ACTUALITES

Syndicalisation : Une CFDT plus nombreuse, plus féminine et plus jeune

0
Publié le 24/05/2024
Par Lydie Nicol, secrétaire nationale de la CFDT

Comme chaque année, par souci de transparence, la CFDT a fait certifier ses comptes et attester son nombre d’adhérents par les commissaires aux comptes. 

Au 31 décembre 2023, la CFDT comptait 634 278 adhérents et adhérentes ce qui représente une hausse nette de 3,61 % par rapport à 2022, soit 22 073 adhérents de plus. 

La CFDT se félicite de ce regain du nombre d’adhérents dans un contexte 2023 marqué par une mobilisation exceptionnelle contre la réforme des retraites. Au-delà, cette dynamique souligne la vitalité du syndicalisme et l’action des équipes CFDT partout en France, au quotidien, pour accompagner et défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses.

La CFDT est un syndicat majoritairement et de plus en plus féminisé, puisqu’il compte désormais 52 % de femmes et 48 % d’hommes et ses adhérents sont de plus en plus jeunes : le nombre de jeunes de moins de 35 ans a augmenté de 14 % entre 2022 et 2023. 

Ces femmes et ces hommes qui l’ont rejoint renforcent encore la CFDT dans sa place de 1ère organisation syndicale. 

12 juin 2024 |

Assurance chômage : un entêtement à réduire les droits des demandeurs d’emploi

0
Publié le 23/05/2024
Par Olivier Guivarch, secrétaire national de la CFDT

Alors que le chômage remonte ou au mieux stagne, le gouvernement envisage de durcir à nouveau les règles de l’assurance chômage dans un décret prévu en juillet.

Pour la CFDT, cet entêtement est incompréhensible et inacceptable. Le gouvernement s’en prend aux demandeurs d’emploi les plus vulnérables, en réduisant leurs droits : les jeunes (moins de 25 ans), les fins de CDD (dont saisonniers) et intérim, les salaires les plus faibles. 

Il s’agit d’une politique qui se sert de l’assurance chômage comme variable d’ajustement pour des économies budgétaires. Elle ne répond en rien à l’objectif de retour à l’emploi et aggrave la précarité. 

En communiquant sur 3,6 milliards d’euros d’économies en plus de celles déjà réalisées, le gouvernement affiche clairement sa seule préoccupation. La CFDT craint une note encore plus salée pour les chômeurs car le gouvernement ne précise aucunement les conséquences de baisse de droits pour les demandeurs d’emploi (accès à l’indemnisation, montant, durée). 

Parmi les mesures envisagées, la CFDT dénonce, non seulement le durcissement de l’ouverture à indemnisation (8 mois de travail au lieu de 6 sur une période de 20 mois au lieu de 24), mais aussi la réduction mécanique de la durée maximale d’indemnisation, passant à 15 mois.  

La CFDT constate, par ailleurs, que le gouvernement hésite à durcir le bonus-malus et donc à limiter les recours abusifs aux contrats courts. 

 La CFDT continuera à peser dans le débat public pour défendre une assurance chômage plus protectrice : un revenu de remplacement décent, un accompagnement spécifique, des emplois de qualité.

12 juin 2024 |

Journée internationale contre les LGBTIphobies, Pour la CFDT, un combat pour l’égalité et l’émancipation

0

T

Publié le 17/05/2024

Par LYDIE NICOL, SECRÉTAIRE NATIONALE DE LA CFDT

Selon le rapport de l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) publié le 14 mai, les violences à l’égard des minorités sexuelles et de genre ne cessent d’augmenter depuis cinq ans, dans toute l’Europe. Les cas de harcèlement et d’actes d’intimidation se multiplient dans l’espace public et à l’école. Cela est particulièrement notable pour les personnes transgenres.

Selon le rapport de l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) publié le 14 mai, les  violences à l’égard des minorités sexuelles et de genre ne cessent d’augmenter depuis cinq ans, dans toute l’Europe. Les cas de harcèlement et d’actes d’intimidation se multiplient  dans l’espace public et à l’école. Cela est particulièrement notable pour les personnes  transgenres.

Le rapport de SOS Homophobie paru hier avec 2377 signalements évoque également un  climat qui se dégrade et une « libération de la parole LGBTIphobe ». Pour enrayer cette montée des violences, il est urgent d’agir dans tous les espaces de vie collectifs par des actions de prévention : sensibilisation, formation, accompagnement mais  également d’écoute et de défense des personnes concernées.

Alors que désormais une personne LGBTI sur deux parle ouvertement de son orientation sexuelle ou de son identité de genre, seulement 1 sur 4 ose le faire sur son lieu de travail. Permettre à  chacun et chacune de s’épanouir pleinement au travail et en société est une des conditions  de l’émancipation, valeur chère à la CFDT. L’action syndicale au plus près de ces  travailleurs et travailleuses prend tout son sens dans ce combat. 

La CFDT est résolument engagée dans le milieu du travail. À travers son guide Agir contre les  discriminations LGBT dans le monde du travail et des fo mations dédiées, la CFDT accompagne ses militant.es afin qu’ils puissent, dans chaque administration et chaque entreprise, prévenir ces  phénomènes et accompagner les victimes. 

Lutter contre les LGBTI phobies doit reposer sur l’engagement de chacun et sur une action résolue des collectifs, nous nous y employons. Un effort pa ticulier doit être réalisé contre la  transphobie afin d’enrayer la montée des discriminations et violence sur les lieux de travail, et pour que la section syndicale soit un lieu privilégié d’écoute et de protection.

La CFDT rappelle également qu’il est de la responsabilité des employeurs que chaque lieu de travail soit exempt de discrimination envers les personnes lesbiennes, gays, bies, trans et intersexes : nous en sommes trop loin aujourd’hui !

12 juin 2024 |

Nouvelle-Calédonie : Le destin commun ne doit pas se construire par la violence

0

Publié le 16/05/2024

Par BEATRICE LESTIC, SECRÉTAIRE NATIONALE DE LA CFDT JEAN-MARC BURETTE, SECRETAIRE GENERAL DE L’USOENC

La CFDT et l’USOENC, organisation syndicale partenaire en Nouvelle Calédonie, sont profondément préoccupées par la situation sur place. Elles condamnent le degré de violence observé et déplorent les morts enregistrés. Elles expriment leur solidarité envers les familles des victimes. 

La CFDT et l’USOENC, organisation syndicale partenaire en Nouvelle Calédonie, sont profondément préoccupées par la situation sur place. Elles condamnent le degré de violence observé et déplorent les morts enregistrés. Elles expriment leur solidarité envers les familles des victimes. 

La CFDT et l’USOENC dénoncent fermement les violences et demandent à l’Etat de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité des biens et des personnes, la protection des droits et la continuité du service public sur le territoire. Elles saluent, par ailleurs, les agents publics et celles et ceux qui sont mobilisés pour assurer la sécurité dans le territoire. 

La CFDT et l’USOENC appellent toutes les parties à reprendre le dialogue pour en sortir avec un compromis. Il faut réinstaurer dans ce territoire le vivre ensemble et la construction de l’avenir de la Nouvelle Calédonie avec l’ensemble des Calédoniens. 

La Nouvelle Calédonie fait face à des problèmes politiques, institutionnels, économiques et sociaux. La pauvreté, la marginalisation des jeunes, le coût de la vie élevé (30% de plus qu’en métropole) sont des réalités exacerbées par la crise du nickel et des tensions entre les communautés. Cette crise risque de faire vivre à la Nouvelle Calédonie, où l’économie est déjà très fragilisée, une période de grande difficulté notamment sociale. L’ouverture de discussion sur les dossiers économiques et sociaux avec les forces vives, dont les organisations syndicales, est nécessaire. 

La CFDT sera aux côtés de l’USOENC, qui œuvre pour la défense des intérêts des salariés et des populations calédoniennes, dans un esprit de responsabilité et de solidarité et pour faire en sorte que, par le dialogue, la construction d’un destin commun soit une réalité en Nouvelle Calédonie. 

12 juin 2024 |

Après le choc des européennes les exigences sociales doivent être entendues !

0
Communiqué de presse de la CFDT, la CGT, la FSU, l’UNSA et Solidaires du 10 juin
L’abstention et l’extrême droite ont atteint un record lors des élections européennes de ce 9 juin. Cette tendance est à l’œuvre dans toute l’Europe mais la France est le pays dans lequel les listes d’extrême droite font le score le plus élevé.Les organisations syndicales alertent depuis des années sur la crise sociale et démocratique qui traverse notre pays. Un politique qui tourne le dos au social et qui crée déclassement, abandon de nos industries et de nos services publics, le passage en force contre la mobilisation historique contre la réforme des retraites, l’absence de perspectives de progrès et la banalisation des thèses racistes, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite prospère.En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, et d’organiser des élections législatives en trois semaines, après les premiers départs en vacances et à la veille des Jeux Olympiques, le président de la République prend une lourde responsabilité.Il faut un sursaut démocratique et social. A défaut, l’extrême droite arrivera au pouvoir. Nous l’avons vue à l’œuvre dans l’histoire et aujourd’hui en Italie ou en Argentine par exemple : austérité pour les salaires et les services publics, réformes constitutionnelles remettant en cause l’indépendance de la justice et le rôle des syndicats, attaques contre les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+, remise en cause du droit à l’IVG, politiques racistes qui mettent en opposition les travailleuses et les travailleurs en fonction de leur religion, de leur couleur ou de leur nationalité. Nous connaissons ses votes en France comme en Europe, ils sont toujours défavorables aux travailleuses et aux travailleurs.Notre République et notre démocratie sont en danger. Il faut répondre à l’urgence sociale et environnementale et entendre les aspirations des travailleuses et des travailleurs et notamment :Augmenter les salaires et les pensions ;Revenir sur la réforme des retraites et sur celles de l’assurance chômage ;Défendre nos services publics et en garantir l’accès à toutes et tous sans condition de nationalité et sur tout le territoire. Notre école, notre recherche, notre système de santé, de prise en charge de la dépendance, notre système de justice sont asphyxiés et ont besoin d’investissements massifs ;Mettre fin à la verticalité du pouvoir en commençant par restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux, entreprise, branche, territoire et interprofessionnel ;Mettre en place des mesures de justice fiscale et notamment taxer les super profits, dividendes et rachats d’actions ;Instaurer enfin l’égalité salariale et éradiquer les violences sexistes et sexuelles ;Instaurer le droit à la régularisation pour tous les travailleurs et travailleuses étrange.es sur la base d’un certificat de travail ;Relocaliser et transformer notre industrie pour répondre aux besoins sociaux en environnementaux en la protégeant du dumping social, fiscal et environnemental ;Créer de nouveaux droits pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’anticiper les transformations environnementales et de sécuriser leur emploi.Dans l’immédiat, nous appelons le président de la République à la cohérence. L’Assemblée nationale est dissoute, les réformes doivent donc être interrompues étant donné qu’il n’y a plus aucun contrôle démocratique. Le gouvernement doit en particulier immédiatement renoncer à sa réforme de l’assurance chômage.Nous appelons à manifester le plus largement possible ce week-end pour porter la nécessité d’alternatives de progrès pour le monde du travail.Communiqué de presse de la CFDT, la CGT, la FSU, l’UNSA et Solidaires du 10 juin
11 juin 2024 |
CFDT Isère - Copyright 2012 - 2020