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LA CFDT CONDAMNE FERMEMENT L’AGRESSION D’UN CONDUCTEUR DE BUS À BAYONNE

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Publié le 07/07/2020

Par Thierry Cadart, secrétaire national de la CFDT

C’est avec une intense émotion et une profonde tristesse que la CFDT a appris l’agression dont a été victime, ce dimanche soir, un chauffeur de Trambus à Bayonne.

Nous nous associons aujourd’hui à l’inquiétude de ses collègues et de ses proches.

La CFDT s’alarme de la montée de la violence dans les rapports sociaux et rappelle qu’il n’est jamais acceptable qu’un salarié puisse perdre sa vie en exerçant son métier.

17 juillet 2020 |

Il y a urgence à retirer la réforme de l’assurance de chômage

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Publié le 18/06/2020
Par ADT Quart Monde, CFDT, COORAGE,FAGE, Fédération des acteurs de la solidarité, MNCP, Secours Catholique, SNC, UNSA

Compte tenu de la crise économique provoquée par le Covid-19, Muriel Pénicaud a annoncé l’engagement d’une réflexion avec les partenaires sociaux pour « adapter rapidement les règles d’assurance chômage ». Pourtant, à ce jour et alors que la situation des chercheurs d’emploi est extrêmement préoccupante, aucune décision n’a encore été prise. Pour SNC, la CFDT, l’UNSA, la FAGE, ATD Quart-Monde, le Secours Catholique, la FAS, le MNCP et Coorace, il y a maintenant urgence à retirer la réforme de l’assurance chômage.

Depuis novembre 2019, Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC), la CFDT, l’UNSA, la FAGE, ATD Quart-Monde, le Secours Catholique, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), le Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP) et Coorace alertent collectivement sur les conséquences de la réforme de l’assurance chômage pour les personnes en recherche d’emploi. La première vague entrée en application le 1er novembre 2019, a déjà fragilisé des dizaines de milliers de demandeurs d’emploi. La crise sanitaire et économique actuelle multiplie ces fragilités et les cris d’alerte comme celui de  Virginie B. se multiplient : « Nous sommes en pleine crise du coronavirus, mon contrat en cdd vient de se terminer et l’entreprise où je travaille est fermée, je ne peux plus travailler et je ne peux pas recharger mes droits au chômage avec la nouvelle réforme. On me demande de faire 900 heures de travail pour pouvoir recharger mes droits, il m’en manque 400. Je suis dans l’impossibilité de le faire. »

La crise impacte durement les chercheurs d’emploi

Le marché du travail est désormais bien différent de celui de 2019. Les justifications avancées par le gouvernement en faveur de la réforme ne sont donc plus valables. En effet, avec la crise, le nombre de chercheurs d’emploi de catégorie A a augmenté de 850 000 de fin février à fin avril 2020. Nous avons vu aussi combien les travailleurs pauvres peuvent devenir des pauvres tout court. En effet cette crise a eu un impact tout particulier sur les chercheur d’emploi de catégorie B et C (ceux qui travaillent de façon occasionnelle). Non seulement ils se sont retrouvés sans emploi durant la crise et donc sans ressources, de plus, si le nouveau calcul du salaire journalier entre en vigueur, ils se retrouveront également avec une allocation minorée ! La double peine. La décision de reporter l’entrée en vigueur des règles modifiant le calcul des allocations d’assurance chômage ne fait que déplacer les problèmes à plus tard avec des conséquences très lourdes notamment pour celles et ceux qui, en cette période ne pourront accéder à l’emploi et pour tous ceux qui vont perdre leur emploi du fait de la dure crise économique.

Le retrait de la réforme de l’assurance chômage s’impose

Si les signes d’ouverture dont semble faire preuve Muriel Pénicaud sur le retour à 4 mois au lieu de 6 mois travaillés pour l’ouverture des droits à l’assurance chômage sont à saluer, la question du nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence reste entière. Une simple baisse de la période de référence de 24 à 12 mois ne pourra éviter les effets catastrophiques de la prise en compte des périodes non-travaillés dans le calcul du SJR. Pour les chercheurs d’emploi, parfois déjà touchés par les premières mesures, le montant de leur allocation baissera de 22% en moyenne, et pour certains de moitié. Compte tenu du nouveau contexte économique provoqué par le Covid-19, seul le retrait de la réforme de l’assurance chômage, à l’exception des nouveaux droits accordés aux travailleurs indépendants et aux démissionnaires poursuivant un projet professionnel, permettra de protéger les chercheurs d’emploi et les personnes en emplois précaires.

CONTACTS PRESSE :

SNC (Solidarités Nouvelles face au Chômage)

Pauline Simon : 06 29 80 36 15 / pauline.simon@snc.asso.fr

Secours Catholique
Djamila ARIBI : 06 85 32 23 39 / 01 45 49 75 24 / djamila.aribi@secours-catholique.org

ATD Quart Monde
Hélène Pinazo & Emilie Perraudin : 01 42 46 01 69 / communication@atd-quartmonde.org


Fédération des acteurs de la solidarité
Audrey-Jane Baldi : 01 48 01 82 06 / 06 17 80 03 52 / audrey-jane.baldi@federationsolidarite.org

CFDT
Dominique Primault : 06 43 75 92 73 / dprimault@cfdt.fr

UNSA
Vanessa Jereb : 06 26 34 09 92 / vanessa.jereb@unsa.org

MNCP (Mouvement National des Chômeurs et Précaires)
Pierre-Edouard Magnan : 06 79 91 63 18 / pierreedouard.magnan@gmail.com

COORACE
Emilie Ouchet : 06 99 14 59 43 / emilie.ouchet@coorace.org

FAGE
Orlane François : orlane.francois@fage.org

22 juin 2020 |

Pétition Prime Covid soignants: Monsieur le président pas de miette pour nos héros

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> https://www.change.org/p/monsieur-le-pr%C3%A9sident-prime-covid-soignants-pas-de-miettes-pour-nos-h%C3%A9ros

Les salariés du secteur sanitaire, médico-social et social ont montré pendant la pandémie qu’ils étaient la richesse du pays ; alors, donnons-leurs des salaires décents, au niveau de leurs responsabilités.

Pour calmer la grogne et faire des effets d’annonce, le gouvernement met en avant une « prime Covid » pour notre secteur (salariés du privé, agents du public, des secteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux).

Cette prime sera avant tout la prime de la discorde entre les professionnels, de par ses critères d’attribution injustes et discriminants :
Pour le moment seul le décret pour les établissements publics sanitaires est paru.
D’un département à l’autre ; ou dans un même établissement, d’un service à l’autre, la prime pourra passer de 500 à 1500 €. Dans un même département, deux établissements ayant géré des cas de covid ne verront pas leurs agents ou salariés reconnus de la même façon (établissement référencé covid ou pas).
Quid des services d’aide à domicile, des structures médico-sociales, sociales privées comme publiques qui n’ont toujours pas de certitudes quant à la prime ?

Nous voulons une reconnaissance de notre travail à sa juste valeur

Les salariés ont pris tous les risques parfois au détriment de leur santé ou de leur famille : peu ou pas d’équipement, suppression des vacances, horaires à rallonge, surcharge de travail…

Les applaudissements le soir, ça remonte le moral ; mais ça ne fait pas tout ; Une médaille pour avoir fait notre travail ? Nous ne sommes pas des héros !

De plus, nous voulons une reconnaissance en maladie professionnelle pour tous les salariés ayant contractés le COVID-19 et pas seulement les soignants.

OUI LE PERSONNEL EST UNE RICHESSE.
IL EST NÉCESSAIRE QUE CETTE RECONNAISSANCE ABOUTISSE.

#PasDeMiettePourNosHéros
#quoiquilencoute

sante-sociaux-cfdt38.fr/

12 juin 2020 |

Les sept mesures de la CFDT pour relancer de l’apprentissage

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Publié le 02/06/2020
Par Marie-Nadine Eltchaninoff

Après une année 2019 marquée par une hausse de 16 % des contrats signés, portant à 491 000 le nombre d’apprentis, les entrées en apprentissage risquent de ralentir brutalement.

« Nous pourrions constater une baisse de 30 % à 50 % du nombre de contrats signés », estime la secrétaire confédérale Michèle Perrin. La CFDT propose donc sept mesures à mettre en œuvre dès le mois de juin. En tout premier lieu, une aide d’État complémentaire doit être apportée aux petites entreprises, signataires de 70 % des contrats d’apprentissage. Cette aide, qui peut être « très forte la première année et dégressive sur l’ensemble du parcours d’apprentissage », ciblerait les entreprises de moins de 50 salariés.

Un sujet à aborder dans le cadre du dialogue social

La CFDT souhaite qu’elle soit conditionnée à un accord de branche visant à définir la stratégie sectorielle de relance de l’apprentissage et les engagements de recrutement par les employeurs. La fonction publique, notamment territoriale, doit davantage recourir à l’apprentissage, et la CFDT propose que le sujet de son financement soit abordé dans le cadre du dialogue social.

Un plan de relance ne saurait faire l’impasse sur l’accompagnement des jeunes, plus indispensable que jamais. « Plus de 50 % des jeunes trouvent un employeur grâce à leur réseau familial et professionnel, surtout dans les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées ; les autres n’y parviennent que s’ils sont accompagnés, souligne Michèle Perrin. Les CFA doivent renforcer leur accompagnement. » La collecte des offres et l’information auprès des jeunes candidats est un sujet majeur. Le portail #DémarreTaStory, mis en place par le ministère du Travail, qui propose les offres d’alternance, devrait être davantage utilisé et médiatisé. Pour aider les jeunes à suivre les formations à distance organisées par les CFA, des lieux de coworking équipés de matériel informatique pourraient être créés, qui bénéficieraient également aux demandeurs d’emploi et télétravailleurs. Pour la CFDT, les CFA qui risquent d’être fortement impactés par la crise, doivent être soutenus. Au-delà de ces mesures d’urgence, la CFDT revendique une gouvernance quadripartite (État, région, syndicats et patronat) du futur plan de relance de l’apprentissage, afin de coordonner les logiques nationales, régionales et sectorielles. À quelques mois de la rentrée dans les CFA, la mobilisation de tous est nécessaire.

mneltchaninoff@cfdt.fr 

photo Réa

5 juin 2020 |
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