ce qui s’était passé lors du passage de 60 à 62 ans sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Reste que l’on peut se demander si les économies attendues seront au rendez-vous.

Les travaux du Conseil d’orientation des retraites (COR) montrent que tout report de l’âge de départ a un coût pour les finances publiques puisque les travailleurs qui ne sont plus en activité vers la fin de leur carrière sont pris en charge par d’autres organismes. Le décalage de l’âge de départ à la retraite engendre incontestablement des coûts pour lesdits organismes. Le COR a d’ailleurs montré qu’en travaillant davantage, les personnes accumulent plus de droits mais ceux-ci ont également un coût pour le système. Décaler l’âge de départ à la retraite permet sans conteste de faire des économies, mais pas forcément au niveau des montants annoncés. L’intérêt financier de cette réforme dépendra finalement beaucoup de l’évolution de l’état du marché du travail et du taux d’activité des seniors.

 

Une réforme très pénalisante pour nombre de travailleurs

« Repousser l’âge légal de départ à la retraite, ça pénalise les travailleurs aux carrières les plus hachées, ceux qui ont les métiers les plus pénibles. C’est brutal parce que ces personnes ne sont pour la plupart plus en emploi au moment où elles liquident leurs droits à la retraite », insiste Laurent Berger, qui regrette que cette volonté de reculer l’âge de départ refasse surface (ce projet figure également dans le programme de Valérie Pécresse) alors qu’il n’y a pas de réelle nécessité économique.

Signe que le candidat Macron considère cette réforme comme une simple mesure comptable, il laisse entendre qu’une véritable réforme des retraites devra être lancée en parallèle afin d’aller vers un régime unique, mais sur ce sujet, il compte se donner du temps et évoque même une possible clause du grand-père. Pour résumer, il envisage une loi dès l’été qui ferait passer l’âge de départ de 62 à 65 ans et ainsi dégager des marges de manœuvre financière pour ensuite œuvrer à la mise en place d’un nouveau régime concernant les générations qui arrivent sur le marché du travail. Évidemment, il y a là de quoi s’attirer un peu plus l’opposition de l’ensemble des organisations syndicales sur ce sujet toujours aussi clivant.

26 mars 2022 |

REPÈRE(S) On ne débat pas avec l’extrême droite : on la combat !

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Publié le 22/03/2022

Nous, militantes et militants de la CFDT, première organisation syndicale française, qui nous engageons au quotidien pour défendre les travailleurs, pour l’émancipation de chacun et chacune, pour bâtir des solidarités toujours plus fortes et une société toujours plus démocratique, nous réaffirmons que l’extrême droite porte un discours et un projet qui sont absolument contraires à ce que nous sommes et ce que nous faisons.

26 mars 2022 |

Le Pacte du Pouvoir de Vivre Isère le 16 mars 2022 a organisé à Grenoble, une journée autour du pouvoir de vivre dans un logement confortable économe en énergie.

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Le matin a été présenté l’auto rénovation accompagnée dans le cadre de la démarche de Territoire Zéro Chômeurs Longue Durée, sur la ville d’Echirolles dans les quartiers de la Luire et de la Viscose, projet en partenariat avec les compagnons bâtisseurs qui assurent l’encadrement technique, Ulisse et les bailleurs sociaux qui financent partiellement ces chantiers : SDH et Alpes Isère Habitat, cette initiative est portée par Soleéo, devenu une Entreprise à But d’Emploi qui embauche les chômeurs de longue durée. Des chômeurs de ces quartiers rénovent eux même leur logement en acquérant des compétences professionnelles, sur ce territoire il y a plus de 600 chômeurs de longue durée et un parc de logements habités par des personnes qui n’ont pas les moyens d’améliorer leur logement. Le projet a pour objectif de résoudre ces deux problèmes simultanément : Donner du travail aux personnes qui en sont privé et les faire travailler pour l’amélioration des logements qui en ont besoin

L’après-midi à Sciences Po, un débat public était organisé avec Christophe Robert, délégué Général de la Fondation Abbé Pierre, porte-parole national du PPV, il a présenté le Pacte réunissant 66 organisations avec un plaidoyer de 90 propositions. Les 35 groupes locaux, dont PPV38, ancrés dans les territoires, apprennent les uns des autres à porter les déclinaisons locales du Pacte. Puis l’Observatoire de l’Hébergement et du Logement a présenté l’étude sur la privation de domicile personnel en Isère sur 32000 demandes de logements social, il y a 9250 personnes privées de domicile personnel. Christophe Robert a rappelé que le logement est le premier poste de dépense et qu’il y a une flambée considérable du coût du logement en particulier de l’énergie ce qui a un impact sur la santé et sur la vie personnelle. Le logement est révélateur des inégalités patrimoniales et des inégalités territoriales. Durant le quinquennat 15 milliards d’Euros ont été prélevés au détriment du logement social. Michel Dubromel ancien président de France Nature Environnement a souligné que pour un habitat sain et adapté à la vie de famille les dispositifs existent, mais il manque les financements, on retrouve les mêmes dossiers que durant le Grenelle de l’environnement (2007), cela n’a pas avancé. La réglementation environnementale oblige à avoir le bâti renforcé qui inclut le confort pendant l’été. Il faut des rénovations globales. Le Pacte insiste sur le renforcement de la réglementation.

Ce débat a permis un échange de qualité avec un public averti.

21 mars 2022 |

Débat Public, mercredi 16 mars à 14h, à Sciences Po Grenoble – Pacte du Pouvoir de Vivre de l’Isère

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Déroulement animé par Bernard Hofmann:
Accueil par Sciences PO Grenoble
Présentation du Pacte du Pouvoir de Vivre par Christophe Robert, porte parole national du Pacte
Présentation de l’alliance du Pacte du Pouvoir de Vivre de l’Isère par Régis Moreira
Présentation de l’étude du Mal logement sur Grenoble de l’Observatoire de l’Hébergement et du Logement par Anissa Ghiouane
Lancement du débat public avec Michel Dubromel (ex Président FNE) et Christophe Robert

Entrée libre –
Inscription au débat

Masque et pass sanitaire ne sont plus exigés

 

11 mars 2022 |
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